Pdv Roomie
Une larme coule sur sa joue, c'est trop mignon, je me retiens aussi de ne pas pleurer. Je m'éloigne avec beaucoup de regrets, je laisse un possible amour et une naissance d'amitié pour retrouver de la violence et de l'ignorance, j'ai vraiment envie de repartir en arrière mais mes pieds continuent d'avancer. Avant de monter dans l'avion j'hésite à envoyer un message à mon père pour le prévenir de mon arrivée mais de toute façon il s'en fout. Je m'assois dans mon siège et je prends la 10 ème lettre "Ma chérie, si tu ouvres cette lettre c'est que tu es probablement dans l'avion, j'espère que tu as apprécié la compagnie de Arthur, c'était un très gentil petit garçon. Chez nous, tu trouveras un petit coffre en or caché dans la cave, son contenu n'est pas grand chose mais je tenais à ce que tu l'ai. Je t'expliquerai ce que ce cadeau signifie. Tu ouvrira la 11 ème lettre quand tu seras rentrée à Paris, chez Anita, parce que tu vas devoir repasser chez elle. Bisous ma princesse d'Azur". Après quelques heures de voyage, l'avion atterri et je paye un taxi pour me ramener chez moi, plus vite ça sera fait, plus vite ça sera finit. Je sonne à la porte, la main tremblante, "Entrez c'est ouvert", lance une voix au fond de la maison. Je pousse la porte et une odeur d'alcool mélangé aux cigarette m'envahit, je porte le foulard que je tiens, à mon nez. J'appelle mon père mais il ne répond pas, j'avance vers le salon, personne, vers la cuisine, personne, vers le jardin, mes yeux s'écarquillent. Dans le jardin mon père est avachi sur une chaise, entourée de 3 tas de bières et autres boissons alcoolisées ainsi que beaucoup de paquets de cigarettes et des boîtes de conserves. Quand mon père me voit, il s'approche dangereusement de moi, et je reçois trois claques, il prend mon poignet et le serre très fort "Alors Roo comme ça tu m'abandonnes ? Petite pute tu m'as laissé comme ta mère, tu me laisses seul, j'étais obligé de manger des conserves froides. T'es qu'une pute comme ta mère qui est parti" J'ai mal, mal au poignet mais au coeur aussi. Une rage immense commence à m'envahir mais je ne peux rien faire contre mon père il est bien trop grand. "TU NE SORTIRA PLUS DE CETTE MAISON, TU ES PARTIE PENDANT 2 SEMAINES ET TU RESTERAS LÀ JUSQU'À CE QUE JE MEURS PETITE PUTE", mon père m'entraîne en me serrant de plus en plus fort le poignet, ouvre la porte de la cave et me jette à l'intérieur. J'entends les clés tourner dans la serrure, je regarde autour de moi mais tout est noir. Je ne suis jamais descendue dans la cave, ma mère me l'interdisait, donc je ne connais pas cet endroit. Je cherche à tâtons l'interrupteur car il fait nuit dehors et mon père me dit d'un ton sarcastique "Tu peux chercher la lumière, il n'y en a pas. Tu vas rester toute ta vie dans le noir, comme tu m'as laissé seul". Perdue, je suis perdue. Heureusement que mon père a eu la bonne idée de ne pas m'enlever mon sac, récapitulatif du sac : téléphone, lettres, clés des coffres, barres de céréales, un petit peu d'eau, du maquillage au cas où je veux me refaire une beauté dans le noir. J'attrape mon téléphone et fait le tour rapide de la cave, un canapé à ma droite, beaucoup trop d'objets inutiles, et à ma gauche une fenêtre. Avant de courir à la fenêtre je cherche un coffre en or, celui dont j'ai la clé. En fouillant pendant une bonne heure, dans la cave qui n'est pas si petite, je trouve enfin le coffre caché dans une armoire en bois. Je prends la clé et ouvre le coffre, je vois une photo de ma mère et moi, au dos il y a écrit "7 Mai 2005" j'avais 9 ans, c'était un an avant l'accident de ma mère, en dessous se trouve un petit pendentif en forme d'encre en or, une petite citation sur une plaque y est accroché "Vis tes rêves". Ma mère me disait souvent ça, de ne pas rester au même endroit, de voyager, vivre mes rêves, et ne pas rester accroché à un train train quotidien, d'où l'encre. J'entends les clés tourner dans la serrure, je cache le coffre et mon sac sous une couverture et me jette contre le canapé pour faire semblant de dormir, mauvaise idée. Je reçois une gros coup de poing dans l'oeil "Dors pas petite pute, tu dois aller me faire à manger", je reste allongée et je reçois un deuxième coup "DÉPÊCHE TOI !!!". Je me lève contre mon gré, mon père, cet homme qui devrait être mon père, empeste l'alcool et la cigarette, il me traîne par le poignet, ce qui me fait mal, jusqu'à la cuisine. Il s'assoie sur une chaise de la cuisine et me regarde cuisiner, en faisait des commentaires sur ma mère et moi, qui l'avions abandonné, lui. Après avoir fini de cuisiner, il se rue sur le plat et l'engouffre en 3 secondes, on aurait dit qu'il n'avait pas mangé depuis 2 semaines. Après l'avoir supplié de pouvoir sortir de la cave, les clés tournent dans la serrure et je me retrouve enfermée dans le noir.
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Vent de Liberté
Novela Juvenil[histoire terminée] Roomie a un père violent. Elle est seule depuis la mort de sa mère. Le jour de ses 18 ans elle découvre un cadeau très spécial que sa défunte mère a laissé pour elle. Ce cadeau va bouleverser sa petite existence, la faire voyage...
