[histoire terminée]
Roomie a un père violent. Elle est seule depuis la mort de sa mère. Le jour de ses 18 ans elle découvre un cadeau très spécial que sa défunte mère a laissé pour elle. Ce cadeau va bouleverser sa petite existence, la faire voyage...
Je m'asseois sur mon lit, mets mes écouteurs et prends la 3 ème lettre. " J'espère que tu apprécies ta famille d'accueil. Ton but aujourd'hui est d'aller visiter Paris avec Bertrand, le mari de Anita". Super je vais visiter Paris avec un inconnu...
Le lendemain je me lève, je prends une douche et sors de la chambre. Je vois Isaac, lui sourit, il me regarde et monte. Pas très poli. " - Umh Isaac, je l'interpelle - Ouais - Euh... Où est ton père ? - Il... argh...". Il monte à l'étage. Merci pour la réponse Monsieur Malpoli.
PdvIsaac
" - Umh Isaac" Madame je m'incruste m'appelle - Ouais - Euh... Où est ton père ? " Mes points se ferment, mes yeux se remplissent de larmes, j'essaye d'articuler un mot - Il...argh..." Je monte au 3 ème étage et me réfugie dans mon espace perso. Pas ma chambre mais ma salle de repos si on peut dire. Je prends une photo de mon père et je pleurs en repensant à lui, le seul être normal de ma famille. Il est mort depuis quelques années maintenant. Ma mère est devenue folle à ce moment là, et moi je me suis enfoui dans mon monde. J'ai beaucoup d'amis, de faux amis plutôt, et je passe ma journée avec un masque, pour cacher ma triste et minable vie.
PdvRoomie
Je ne comprends pas l'attitude d'Isaac. Il doit y avoir quelque chose qui cloche. Je décide de monter à l'étage pour aller lui parler. *Toc Toc* Il me dit de ne pas rentrer et je lui dis à travers la porte "Excuse moi si ma question t'as blessé. Je devais aller me balader avec ton père, c'est ce qu'il y a écrit sur ma lettre. Désolé Isaac". Je redescend et m'apprête à partir. "Tu vas où ?". Je me retourne et vois Isaac, les yeux rouges et une dernière larme qui coule sur sa joue. "Je ne sais pas je connais pas Paris. J'ai un plan mais je sais pas." "Ah ok". Et il part dans la cuisine. Bon, il m'a adressé la parole, c'est déjà ça on va dire.
Dehors je ne sais pas où aller, je prends le métro et descend à Bastille. Je trouverais bien quoi faire là bas. Je me balade un petit peu et tombe sur un restaurant bleu, dans une petite rue pleine de fleur. Je rentre dedans parce que je n'ai pas mangé ce matin. Je commande un petit déjeuner, enfin ce qu'il y a sur la carte. Je repère dans le restaurant un jeune homme assez malheureux. J'hésite à aller m'asseoir à sa table, ce que je ne fais pas finalement. Je paye mon repas et sors. Le jeune homme sort aussi. Je le rattrape. "- Excuse moi, ça va ? - Euh... Pas trop. - Tu... Tu veux en parler ? - Oui pourquoi pas. Je t'invite prendre un café ? - Tu en connais un bien ?" Il sourit et on se balade. Il me raconte que sa copine vient de le quitter et qu'il est triste parce que ça faisait 2 ans qu'ils étaient ensemble. À la terrasse du café, il allume une cigarette, et m'en propose une, que j'accepte. Je tousse car c'est ma première et il rigole. Son sourire est à croquer. Il est vraiment beau, avec sa cigarette et son café, il fait adulte. Il est blond châtain, il a les yeux bleus, d'un bleu dans lequel on se perd, et il est un peu plus grand que moi. On parle aussi de mon cadeau qui m'a amené à Paris. On échange nos numéros et on repart chacun de notre côtés. Je rentre à la "maison" avec le coeur battant, et tout bas je remercie ma mère pour ce cadeau.
PdvIsaac
J'entends les clés dans la porte. Miss je m'incruste est rentrée avec le sourire aux lèvres et je me demande bien pourquoi. Mais je ne vais pas lui demander parce qu'elle va croire que je m'intéresse à elle. Elle me sourit et comme d'habitude je m'en vais, sans lui retourner son sourire.
Le soir, on passe à table et ma mère questionne Roomie sur ce qu'elle a fait aujourd'hui. Elle nous parle de la découverte d'un super restaurant, très convivial, où elle a rencontré un garçon. Quoi ? Je lève la tête et la regarde. Ma mère rigole et me dit "Eh bien Isaac tu es jaloux". Je la regarde avec un regard noir et je monte dans ma chambre. Dans les escaliers je l'entends rigoler avec ma mère. Je n'avais pas entendue ma mère rigoler depuis 10 ans. Une raison de plus pour détester cette peste qui s'incruste dans notre vie.
- Éric -
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