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-L'Egypte ! C'est comment ? s'exclama Harry en contemplant la photo en une du journal où j'apparaissais avec la famille Weasley.

-Génial ! répondit Ron. Il y a des tas de trucs anciens ! Des momies, des tombeaux... Croûtard s'est amusé comme un fou !

C'est vrai que le rat n'avait pas arrêté de galoper partout et de faire tourner Ron en bourrique. Au bout d'une semaine il n'en avait plus pu de courir à sa poursuite.

-Dans l'ancienne Egypte, les chats étaient vénérés ! s'écria Hermione en offrant au roux un regard hautain.

Dès qu'il y avait possibilité de se chamailler à propos de leurs animaux, ils n'en rataient pas une.

-Oui, les scarabées bousiers aussi, se moqua Ron.

-Encore en train d'exhiber l'article du journal, Ron ! s'exclama Fred en venant vers nous avant de s'emparer du magasine.

-Je l'ai montré à personne ! se défendit mon ami.

Personne, personne... c'était un grand mot...

-Non, à personne ! A personne à part Tom... reprit son frère.

-La femme de chambre... rajouta George.

-La serveuse, se marra son jumeau.

-Le cuisinier, cita George.

-Le type qui a réparé les toilettes...

-Et le sorcier belge !

Bref, à tous le monde. Ron ne ratait pas une occasion de se vanter des bonne choses. S'il avait pu, il serait allé chez les Malefoy et aurait balancé le journal à la tête de Drago pour lui montrer qu'il ne valait pas rien, contrairement à ce que le blond avançait.

En parlant de lui, j'avais beaucoup pensé à sa petite tête blonde de fouineur. Je me demandai à quoi il ressemblait désormais. Sûrement qu'il avait encore ses yeux gris pénétrants, et son sourire moqueur constamment affiché sur ses lèvres. Le plus bizarre dans tous ça, c'est que j'avais hâte de le retrouver. Sûrement que ses remarques désagréables me manquaient.

-Chérie ! s'écria mon père en venant vers moi, alors que Molly se dirigeait vers le brun.

-Oui ? dis je en me levant.

Mon père était... comment dire ? Changé... Il ne se comportait plus comme avant... Maintenant il abordait toujours un sourire radieux et ne cessait de rire pour rien ou de me faire des câlins comme si je l'avais quitté 107 ans. Il paraissait plus heureux et plus épanouit qu'auparavant.

Bien sûr, nous avions eu une discussion très sérieuse à propos de son manque d'attention envers moi l'année dernière. Mais il avait encore justifié la même chose; le travail. Sans entrer dans les détails. Sans chercher à être crédible. Bien sûr que je ne l'avais pas crû. Et je cherchais la raison de sa joie si soudaine depuis que j'était revenue de Poudlard. Je le voyais souvent écrire des lettres et les poster quelques minutes plus tard. Il me demandait tous les jours quand était la rentrée, ne cessait de vouloir paraître soigné et parfait. Et j'avais beau lui demander ce qu'il se passait, il répondait toujours vaguement qu'il tournait la page, qu'il passait à autre chose. Mais de quoi ? Bonne question. Même quand je me moquais légèrement de lui, il se vexait et venait à se comporter comme ce genre de filles superficielles, en me posant pleins de questions déroutantes, du genre; est-ce que cette coupe me va ? Tu penses que je devrais m'acheter de nouveaux vêtements ? Etc.

Bref, j'avais devant moi un nouveau Chris Windia.

-Je vais y aller. La rentrée est dans deux jours, alors il faut que je me prépare, dit-il en se stoppant devant moi.

Se préparer... Il n'avait fait que ça tout l'été.

-D'accord, dis je.

Qu'il restait ou partait, je m'en fichai. Je tenais à lui, mais quelquefois sa compagnie était lourde, depuis son nouveau Lui.

-Je te promets que je t'écrirai.

-Oui, oui, dis je, pas très convaincue.

Mon père m'embrassa sur la joue, me souhaita une bonne rentrée et alla saluer mes amis avant de transplaner, ses affaires à la main.

Et le voilà partit. Je le revoyais dans un an. Un an ? Oui, car j'avais décidé de rester aux vacances de Noël à Poudlard, vu que des sorties à Pré-au-Lard étaient organisées. Il était hors de question que je les rate. J'avais demandé à Chris de signer mon parchemin, et j'étais autorisée à y participer. Ron avait fait de même avec sa mère, mais je ne savais pas pour les deux autres.

-Harry, Jane, pourrais je vous parler un instant ? nous demanda Arthur Weasley.

-Bien sûr, dis je en m'avançant vers eux deux.

De quoi voulait-il qu'on discute ?

-Vous vous réjouissez de retrouver Poudlard ? nous demanda-t-il en nous emmenant dans un endroit à l'abri des regards.

-Oui. J'ai hâte d'y être, répondit Harry.

Moi de même.

-Certains au sein du Ministère feraient tout pour me dissuader de révéler ce que je vais vous dire maintenant, reprit le père Weasley en prenant un ton plus grave. Mais je crois qu'il faut que vous sachiez ce qu'il se passe...Vous... enfin Harry... Moins toi, Jane... Mais tout de même un peu... bref; vous courrez un danger. Un grand danger !

Un danger ? Quel danger ? Pourquoi tout cela me paraissait en rapport avec Sirius Black ?

-Y a-t-il un rapport avec Sirius Black ? demandais je.

-Que savez vous de Sirius Black ?

-Seulement qu'il s'est évadé d'Azkban... répondit Harry.

C'était tout.

-Et vous savez pourquoi ? Il y a treize ans, quand tu as vaincu...

le Weasley s'interrompit.

-Voldemort, dit-on tous les deux en même temps.

-Ne prononcez pas son nom ! rugit Arthur.

-Pardon, dis je.

-Quand tu as vaincu Tu-Sais-Qui, Harry, Black a tout perdu. Mais il est resté, jusqu'à aujourd'hui, son plus fidèle serviteur. Et... dans son esprit... toi... Et Jane puisque vous êtes connectés... êtes les seuls obstacles qui empêchent Vous-Savez-Qui de revenir au pouvoir. Voilà pourquoi il s'est échappé d'Azkaban... pour vous retrouver...

-Et nous tuer... finit Harry.

Alors Sirius était à notre recherche pour nous tuer, tous les deux. Pour permettre à Voldemort de revenir à la vie...

Je ne savais pas comment le prendre. Quelque part j'étais terrifiée à l'idée d'être en danger de mort, mais en même temps je me disais que Sirius était la personne la plus recherché en ce moment même, et qu'il faudrait du temps avant qu'il ne nous trouve... mais nous devions être sur nos gardes.

Je ne pensai pas que cette année allait commencer ainsi.

-Il faut que vous me juriez que quoi qu'il arrive, vous n'essayerez pas de retrouver Black, reprit Arthur.

-Monsieur Weasley, renchérit Harry. Pourquoi est-ce qu'on essaierait de retrouver quelqu'un qui veut nous tuer ?

A moins d'être suicidaires, je ne voyais pas.

Pour ma part, je me sentais très bien à l'abri de Black et de ses mauvaises attention.

Et bien, Jane; bonne année en avance ! Elle risque d'être pimentée !



A Suivre.

Jane Windia et le prisonnier d'AzkabanDes histoires addictives. Découvrez maintenant