Mes mains frappaient son torse qui était à présent couvert de mon sang.
Calum : tu te fais du mal, arrête.
Moi : c'est toi qui me fais du mal !
Ses lèvres se plaquèrent sur les miennes et je revins à moi. Ses mains tenaient fermement mes hanches et je glissa les miennes sur ses joues. Sa langue demanda l'accès à ma bouche et j'entrouvris les lèvres. J'en avais besoin, j'avais besoin de ce contact. Il retira mon t-shirt avant de passer son bras derrière mes cuisses pour me porter. Je sépara nos bouches quelques secondes pour reprendre de l'air avant de retourner à l'attaque. Il poussa la bâche de la douche pour nous faire entrer dedans avant d'écraser mon corps contre le mur pour y appuyer le sien. Il me lâcha et mes mains baissèrent son pantalon de jogging.
Calum : tu..
J'attrapa sa nuque et replaqua mes lèvres contre les siennes, je n'avais pas envie de réfléchir sur le moment, juste d'oublier. Il retira le reste de mes vêtements avant d'attraper mes cuisses. Ma main tomba le long de mon corps et j'alluma le jet d'eau sans faire exprès. Calum sursauta avant d'entrer en moi. Ses mouvements était lents, comme si j'étais une poupée de porcelaine et que je pouvais me briser. J'avais les yeux fermés et j'essayai de me concentrer sur Calum et l'eau qui ruisselait sur mon corps pour l'oublier. J'étais en train de coucher avec Calum et pourtant je pensais à lui, il m'obsédait. Calum atteignit l'orgasme avant moi mais ça ne tarda pas à venir. Il me reposa lentement au sol et on se lava rapidement. Aucun de nous n'avait pris la parole et je ne jugeais pas ça nécessaire pour le moment. J'enfila quelques vêtements avant de rejoindre Calum qui était sur le canapé. Je me blotissa contre lui : j'avais besoin de cette chaleur. Ses bras s'enroulèrent autour de mon corps : ils étaient plus musclés que ceux d'Ashton et pourtant je ne m'y sentais pas en sécurité.
Arrête de tout ramener à Ashton ! Il est mort, oublies le !
Je ferma les yeux pour chasser son image de ma tête et m'endormie.
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Le lendemain, je me réveilla avec un torticolis d'enfer, j'étais dans mon lit et la place à côté de moi était vide. Me réveiller aux côtés de Calum m'aurait paru très bizarre.
Luke : enfin réveillée.
Je me tourna et vis mon frère.
Luke : debout, les affaires n'attendent pas.
Je me leva et m'habilla rapidement.
Moi : quelle heure est-il ?
Luke : 13h.
Moi : quoi ! Pourquoi tu ne m'as pas réveillée plus tôt ?
Luke : tu dormais.
Moi : déjà que je n'ai aucune crédibilité avec les membres du gang, si je ne fou rien ça ne va pas arranger ma côte.
Luke : Calum a géré ce matin.
Moi : comment va Michael ?
Michael : je vais bien merci.
Il était sorti de nulle part.
Moi : t'as trouvé les jumeaux ?
Michael : ils stagnent dans le nord.
Moi : dès qu'ils bougent, tu me le dis.
Michael : oui chef.
Moi : c'était comment la prison ?
Michael : reposant.
Je fronça les sourcils au mot qu'il avait choisi.
Michael : certes, ils m'ont passé à tabac lors de mon arrivée, mais ensuite ils me laissaient pourrir tranquillement. J'ai pu réfléchir à beaucoup de choses pendant cette longue semaine.
Moi : je voulais venir avant, mais j'avais besoin d'un peu d'entraînement.
Un point rouge clignota sur son écran.
Michael : ça bouge.
Je me leva et pris la veste d'Ashton.
Moi : Luke ! On bouge, appelle Mattew et Sean !
Je ne connaissais pas ces gars là, mais Calum et Luke en avaient beaucoup parlé et je pensais qu'ils étaient dignes de confiance.
