L'air de la cabane semblait plus lourd que jamais. Chaque respiration qu'elle prenait était plus difficile que la précédente, comme si la poussière elle-même s'était accumulée dans ses poumons. La lumière tamisée du matin filtrait à peine à travers les fenêtres, déformée par la saleté accumulée sur les vitres. Tout, dans cette pièce, semblait se compresser autour d'elle. Le silence était oppressant, un silence où chaque bruit devenait amplifié : le tic-tac d'une vieille horloge, le souffle saccadé de son propre corps, et le bruit lointain du vent qui continuait de souffler avec une violence presque surnaturelle.
Elle se tenait là, immobile, comme ancrée au sol. Sa position, contre le mur, devenait presque une forme de refuge. Les ombres de la pièce s'étiraient, menaçantes, sur le sol. C'était comme si le décor lui-même se rétrécissait, chaque recoin du lieu devenant une cellule, chaque élément devenant un piège invisible.
Il était là. Jeff. Toujours là. Même lorsqu'il ne la regardait pas, même lorsqu'il ne prononçait pas un mot, son regard restait suspendu, invisible mais pesant. Sa présence marquait chaque recoin de la cabane comme une brûlure que l'on ne pouvait effacer. Chaque mouvement qu'elle faisait semblait sous surveillance, comme si elle était constamment observée, mais d'une manière étrange. Il savait tout. C'était ça, la peur qui s'était installée en elle : cette sensation d'être totalement dépossédée.
Elle tourna lentement la tête, le regard posé sur l'endroit où Jeff se trouvait. Il était là, dans le coin de la pièce, son visage toujours aussi inexpressif, mais son regard scrutait ses moindres gestes. Il avait ce don, cette capacité dérangeante, de lire en elle comme dans un livre ouvert. Chaque respiration, chaque tressaillement, chaque battement de cœur semblait un signal qu'il recevait. Il savait quand elle était fragile. Il savait quand elle hésitait. Et surtout, il savait quand elle était à sa merci.
Elle : « Pourquoi ? »
Sa voix tremblait, bien qu'elle ait essayé de paraître calme. Mais dans ses mots, il y avait une supplique muette. Pourquoi la traiter ainsi ? Pourquoi la rendre dépendante de lui alors qu'il savait qu'elle détestait chaque instant passé à ses côtés ?
Jeff se redressa lentement, les yeux fixés sur elle. Il s'approcha, son pas lourd résonnant dans la pièce étroite, comme une menace grandissante. Il s'arrêta juste devant elle, assez près pour qu'elle puisse sentir la chaleur de son corps, mais pas assez pour qu'elle puisse se sentir en sécurité.
Jeff : « Pourquoi ? Parce que tu me veux. » Il la fixa intensément, comme s'il essayait de sonder son âme à travers ses yeux. « Tu m'appartiens déjà. Tu as toujours su ça. »
Il s'assit sur le canapé, ses jambes étendues nonchalamment devant lui. Le contraste entre l'attitude décontractée qu'il affichait et la tension palpable dans l'air était frappant. Elle se sentait piégée dans ce jeu mental, ce labyrinthe de sentiments contradictoires qu'il avait créé autour d'elle. Les murs de la cabane semblaient de plus en plus se refermer, chaque seconde la poussant un peu plus près du centre de ce piège qu'il avait tissé autour d'elle.
Elle n'osait pas bouger. Pas maintenant. Pas après tout ce qu'il lui avait dit, tout ce qu'il lui avait fait comprendre. Elle savait qu'il attendait sa réaction. Et elle se demandait pourquoi il lui posait encore cette question. Pourquoi lui faire croire qu'elle avait encore un choix ? Elle avait perdu tout pouvoir. Elle en était bien consciente.
Elle prit une inspiration, cherchant à organiser ses pensées. Elle devait rester forte. Mais comment ? Comment lutter contre lui, contre la force de ses mots, contre la dureté de son regard, contre cette emprise qu'il exerçait sur elle sans même avoir à bouger ?
