La lettre est posée sur ton oreiller, presque délicatement, comme si elle avait été déposée par une main invisible, dans un silence que tu ne peux que ressentir au fond de tes entrailles. Il n'y a ni nom, ni adresse. Juste trois mots griffonnés sur un morceau de papier, le genre de papier que tu reconnais, celui qu'il utilise quand il veut laisser une trace. Pas de signature, juste une instruction, un ordre.
"Go to sleep, T/P."
Les lettres semblent te narguer, te faire frissonner. La pièce est plongée dans une semi-obscurité, la lumière tamisée par les rideaux épais. La chaleur du soir flotte dans l'air, mais il y a quelque chose dans cette lettre, quelque chose de glacial, qui te fait frémir. Tu sais que ce message n'est pas anodin. Tu sais qu'il ne l'a pas écrit sans raison. Tu sens qu'il est là, quelque part, caché dans les ombres qui dansent sur les murs de ta chambre.
Tu le sens avant même d'entendre le bruit de ses pas, celui qui crisse doucement sur le parquet, une silhouette s'introduisant furtivement dans l'espace intime que tu croyais avoir encore sous contrôle. Ce parfum. Ce parfum que tu connais si bien. La même essence sucrée, presque métallique, qu'il porte toujours, qui te hante à chaque instant. C'est lui. Tu n'as même pas besoin de te retourner. Tu sais qu'il est là.
Un frisson te traverse. Un frisson glacé qui fait résonner une peur sourde dans ta poitrine. L'odeur de son parfum te brûle les narines, envahit tes poumons. Elle t'enserre, comme une chaîne invisible, te retenant prisonnière. Tu sais qu'il est là, dans l'ombre. Ses yeux, tu le sais, ne te quittent pas. Il te scrute, il attend. Toujours patient, toujours silencieux. Il ne te touche pas encore. Mais il est là. Il te regarde. Il attend que tu fasses un mouvement, un geste, une réaction.
Le temps semble suspendu.
Tu n'oses pas bouger. Pas un seul muscle. Tu n'oses même pas respirer. Tout dans la pièce semble figé, comme si tout avait été mis en pause. Et pourtant, tu sais que la tension est à son comble. Il attend, il te teste. Une fois de plus, il se joue de toi.
Le souffle court, tu attrapes la lettre, les mains tremblantes, et tu la relis encore une fois. Peut-être que ce ne sont que des mots. Peut-être qu'il ne veut que jouer avec toi. Mais tu sais que derrière cette apparente légèreté, il y a toujours quelque chose de plus. Il y a toujours une menace cachée dans ses actions, dans ses mots. Ses ordres ne sont jamais anodins. Ils ont toujours une portée, une conséquence. Il veut te pousser à bout. Il veut voir si tu obéiras. Et tu sais qu'il te voit, là, sous ses yeux, tremblante, une proie facile. Peut-être que c'est ce qu'il attend de toi.
Le silence s'épaissit, devenu presque palpable. Les minutes semblent se dilater, se suspendre dans l'air lourd de tension. Puis, enfin, un léger bruit de tissu froissé, le grincement d'une porte qui s'ouvre à peine. Tu sens sa présence derrière toi, tout près. Si près que tu peux presque sentir la chaleur de sa peau, l'intensité de son regard posé sur toi. Il ne dit rien. Il n'a pas besoin de parler. Tout dans son silence est plus menaçant que n'importe quel cri. Il est là, tu le sais. Il attend. Une promesse silencieuse. Une menace, subtile mais perçante, qui plane au-dessus de toi.
Tu tentes de respirer calmement, de ne pas céder à la panique. Mais c'est plus fort que toi. La peur te tord les entrailles, te colle à la peau, comme une seconde peau. Comment pourrait-il en être autrement ? Il est là, il te regarde, il sait ce que tu ressens. Il veut que tu sois faible. Que tu cèdes à sa présence. Que tu lui obéisses.
Tu te tournes lentement, mais tu ne le vois pas tout de suite. La pièce est dans l'obscurité presque totale, mais une lueur faible provenant de la fenêtre éclaire juste assez pour que tu distingues la silhouette. Elle est là, dans l'ombre, presque immobile. Tu aperçois à peine son visage, mais tu sais que ses yeux sont fixés sur toi, scrutant chaque mouvement que tu fais, chaque hésitation, chaque respiration précipitée.
« Tu sais ce que tu dois faire, T/P. » Sa voix est calme, douce, comme un murmure qui glisse dans l'air, un serpent silencieux. Il s'approche d'un pas lent, mesuré. « Tu sais pourquoi je suis là. »
Il n'a pas besoin de t'expliquer. Tu comprends. Chaque geste, chaque mot, chaque mouvement qu'il fait, te ramène à la même réalité. Cette réalité que tu as peur d'affronter, mais qui est la seule que tu connaisses désormais. Il est là pour te faire plier, pour t'avoir entièrement. Il veut que tu te rendes. Que tu lui appartiennes, corps et âme.
Il s'arrête devant toi, si proche maintenant que tu peux sentir la chaleur de son corps. Le parfum qui se dégage de sa peau, cet étrange mélange de douceur et de menace. Il tend la main, pas brusquement, juste lentement, comme pour tester ta réaction. Ses doigts glissent doucement sur ta joue, et tu ne peux retenir un frisson. Il sait. Il sait exactement ce qu'il fait. Chaque geste est un calcul. Chaque mot, une corde qui se tend.
« Go to sleep. » Il répète, presque comme une incantation, un ordre.
Les mots se figent dans ta tête. Endors-toi. Pourquoi ces mots ? Pourquoi maintenant ? Une lueur d'horreur s'allume dans ton esprit, mais elle est rapidement noyée par un autre sentiment. La confusion. La soumission. Tu te sens faible, piégée, comme si chaque fibre de ton être se tendait pour répondre à sa volonté.
Les minutes passent, interminables, alors que tu restes là, figée, incapable de bouger. Sa présence autour de toi est écrasante. Tu ne sais plus si c'est toi qui souffres ou si c'est lui qui te fait souffrir. Il t'a prise dans un tourbillon, et tu n'arrives plus à en sortir. Peut-être que tu ne veux plus en sortir. Peut-être que, au fond, tu es déjà trop loin pour faire marche arrière.
Finalement, après ce qui semble une éternité, il s'éloigne lentement, mais ses yeux restent rivés sur toi, comme des chaînes invisibles, un poids sur tes épaules. La porte s'ouvre à nouveau, et tu sais qu'il s'en va. Mais tu sais aussi qu'il reviendra. Toujours. Parce qu'il te veut. Parce qu'il te possède déjà d'une manière qu'aucune parole ne saurait décrire.
Le silence revient. Mais ce n'est plus le même. Cette fois, il pèse lourdement sur tes épaules, un fardeau que tu ne peux plus ignorer. La lettre reste là, sur ton oreiller. Un dernier souvenir de lui. De ce qu'il veut de toi.
Et tu te laisses aller à la réalité, aussi insupportable soit-elle. Tu sais que tu n'échapperas pas. Pas cette fois.
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Jeff yandere x reader
Fiksi RemajaBonjour tout le monde, tout d'abord la couverture viens de Pinterest puis je vais écrire cette 2eme ff sans prise de tête donc ( incohérences, fautes d'orthographe...) J'ai eu l'idée avec l'appli charactere.ai (C.Ai) Donc voili voilou, (T/p) = ton...
