La lumière tamisée de la lampe à huile projetait des ombres dansantes sur les murs de la cabane, créant un jeu de lumières et d'obscurité qui semblait déformer la réalité elle-même. Le crépitement du feu dans la cheminée, doux et constant, était la seule source de bruit dans cette pièce. Un silence oppressant flottait autour d'eux, lourd comme un manteau de plomb.
Elle se tenait là, dans le centre de la pièce, observant les flammes qui crépitaient dans la cheminée. Le bruit du bois se consumant était apaisant, presque hypnotique. Mais il ne faisait que masquer les murmures de ses pensées, qui tournaient en boucle, s'accélérant à mesure que les minutes passaient. Elle n'arrivait pas à se détacher de ce qui s'était passé.
Le choix qu'elle avait fait, celui d'être avec Jeff, de s'enfoncer de plus en plus dans ce gouffre qu'il lui proposait, la hantait. Mais était-ce vraiment un choix ? Ou n'avait-elle pas été conduite à cet instant par une série de petites décisions qui, ensemble, l'avaient menée ici, dans les bras de l'angoisse et de la dépendance ?
Elle posa les yeux sur lui. Jeff était là, juste derrière elle, dans l'ombre, son regard fixe et dénué de chaleur, un sourire qui n'était jamais vraiment un sourire, mais plutôt une expression figée, vide. Ses yeux brillaient d'une lueur inquiétante, comme deux billes noires plongées dans un océan de ténèbres. Il la fixait sans mot dire, observant chaque mouvement, chaque respiration qu'elle prenait.
Leurs regards se croisèrent brièvement. Elle détourna les yeux, comme si cette simple interaction l'avait perturbée plus que tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Elle avait l'impression qu'il savait déjà tout, qu'il avait toujours su, qu'il voyait au-delà des apparences.
Dans un coin de la pièce, la silhouette de Jeff se détacha des ombres. Lentement, il s'avança, ses pas silencieux sur le sol de bois, comme un prédateur qui rôde autour de sa proie, qui prend son temps pour savourer le moment.
Il s'arrêta à quelques mètres d'elle. Son regard s'intensifia, se faisant presque perçant. Elle serra les poings, tentant de maîtriser la montée de panique qui menaçait de tout engloutir. Chaque fibre de son être semblait se tendre, mais il n'en avait rien à faire. Il attendait.
Jeff : « Alors, comment te sens-tu maintenant ? »
Sa voix, basse et grave, vibrait dans l'air, comme une caresse malsaine. Il savait très bien que ses mots n'étaient pas une véritable question, mais une simple constatation. Il n'attendait pas une réponse. Elle le savait. Pourtant, cette phrase, banale en apparence, résonnait profondément en elle, comme un écho douloureux.
Elle inspira profondément, ne voulant pas lui accorder plus de pouvoir qu'il n'en avait déjà. Elle détourna les yeux, cherchant quelque chose, n'importe quoi, pour se raccrocher à un semblant de normalité. Mais il n'y avait rien. Rien d'autre que ce qui se passait ici, avec lui, dans cette cabane isolée.
Elle : « Je... je ne sais pas. »
C'était la vérité, et en même temps, cela n'en était pas une. Elle savait exactement ce qu'elle ressentait, mais chaque réponse semblait une trahison, une réponse qui la marquerait de manière irréversible. Elle avait choisi ce chemin, et maintenant elle devait le suivre. Elle l'avait suivi. Mais jusqu'où ? Jusqu'à ce que tout s'effondre ? Ou jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à perdre ?
Le sourire de Jeff se fit plus large, un rictus de satisfaction. Il avait toujours aimé voir cette lutte dans les yeux des autres, cette hésitation qui faisait naître l'envie, la douleur, et la peur. Il savait que tout cela faisait partie du jeu. Tout ça faisait partie de l'attrait qu'il exerçait sur elle. Il n'y avait aucune confusion pour lui. Elle était à lui.
Il s'avança encore, se plaçant juste devant elle. Il n'avait plus besoin de mots. Il savait qu'il pouvait la briser avec un simple regard, ou un geste. Mais ce soir-là, il n'avait pas l'intention de la briser. Pas encore.
Jeff : « Tu sais, je t'ai toujours aimée d'une manière ou d'une autre. Mais c'est différent maintenant. »
Ses yeux, plongés dans les siens, étaient intenses, comme un abîme où elle aurait pu se perdre. La chaleur de sa présence était insupportable, mais à la fois, elle la recherchait. Elle savait qu'elle était piégée, mais elle ne pouvait s'empêcher de se laisser envoûter par la promesse silencieuse qu'il lui offrait.
Elle se sentit alors vulnérable, sans défense. C'était un sentiment qu'elle avait appris à ignorer, à repousser. Mais là, dans cette pièce, avec lui, il ne pouvait pas être ignoré. Elle se sentit nulle, fragile, comme un oiseau pris au piège dans un filet invisible.
Elle ferma les yeux un instant, essayant de se reprendre. Elle ne pouvait pas... elle ne devait pas...
Mais quand elle les rouvrit, elle le vit, tout près d'elle, presque trop près. Ses lèvres, légèrement pincées en un sourire énigmatique, se rapprochèrent lentement. Il n'avait même pas besoin de parler pour la faire se sentir encore plus perdue.
Dans l'autre coin de la pièce, l'obscurité semblait s'épaissir. Le vent soufflait plus fort dehors, faisant hurler les fenêtres, mais à l'intérieur, le silence était plus lourd que jamais. Elle n'entendait même plus le crépitement du feu, ni les battements de son cœur. Elle se sentait juste... vide.
Jeff : « Tu n'as nulle part où aller. »
Il approcha encore, ses mains se posant doucement sur ses bras, la forçant à se rapprocher de lui. Elle n'eut pas la force de s'éloigner. Ses bras étaient lourds, comme s'ils étaient liés à une chaîne invisible.
Il la regarda longuement, d'un air presque pensif, avant de la pousser doucement contre le mur. Le contact du bois contre sa peau la fit frissonner, mais ce n'était rien comparé à la sensation de sa proximité.
Jeff : « C'est là que tout commence, tu sais. »
Ses lèvres effleurèrent son oreille, et un frisson parcourut tout son corps. Pourquoi cela la faisait-il se sentir vivante, alors que tout semblait disparaître autour d'elle ?
Il prit son visage entre ses mains, forçant son regard à se fixer dans le sien. Cette proximité, ce contact, c'était tout ce qu'elle avait appris à craindre, mais aussi tout ce dont elle ne pouvait plus se détacher. Cela l'aspirait, comme une force magnétique, et chaque fibre de son être en ressentait le poids.
Elle ne pouvait plus bouger. Elle n'arrivait plus à penser clairement. Le bruit du vent, du bois qui craque, de son souffle... tout cela fusionnait dans une seule et même sensation. Elle était ici, avec lui, et c'était tout ce qu'elle savait. Mais à quel prix ?
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Jeff yandere x reader
Novela JuvenilBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
