Les pieds au dessus de l'eau. Le regard plongé dans le ciel étoilé. Le bruit de la nature calmant mon esprit en plein ouragan. Le bruit m'éloigne de la réalité, l'imagination faisant place à mes rêves hanté d'horreurs. L'air pompé ne suffit pas à me libérer de toute la souffrance et la hantise qui me séparent de la joie. Le bruit du vent qui fais sifflet l'eau alors que le touché de ma semelle fais vibrer l'eau me fait penser que cela ressemble aux actions que l'on mène. Répercutant comme aux échecs le début des mots d'autrui. Echec et mat, j'ai tout perdu. Les cigales chantent leur sonorités habituelles. Les araignées d'eau s'amusent à faire la course. Les grenouilles s'amusent à lancer leur langue contre tout ce qui ose passer sous leur regards. Et moi je continue de déranger la nature. Le bruit de l'eau noie les araignées, les cigales arrêtent leur douce chorale pour se faire discrète. Les grenouilles fondent dans l'eau. Et me voilà de nouveau seule. Les étoiles disparaissent une à une. La lumière de la lune s'affaiblit. L'eau n'a plus aucun reflets. Seulement le mien qui lui aussi disparaît sans lueur. Car l'eau s'est éclairée par elle-même. Et sous mes pieds de multiples couleur traversent ma rétine. Chacune que je reconnais comme une de mes émotions. Le rouge saigne, le bleu pleure, le vert souffre, le jaune s'effrite, l'orange s'effondre, le noir gonfle. Tout ce que tu m'as inculqué disparaît englouti dans un profond trou noir. Je me retrouve brisé comme le miroir dans lequel j'ai frappé il y a quelques heures déjà. Je ferme les yeux fermant la porte à ce courant de sentiments, tandis que ceci deviennent plus abondant dans l'eau claire.
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First Blow
PoetryEt même si l'espoir était vivant, il y aura toujours du désespoir dedans.
