CH.20

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[ ÉCLIPSE DE DEUX SEMAINES ]

On a fait un roadtrip, du jetski dans les plus belles plages avec des eaux turquoises, des balades en bateau, des activités (quad, cheval en bord de plage) et d'innombrables restaurants.

Retour au source : la villa de mes parents.

Aujourd'hui, c'est déjà notre dernière journée au Maroc. Nous n'avons pas de temps à perdre. On devait encore réaliser les derniers achats. Pour cela, on se lève, tous sans exception, de bonne heure. J'ouvre ma fenêtre, pendant que ma chambre aère je me rends sous la douche. Une fois ma toilette finie, je me rends dans ma chambre et opte pour une robe noire moulante avec des fines bretelles et une abaya multicolore avec des sandales noires. Je laisse mes cheveux lissées et detachees. J'accessoirise ma tenue d'un gros bracelet et de boucles d'oreilles dorés. Je referme la fenêtre de ma chambre et fait mon lit au carré.

Je descends au rez-de-chaussée, Jalila et Abi préparait le petit-déjeuner. Je me joins à elles et finit la préparation avec elles. La table garnit, on s'attable tous et on mange dans le silence histoire que chacun émerge dans son coin.

- Bilal: Alors on fait comment?
- Abi: On se partage en deux groupes?
- Bilal: Mais ça dépend où vous voulez aller aussi?
- Jalila: Moi je décale au souk celui près de la mer.
- Moi aussi.
- Bilal: Marwane tu devais y aller aussi non?
- Marwane: Mh et toi? Tu voulais pas y aller?
- Bilal: Non, moi je vais au mall.
- Marwane: Ça va.
- Bilal: Et toi l'antillaise?
- Abi: Arrête de m'appeler comme ça je vais te frapper.
- Bilal: Mdddddr THE blague!
- Abi: Ouai ouai. Bref, moi je vais au mall aussi.
- Bilal: Oh non.
- Entre amoureux c'est mignon.
- Abi: Non y a que toi Ilhem!
- Aya trop hloua!
- Abi: I know!
- Bilal: Tfou vous êtes gênantes! Allez on y va du coup.
- Nous: Jaloux.
- Bilal: Jaloux de quoi?
- Moi: Nous.
- Bilal: Jamais.

On se divise en deux groupes. Les autres prennent la voiture et nous nous dirigeons vers le souk à pied. On était qu'à quelques mètres. Arrivés au souk, il y a pleins de stands et de boutiques qui vendent des abayas, des babioles, des chaussures, des sacs etc. Jalila se dirige aussitôt vers un marchand qui vendait des abayas. On l'accompagne. Elle avait choisi plusieurs coloris plus beaux les un que les autres. Le marchand l'invita a essayer les abayas. Elle se rend donc dans la cabine d'essayage et je me retrouve seule avec le marchand et l'autre énergumène. Les choses ne s'étaient pas arrangées entre lui et moi. À la villa, il ne cessait de m'envoyer des pics et moi je continuais de l'éviter. Le marchand me faisait la discussion (c'était plus de la drague!). Jalila sort enfin. Elle paya et on quitte la boutique.

- Jalila: On va où maintenant?
- Marwane: Je vais m'acheter un truc vite fait, j'arrive.
- Jalila: Vas-y, on t'attend là.

Il revient quelques minutes plus tard. Nos regards se croisent. Il marmonne dans sa barbe.

- Marwane: Sale pute.

Gratuit ? Ok. Je calcule pas. Je laisse l'enfant entre les mains d'Allah Soubhana Wa Taala et récolte des hassanats (bonnes actions). On errait quand je repère un magasin de luxe de tissu de takchita. Ni une, ni deux,  je me presse d'entrer dans le magasin. Deux modèles attirent aussitôt mon oeil. Un vendeur me prend rapidement en charge.

- ..: Salem 3leykoum.
- Nous: Wa 3leykoum salem wa rahmatullah wa barakatu.
- ..: Je peux vous aider?
- Oui, à quel prix sont ces deux modèles.
- ..: Vous avez bon goût. Ce sont nos pièces les plus cheres, elle sont à 450 euros.
- Moi: Merci.
- ..: Celui-ci et un modele unique.

« 𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧 𝐞𝐧 𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞́ 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 »Où les histoires vivent. Découvrez maintenant