Au fond, je crois que j'ai toujours envié et détesté l'amour.
Parce que j'ai toujours pensé que ce sentiment était comme un feu d'artifice.
Que je me devais de le ressentir à chaque instant: lorsque j'étais avec quelqu'un qui m'était cher, une activité,
une passion
ou même lors d'un événement.
Au travers de mon imaginaire je me suis mise à rêvé de ce que je voulais voir chez un homme.
Mais ce jeu m'a fait tomber amoureuse de l'amour.
Puis quand je me suis rendue compte en grandissant que les hommes que je m'imaginais grâce à mes nombreuses lectures n'existaient pas...
Je me suis effondrée.
Autour de moi, il n'y avait que des garçons.
Je me suis rendu compte que la domination faisait parti de leur façon d'aimer - aux garçons.
Et j'ai réalisé, que les méchants que je n'aimais pas forcément...
N'étaient pas si méchants que ça,
Et que,
Que même les méchants avaient le droit au bonheur.
Car ils étaient capables de détruire le monde pour leur moitié.
À travers mes lectures et mes propres expériences personnelles j'ai commencé à me noyer dans la tristesse,
Et dans la haine de l'amour.
Car je ne voyais que les garçons attirés par un corps.
Jamais par une personnalité, une passion commune. Un Intérêt pur et sincère.
Non, ils voulaient me faire plier, me dévorer,
Ils me voulaient douce, sincère, dévouée et souvent dans la douleur.
L'impression d'être trop ou pas assez.
Ils n'étaient là que pour mon corps.
Puis j'ai compris.
J'ai compris tout ça lorsque j'apprenais ce qu'avait subit le vilain des histoires que je lisais.
Je me sentais peinée.
Et j'ai commencé par apprécié les antihéros et les méchants plus que les héros eux-mêmes.
Eux qui étaient si brillants, si valeureux et courageux. Noyaient dans l'ombre les méchants faisant d'eux leur némésis. Et les jugeant avec leur propre biais.
Je commençais à comprendre la profondeur des personnages détestés par la plupart.
Et par me détacher des héros fait d'un sourire étincelant.
J'ai pris conscience qu'à force d'être brisée par les personnes que j'aimais et en qui j'avais totalement confiance, la noirceur avait prit de l'espace.
Et la noirceur qu'ils ont fait pousser en moi, était en train de faire taire la force de mes sentiments, de ma gentillesse, de ma patience, de ma passion.... De mon âme.
Je me taisais, j'étouffais la personne que j'étais vraiment.
J'ai commencé à faire taire ce que j'aimais en moi pour correspondre à ce qu'aimait les garçons autour de moi.
J'aimais tellement l'amour que je me suis noyé en lui. Sans aucune bouée de sauvetage aux alentours. Sans aucune île d'estime de soi au loin.
Et autour de moi, dès lors que j'en voyais une quelconque trace j'éprouvais du dégoût mais aussi étrange que cela puisse paraître, de la nostalgie se cachait aussi au fond de cette émotion.
Au fond, je crois que je n'ai jamais vraiment aimé l'amour mais que je l'ai toujours envié et détesté.
Cet Amour.
J'ai su que l'amour n'était pas un feu d'artifice. Que je le sentais comme une vague allant et venant avec douceur. Que ce soit avec une personne que j'aime, une passion, une activité, un événement.
Que beaucoup de garçons ne se comportent pas comme des hommes.
Et que ces garçons sont dangereux pour moi.
Et à cause de cela j'en rejetais la quasi totalité.
Que les méchants étaient complexes, les héros trop simple et les antihéros les personnes rejetées par la société.
Ceux qui ne se conforment pas à la société. Qui se laisse vivre et paraître comme ils le souhaitent. Ceux envers qui la société a failli.
Je ne déteste plus les héros car j'ai compris la souffrance qu'ils ont vécu pour arriver là où ils en sont.
Mais je peux dire que la société a failli pour moi.
Je ne vivais plus l'amour comme un feu d'artifice.
L'amour quelque soit sa forme qui vivait en moi était réduite en cendre.
Les livres qui autrefois m'avaient élevé sont devenus une cage dorée pleine de liberté mentale.
Au fond, je crois que j'ai toujours aimé et détesté l'amour.
Alors, merci à toi.
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First Blow
PoetryEt même si l'espoir était vivant, il y aura toujours du désespoir dedans.
