Chapitre 36

50 7 5
                                        

Pdv Roomie

Petit à petit mes yeux s'ouvrent, je me relève, appuie mon dos contre le mur froid et contemple ma "chambre". Vide. Ma "chambre" est vide, il n'y a personne, Isaac est parti en claquant la porte, et je ne veux pas voir Arthur. Une infirmière rentre dans la pièce et me pose des questions basiques, si je vais bien, comment je me sens etc... Elle m'explique que quand je me sentirais mieux, je pourrais partir de l'hôpital librement. Je la remercie avant qu'elle sorte de la chambre puis me lève, assez difficilement, mon pied gauche me fait encore mal. J'essaye de le poser par terre, ce qui est impossible actuellement, le verre a touché une partie du nerf, il faut donc que le nerf se reconstruise peu à peu.

Arrivée aux douches communes, je me déshabille, rentre dans la douche puis je me lave. En sortant, comme je n'ai pas d'affaires de rechange, je prends mes anciens vêtements, me rhabille puis je me dirige vers ma chambre pour me reposer, encore une fois, avant de partir. Je n'ai pas envie de quitter cet hôpital, j'appréhende le moment où je vais revoir tout mon "groupe".

Une fois allongée dans le lit les paroles de Arthur me reviennent en tête.

"Je suis à toi et à toi seule. Je t'aime princesse."

Quel con. Mais surtout que je suis conne, comment ai-je pu croire qu'un garçon comme lui pouvait aimer une fille comme moi, et surtout me rester fidèle. Et l'autre pouffiasse, qui saute sur tout ce qui bouge... Au moins avec Isaac ils font bien la paire tout les deux.

Après quelques heures passé à l'hôpital à jouer avec des enfants, je me décide à partir. Je loue des béquilles, puis voulant attraper un taxi une fois dehors, je fouille mes poches, mais je n'ai pas d'argent, Isaac est reparti avec mon porte-monnaie. Une gentille infirmière qui c'était occupée de moi et qui avait finie son service a bien voulu me raccompagner jusqu'à l'auberge de jeunesse qui est sur son chemin.

La voiture me dépose devant chez moi, je remercie la conductrice puis rentre dans l'enceinte du bâtiment. Je ne sais pas quoi faire, partir, aller dans la pièce commune, ou aller dans ma chambre. J'opte pour la troisième option et monte les escaliers avec difficulté, même si Tom le réceptionniste me soutien par le bras.
Une sorte d'angoisse me parcourt le corps au moment d'introduire la clé dans la serrure de la porte, mais je m'exécute et remarque dans un soupir de soulagement qu'il n'y a personne dans la chambre. Tant mieux. Ne sachant pas quoi faire, je m'allonge sur le lit mon pied gauche dépassant et mes paupières se ferment.

Quand j'ouvre les yeux, Arthur est assit à l'autre bout du lit, il me fixe. Il voit que je suis réveillée, il se lève et ne sachant pas quoi faire, il se rassoit.
Hésitant il commence une discussion.

"- Ça va mieux ton pied ?
- Oui oui...
- Roomie je suis vraiment désolé.
- Oui oui...
- Mais je ne le voul-
- Tais toi, je veux pas t'entendre, pas maintenant.
- Il faut qu'on en parle pourtant !"

Alors que je chuchote à peine mes mots, il hausse le ton de sa voix, comme si il en avait besoin pour que je l'entende.

Je me bouche les oreilles, j'ai l'impression d'avoir la conversation gênante avec mes parents. Je n'avais pas du tout envie de lui parler, mais quand il commence à se lever, je veux qu'il reste. Étrange sensation. Avant de sortir de la chambre il prononce ces mots dans un murmure.

" Sache que je t'aime "

Vent de LibertéDes histoires addictives. Découvrez maintenant