Tu ne sais plus si c'est le jour ou la nuit.
Il n'y a plus de repères.
Plus que cette pièce, ce lit, cette odeur de bois, de sang, de sueur, et... lui. Toujours lui.
Jeff dort contre toi, profondément, ses bras enroulés autour de ta taille, comme s'il avait peur que tu disparaisses dans ton sommeil. Son front est posé contre ton cou. Sa respiration est calme, presque paisible.
Il a l'air... humain.
Tu regardes le plafond.
Tu ne dors pas.
Tu ne dors plus vraiment.
Tu restes là, les yeux ouverts, la gorge sèche, l'esprit perdu dans un labyrinthe.
Une part de toi s'est brisée, tu le sais. Mais ce n'est pas douloureux. C'est silencieux. Insidieux.
Et ce silence est pire que toutes les blessures.
Tu te lèves doucement, sans un bruit. Tes mouvements sont lents, précis. Tu ne veux pas le réveiller. Tu sais ce que ça provoquerait.
Tu attrapes le gilet qu'il a laissé sur la chaise. Tu l'enfiles. Il est trop grand pour toi, mais chaud. Tu inspires. Il sent lui. Et ton cœur bat plus vite.
Tu marches vers la porte. Tes pieds nus frôlent le sol.
Tu sais qu'elle est verrouillée. Mais tu veux voir. Juste pour être sûre.
Tu tournes la poignée.
Verrouillée.
Tu t'y attendais. Tu poses ton front contre le bois.
Tu ne pleures pas.
Tu n'en es plus capable.
Jeff se réveille plus tard. Il est grognon, les yeux encore lourds.
Jeff : « Tu t'es levée sans moi. »
Sa voix n'est pas en colère. Elle est... blessée.
Toi : « Je voulais juste... marcher un peu. »
Il te regarde, longtemps. Tu sens son regard fouiller à l'intérieur de toi, comme s'il cherchait la faille.
Jeff : « Tu cherches à fuir ? »
Tu secoues la tête, vite, trop vite.
Toi : « Non. Je suis encore là, non ? »
Un silence.
Puis il sourit. Et t'attrape pour te serrer dans ses bras.
Jeff : « Tu commences à comprendre. »
Tu te laisses faire.
Tu n'as plus vraiment de choix, n'est-ce pas ?
Ou bien... tu crois que tu en as un.
Et c'est ça, le piège.
Les jours suivants, il est doux. Plus doux qu'il ne l'a jamais été. Il te prépare à manger, il t'aide à te laver, il te raconte des histoires de son enfance, des souvenirs brisés.
Parfois, tu souris. Et ce sont de vrais sourires.
Et ça t'effraie.
Parce que plus le temps passe, plus tu oublies que tu es prisonnière.
Tu apprends à le regarder différemment. Tu vois l'enfant qu'il a été. Le garçon détruit. Tu vois ses gestes tendres, maladroits. Et tu te surprends à chercher son regard quand il s'éloigne.
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Jeff yandere x reader
Fiksi RemajaBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
