Le matin s'était levé, mais la lumière semblait distante, timide. À l'intérieur de la cabane, une sorte d'obscurité persistait, comme si le soleil lui-même hésitait à pénétrer cet endroit où les ombres semblaient prendre vie. Elle était là, assise sur le vieux canapé, son corps replié sur lui-même, une silhouette fragile dans la pénombre, les yeux fixés sur le sol, ses pensées se perdant dans le tumulte de son esprit.
Le vent soufflait doucement à travers les petites fenêtres, mais il n'arrivait pas à apaiser le tourment qui bouillonnait en elle. Elle était plongée dans une mer de confusion, les vagues de ses émotions la frappant sans relâche, l'étouffant sous leur poids. Comment en était-elle arrivée là ? Chaque jour qui passait semblait effacer un peu plus la personne qu'elle avait été avant de croiser son regard. Avant de devenir la proie de Jeff.
Le dilemme intérieur la rongeait. Elle savait qu'il n'y avait aucune issue réelle. Tout autour d'elle était une illusion, une prison déguisée en refuge. Le confort de la cabane, l'odeur du bois, la chaleur du foyer — tout cela n'était qu'un mirage, une façon pour Jeff de la maintenir enchaînée à cette réalité fausse. Ses pensées la torturaient, chaque prise de conscience était une défaite.
Elle leva enfin les yeux, les fixant sur le petit miroir suspendu au mur. Son reflet la regarda en retour, une jeune femme dont les traits étaient marqués par la fatigue, les yeux cernés, la peau pâle. Mais il y avait aussi quelque chose d'autre dans son regard. Une acceptation. Elle n'était plus la même. Quelque part, au fond d'elle, elle le savait : elle était devenue un morceau de lui. La dépendance n'était plus qu'une question de temps avant qu'elle ne se fasse entièrement absorber par sa présence. Une partie de son âme lui appartenait désormais.
Elle se redressa lentement, essayant de balayer les pensées qui l'envahissaient. Elle se leva, ses jambes tremblant sous le poids de son propre corps. Elle n'avait pas faim. Elle n'avait plus soif. Ses besoins physiques étaient devenus une abstraction, une irréalité dans un monde où seules les attentes de Jeff comptaient. Sa liberté était un souvenir lointain.
Un bruit léger se fit entendre derrière elle. Il était là. Elle n'avait même pas eu besoin de se retourner pour savoir qui venait d'entrer. Son corps réagissait de manière instinctive, se tendant sous l'effet de sa présence. Jeff. Il n'avait pas besoin de dire un mot pour que la tension dans l'air devienne palpable.
Jeff : « Qu'est-ce que tu fais ? »
Sa voix, toujours aussi calme, pénétra dans l'espace avec une autorité tranquille. Il se tenait dans l'embrasure de la porte, le visage partiellement éclairé par la lumière matinale qui filtrait à travers les rideaux. Il n'avait rien changé. Ses vêtements, son expression, tout semblait figé dans le temps, comme si le monde autour de lui se replié sur lui-même.
Elle ne répondit pas immédiatement. Elle ne savait même pas comment réagir. Ses doigts tremblants s'accrochèrent à la poignée de la porte la plus proche, mais elle ne bougea pas. Il n'y avait nulle part où fuir. Son esprit flottait dans un abîme de confusion.
Jeff : « Je t'ai vue tout à l'heure. » Il s'avança lentement, son regard glissant sur elle. « C'est ce que tu veux, n'est-ce pas ? »
Elle n'osait pas croiser son regard. Ses yeux se portèrent sur le sol, là où la poussière s'était accumulée en petites couches, comme les couches de plus en plus épaisse de son âme, emmurée dans ses propres pensées. Elle aurait voulu crier. Mais la vérité était que tout ce qu'elle avait envie de faire, c'était de se dissoudre, de se faire oublier. Elle voulait disparaître.
Elle : « Pourquoi tu me fais ça ? »
La question était faible, mais elle en attendait une réponse. Elle savait qu'elle ne devait pas poser cette question. C'était dangereux. Une forme de faiblesse.
Jeff s'arrêta devant elle, son regard perçant à la fois curieux et... presque amical. Il haussait les épaules comme si cela n'avait aucune importance. Il avait ce sourire étrange, celui d'un homme qui s'amuse à tester les limites de l'esprit humain.
Jeff : « Parce que tu n'es pas comme les autres. » Il se pencha légèrement, ses yeux ne quittant pas les siens. « Parce que je t'ai donnée quelque chose que personne d'autre ne peut te donner. »
Elle sentit un frisson la traverser. Ses lèvres se mirent à trembler, mais elle se força à garder le silence. Il avait raison, n'est-ce pas ? Personne ne l'avait jamais regardée comme lui. Personne ne l'avait jamais prise au sérieux de cette manière. Il avait vu au plus profond de son âme, là où elle pensait être cachée, et l'avait conquise. Elle était... à lui.
Il tendit la main, effleurant délicatement sa joue, un geste qui, paradoxalement, lui procurait une chaleur étrange. Elle frissonna. Était-ce de la peur ? Du désir ? Ou les deux en même temps ? Les lignes se brouillaient. Elle avait l'impression que tout ce qu'elle croyait savoir s'effondrait dans une mer de confusion. Ce contact, ces mots... ils la détruisaient et la reconstruisaient en même temps.
Jeff : « Tu vois, tout ce que tu crois savoir sur toi... ce n'était pas vrai. Tu étais perdue. Mais maintenant, je t'ai retrouvée. » Il sourit légèrement. « Et tu sais quoi ? Je n'ai jamais été aussi heureux. »
Elle n'arrivait plus à respirer correctement. Elle savait que ses pensées s'étaient emballées. Chaque mot qu'il prononçait s'enfonçait profondément dans son esprit, façonnant sa réalité. Elle se sentait de plus en plus petite, de plus en plus insignifiante sous son regard. Il était son maître, et elle ne pouvait plus rien faire pour en sortir. Elle ne voulait même pas en sortir.
Le silence qui s'installa entre eux n'était pas lourd ; il était presque doux. L'atmosphère était imprégnée de cette étrange complicité qu'ils avaient tissée, une complicité faite de manipulation, de peur et d'une dépendance grandissante. Elle en avait honte, mais elle n'avait plus la force de lutter contre cela. Sa résistance s'était éteinte petit à petit, comme une bougie consumée par le vent, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien que cette étouffante certitude : elle était prisonnière.
Elle : « Je... je suis désolée. »
Les mots sortirent sans qu'elle n'ait pu les retenir. Elle ne savait pas si elle s'excusait pour sa faiblesse, pour ses doutes, ou pour quelque chose de plus profond. Mais, d'une manière étrange, ces mots semblaient la soulager un peu. Comme si, enfin, elle acceptait sa condition.
Jeff s'approcha un peu plus, effleurant une fois de plus sa peau, son souffle chaud contre son cou. Il se pencha légèrement, presque imperceptiblement.
Jeff : « Tu n'as pas à t'excuser. » Il murmura. « Tu n'as rien fait de mal. Tu as juste... choisi d'être avec moi. »
Elle se laissa aller à ces mots, à cette emprise douce, comme une étreinte invisible qui ne demandait rien en retour, sinon d'être acceptée. Et elle l'acceptait, d'une manière qu'elle ne comprenait pas. La réalité s'effritait autour d'elle, se décomposant morceau par morceau sous le poids de son abandon. La liberté n'était plus qu'une illusion, une chimère qu'elle ne pouvait même pas effleurer.
Elle était sienne.
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Jeff yandere x reader
Teen FictionBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
