Chapitre 15

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Quand j'ouvre la porte du magasin, la porte grince, et une vieille dame habillée dans une robe blanche à pois roses, pas trop à mon goût, avec des cheveux en bataille, m'accueille.
"- Sí ?, elle me regarde à peine parce qu'elle est occupée à ranger ses papiers,
- Perdón, no hablo espagnol, soy francesa.
- Je parle français, elle dit ça d'une voix neutre, toujours en me dédaignant,
- Je suis venue là pour... Je ne sais même pas pourquoi je suis venue, j'ai un code... Euh chaussettes rouges", je dis ça d'un ton hésitant parce que j'ai peur qu'elle me prenne pour une folle. La vieille femme relève sa tête d'un coup de ses papiers, et me dévisage, c'est la première fois qu'elle me regarde et elle a l'air étonnée de me voir dans sa boutique. "Oh... Tu es le portait craché de María ! Attends ma jolie, je reviens". En attendant qu'elle revienne je regarde autour de moi, j'observe les objets antiques que cette vieille dame collectionne, il y a des anciens appareils photos, des portulans, de vieux billets français, et un tas d'autres vieilleries. La dame est revenue, je me retourne vers elle et elle me tend une minuscule boite bleue nuit en velours. Je la remercie et décide de l'ouvrir chez moi, elle a l'air un peu déçue de ne pas savoir ce qu'il y a dans cette boite mais me souhaite une bonne fin de journée. Je me balade un peu dans la ville, je passe devant plusieurs bâtiments immenses qui sont tous plus décorés les uns que les autres. Après une heure de marche, je décide qu'il est temps que je rentre, puis quand je suis rentrée je m'installe dans ma chambre, et je décide d'appeler Mia pour lui raconter tout ce qu'il m'est arriver depuis que je les ai quittés, elle et sa mère à la gare.

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