Le froid s'était infiltré dans chaque recoin de la cabane, mais tu ne le sentais plus.
Plus depuis que tu avais cessé de penser.
Tu étais allongée sur le lit, les poignets toujours attachés, mais plus aussi fermement qu'avant. Jeff avait desserré les nœuds. Juste un peu. Il t'avait dit qu'il te faisait confiance. Que tu méritais ça.
Tu n'avais rien dit.
Plusieurs jours — ou peut-être semaines — s'étaient écoulés. Le temps n'avait plus de sens ici. Il n'y avait pas de montre. Pas de fenêtres qui donnaient vraiment sur le monde. Seulement des volets de bois, que Jeff refermait chaque nuit. Et parfois, il les scellait. « Pour ta sécurité », disait-il. Et tu hochais la tête. Parce qu'à force de vivre dans l'ombre, même la lumière devenait douloureuse.
Tu avais arrêté de pleurer. Arrêté de hurler.
Et pire encore... tu avais arrêté de vouloir fuir.
Jeff entrait, sortait, parfois il disparaissait une nuit entière. Mais il revenait toujours. Et tu étais toujours là. Parce qu'une partie de toi — une part trop silencieuse, trop docile — avait commencé à attendre son retour.
Il ouvrit la porte ce matin-là avec un léger grincement. Tu tournas la tête vers lui, réflexe que tu n'aurais jamais cru avoir.
Jeff sourit.
Jeff : « T'as bien dormi ? »
Tu hochas doucement la tête.
Il s'approcha, déposa quelque chose sur la table de chevet. Un bol de soupe, tiède. Une serviette humide. Il s'était mis à prendre soin de toi. Du moins... à sa manière.
Tu l'observas s'asseoir au bord du lit, ses coudes posés sur ses genoux, les cheveux en bataille, toujours ce sweat blanc taché de sang ancien.
Il tendit une main vers ton visage.
Tu ne bougeas pas.
Jeff : « T'as plus peur, hein ? »
Tu clignas des yeux. Une réponse. Un signe. Mais rien ne vint.
Jeff : « C'est bien. J'te l'avais dit, non ? Que t'allais voir. Que j'étais pas si terrible. »
Il effleura ta joue. Tu ne frémis pas.
Pas par courage. Mais parce que ce toucher était devenu familier.
Et ça... c'était pire que tout.
Jeff : « Tu commences à comprendre. »
Il approcha encore, jusqu'à ce que son front touche le tien. Son souffle sentait le métal, la terre, le sang séché.
Jeff : « T'es à moi. Et moi, j'suis à toi. »
Tu murmuras, à peine consciente de ce que tu disais.
Toi : « ...Pourquoi moi ? »
Il se figea. Lentement, il recula la tête, te scrutant avec une intensité presque douloureuse.
Jeff : « Parce que t'étais différente. Parce que tu m'as regardé sans hurler. Parce que... quand j'ai vu ton visage, j'ai su. »
Il posa une main sur ton cœur, comme s'il pouvait sentir ce qu'il avait brisé.
Jeff : « T'es pas comme les autres. Tu veux pas l'admettre, mais tu me comprends. »
Tu ne répondis pas.
Peut-être... qu'une part de toi commençait à vouloir comprendre.
Peut-être même... que tu le voulais là.
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Jeff yandere x reader
Teen FictionBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