Elle : « Je ne suis pas... je ne suis pas une de tes possessions. »
Le regard de Jeff se durcit instantanément. Un frisson parcourut son échine. Il se leva brusquement, ses yeux se plissant, comme un prédateur prêt à bondir.
Jeff : « Tu crois vraiment ça ? » Il s'approcha d'un pas déterminé. « Regarde-toi. Tu n'es plus celle que tu étais avant. Tu te convaincs toi-même, mais au fond de toi, tu sais que tu m'appartiens. »
Elle se leva d'un bond, son corps réagissant avant même qu'elle n'en ait conscience. Elle se retrouva face à lui, le regardant droit dans les yeux, son cœur battant à toute vitesse dans sa poitrine. Un flot de colère la traversa, mais il était étouffé par une vague de confusion encore plus grande. Elle voulait le repousser. Elle voulait fuir. Mais tout en elle semblait la retenir.
Elle : « Tu n'as aucun droit sur moi. »
Il ne répondit pas immédiatement. Il la fixa, et pendant quelques secondes, il la scruta, comme s'il attendait une réaction particulière. Puis, sans avertissement, il se pencha vers elle. Leurs visages étaient à quelques centimètres l'un de l'autre. Il était si proche qu'elle pouvait sentir l'odeur métallique qui émanait de sa peau, un parfum d'intensité qui la faisait frissonner. Son souffle chaud effleurait sa peau, amplifiant l'intensité de ce moment.
Jeff : « Tu as encore du mal à l'accepter. Mais regarde-toi. » Il effleura doucement sa joue, une touche légère, presque tendre, mais avec une froideur qui lui glaça le sang. « C'est toi qui viens à moi, c'est toi qui ne peux plus t'en aller. Pas moi. C'est toi qui m'appartiens. »
Elle ferma les yeux, un voile de larmes menaçant de les envahir. Elle était faible. Elle le savait.
Mais une pensée se faufila dans son esprit. Une pensée qu'elle n'avait pas envie d'admettre. Et pourtant, c'était là. La vérité brute, douloureuse. Elle était déjà trop loin pour faire demi-tour. Elle avait déjà traversé cette frontière invisible entre la victime et le complice, entre la peur et la dépendance. Elle avait commencé à l'accepter, même si tout en elle criait de lutter. Elle ne pouvait plus revenir en arrière.
Elle s'éloigna lentement, mais il la suivit du regard, un léger sourire en coin. Il avait compris. Il savait que ses mots avaient fait mouche. Qu'elle se débattait encore avec son propre esprit. Il savait qu'il avait réussi à l'entraver encore un peu plus dans son piège.
La journée s'étira lentement, chaque minute devenant une épreuve. Le soleil déclinait doucement à l'horizon, mais l'obscurité qui envahissait la pièce semblait bien plus lourde. Les ombres s'étiraient sur le sol, et tout, autour d'elle, semblait se tordre et se refermer sur elle. Les murs étaient plus proches. L'air plus étouffant. Elle se sentait comme un insecte pris dans une toile d'araignée invisible, et chaque pensée qu'elle essayait de chasser revenait plus forte encore.
Quand Jeff parla à nouveau, sa voix brisa le silence avec une douceur étrange, presque musicale.
Jeff : « Tu vois, ma chérie, tu n'as jamais eu de véritable échappatoire. Tu ne l'as jamais voulu. Et maintenant, nous sommes ensemble, n'est-ce pas ? »
Elle tourna la tête, ses yeux se posant sur lui une dernière fois. Mais cette fois, quelque chose avait changé. Elle ne ressentait plus la même peur. Peut-être était-ce de l'acceptation, ou simplement de l'épuisement, mais cette sensation étrange qui grandissait en elle avait quelque chose de profondément perturbant.
Elle savait. Au fond, elle savait qu'il avait raison. Et c'était ça qui la terrifiait le plus.
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Jeff yandere x reader
Teen FictionBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
