III - Haute comme trois pommes

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La foule, les gens, les êtres, les maîtres. Les odeurs, les senteurs, les parfums, les écritures, les écriteaux et les panneaux. Tout un tas de choses qui définissent ce qu'est une rue. Pourtant d'autres définitions moins glorieuses peuvent s'y ajouter. Mais devrais-je réellement les citer. Lieu de tout mes maux où les corps se bousculent où les hommes s'animent et les regards aussi. Les sourires faux et les esprits malsains nous entourent. Une jupe trop courte, une main sur la cuisse, le sourire tendancieux, un regard alarmé. Mais que fait il, comment ose-t-il. Les autres font semblant de ne pas voir. Il déplace ses doigts, elle s'offusque, il ne comprend pas pourquoi. Elle s'énerve, la rage l'anime, la haine fait exploser les mots. Les autres font semblant d'entendre. Elle déploie toute sa rage, il se sent effrayé. Elle le voit, lui demande si tout ça est normal. Il se tait, ne répond pas et fuis du regard. Elle s'exprime, voilà ce qu'on fait tout les jours. On trouve normal, de s'épancher sur les femmes pour des désirs. Elles doivent se taire et faire ce qu'on leur dit. Une jupe trop court et un regard, c'est forcément une avance. Eh bien monsieur, je vous explique, ce que vous faites est interdit. C'est malheureux, mais lorsque le sexe faible se débat cela devient une hystérique. Les autres font semblant d'être surpris. Elle s'énerve et se sent méprisée. L'homme s'excuse mais elle veut le gifler. Car il ne sait pas à quel point ces actions peuvent durer plus qu'un instant durant toute une vie. Les autres sont surpris etcla jugent. Alors que les portes du métro se referment derrière elle. Une bourrasque vient gifler la joue du méprisant.

First BlowOù les histoires vivent. Découvrez maintenant