Moi : bouges toi Michael.
Pouvoir leur parler comme ça m'effrayait encore un peu, mais ils fermaient leurs gueules et obéissaient. Luke conduisait et j'étais à côté de lui, Michael était sur la banquette arrière.
Moi : par où Michael ?
Il guida Luke et on arriva dans un champ. Je descendis rapidement de la voiture.
... : ah ! Je n'aurais manqué ce spectacle pour rien au monde.
Je me tourna et aperçue Bill, entouré de quatre autres gars.
Bill : Hayley Hemmings prend la tête d'un gang, impressionnant. Jolie veste en passant, elle te va mieux qu'à Irwin, notre regretté Irwin. C'est dommage que tu n'ais pas assistée à ce tragique spectacle Hayley.
Moi : ferme ta gueule.
Un sourire en coin prit place sur son visage.
Bill : toujours aussi indomptable, j'adore. Je dois admettre que j'ai été surpris lorsque j'ai vu Tom, tu ne te débrouilles pas trop mal pour une femme.
Moi : pour une femme ? *rire*
Bill : mon frère n'est pas l'homme le plus adroit du monde, une fillette de 5 ans l'aurait battu.
Moi : quel machisme, tu m'impressionnes Bill.
Bill : je suis curieux de savoir dans quelles circonstances tu as repris le flambeau. Lukey avait peur de se faire botter les fesses ?
Luke : vas te..
Moi : Luke !
Il se tut instantanément.
Bill : wouoh, quelle poigne.
Moi : qu'est-ce que tu veux Bill ?
Bill : évaluer la puissance de ton gang.
Moi : ah oui ? Et si on faisait un combat ?
« T'ES MALADE OU QUOI ! »
Bill : *rire* audacieuse en plus. Mais j'accepte, toi contre moi.
Luke : non !
Moi : parfait.
Je retira la veste d'Ashton et la tendit à Michael qui me fit un clin d'œil. Je me plaça face à Bill et il me mit un coup au visage.
« arrête tout de suite putain ! »
« j'ai besoin de me concentrer Luke ! »
Je releva ma garde et repensa aux conseils de Calum, il m'avait détaillé tous les points faibles de Bill.
Bill : je te laisse encore une chance de...
Mon poing s'écrasa dans son nez.
Bill : donc tu veux jouer ?
Je reçue son poing dans le ventre et il me poussa au sol.
Bill : et si on pimentait les choses ?
Je me releva et lui mit un chassé derrière le genoux droit, son plus faible. Sa jambe se plia et il s'écroula au sol. 'Une fois qu'il est au sol, le plus dur est fait' les paroles de Calum me revenaient et je mis un coup dans l'abdomen de Bill. Il riait au sol et je fus envahie d'images de Jack, mes parents et Ashton : ils étaient tous morts à cause de lui. La douleur que je ressentais refit surface et je le frappais toujours. Mon pied s'écrasa dans son visage et à la vue du sang qui coulait de son nez, je fus envahie d'une sensation jusque là inconnue : l'adrénaline. Je comprenais enfin ce qu'était ce sentiment dont Michael m'avait parlé. J'arrêta mes coups, Bill était sonné au sol.
Moi : et si on pimentait les choses Bill ?
Je sortis mon pistolet dans un élan d'audace et le pointa sur lui.
Bill : tu n'en es pas capable.
Moi : tout ceux qui m'ont dit ça sont morts Bill.
Et j'appuya sur la détente au moment où Luke me cria de ne pas le faire.
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Try Hard. (suite de Rejects.)
Random... : Mlle Hemmings, comment vous sentez-vous depuis notre dernière séance ? Elle, s'était Mme Walters, la psychologue. Moi : mal, toujours aussi mal. Mme Walters : qu'est-ce qui vous fait mal ? Moi : lui. Il est partit alors qu'il m'avait promis de...
