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Je pense que c'est le dernier chap que je publie avant la semaine prochaine car après, je pars en Espagne.

Bisous et bonne lecture <3

...

-Jane ! Jane ! Ça va ? résonna une voix lointaine.

J'ouvris douloureusement les yeux et regardai autour de moi. Hermione et Ron me fixaient avec inquiétude, tandis que Harry paraissait ailleurs, un carré de chocolat dans la main. Qu'est ce qu'il s'était passé ?

-Tenez, mangez ça. Ça vous fera du bien, dit un homme que je ne connaissais pas en me tendant un chocolat.

Je le pris doucement alors que ma tête me faisait mal et je regardai autour de moi avant de rester plantée à admirer la porte fermée.

La créature... Qu'est ce que c'était que cette chose ? Qu'est ce qui m'était arrivée ?

-Qu'est ce... c'était quoi la chose qui est venue ? murmurai-je, toujours dans les vapes.

-C'était un Détraqueur. Un des gardiens d'Azkaban. Il est parti. Il fouillait le train à la recherche de Sirius Black, me répondit l'homme dont je ne connaissais toujours pas le prénom.

Il devait avoir au moins la cinquantaine, il avait des petits yeux noisettes, une fine moustache et des cheveux bruns qui lui tombaient sur le front. Il regardait autour de lui avec assurance, comme si le Détraqueur n'était jamais venu. Était-ce un professeur ? Je n'en avais aucune idée, mais il n'était sûrement pas dans le Poudlard Express pour rien.

-Si vous voulez bien m'excuser, il faut que j'aille dire un mot au conducteur, reprit-il en se levant.

Il se tourna vers moi avant de m'ordonner d'avaler le carré de chocolat, puis disparut dans le couloir qui était maintenant plongé dans le silence, seulement brisée par la pluie qui battait contre les vitres.

-Qu'est ce qu'il nous est arrivés ? demanda Harry en se mettant à côté de moi.

Oui, qu'est ce qu'il nous était arrivés ? C'était encore trop flou dans ma tête pour que je m'en souvienne correctement.

-Et bien, vous êtes devenus tout raides... commença Ron. On a cru que vous aviez une attaque ou je ne sais quoi.

-Mais... est ce que l'un de vous deux s'est évanoui ? demandai je.

-Non, reprit le roux. Je me suis senti bizarre... Comme si je n'allai plus jamais rire.

-Mais quelqu'un a crié ! s'emporta Harry. Une femme.

-Et il y a eu une explosion ! rajoutai je en me souvenant de ce que j'avais entendu quelques secondes avant de perdre connaissance.

-Personne n'a crié, Harry, dit Hermione. Et il n'y a pas eu d'explosion.

Quoi ? Alors comment était ce possible que j'ai entendu ça ? Comment... Comment Harry aurait-il pu entendre quelqu'un hurler et moi une explosion si aucun des deux ne s'étaient réellement passés ? J'avais l'impression de devenir folle !

...

Tout le monde dans le chaudron
Couleuvre, écaille de dragon
Momie de sorcière, grenouille
Dent de loup, mouche qui gargouille

Double, double - double, double, peine et trouble
Flamme qui brûle et chaudron plein d'bulles
Double, double, peine et trouble
Flamme qui brûle et chaudron plein d'bulles
Double, double, peine et trouble
Flamme qui brûle et chaudron...
...plein d'bulles

Le mal court, il n'est pas loin !

On se mit à applaudir alors que les élèves chanteurs se dispersaient pour regagner leurs places. On se trouvait maintenant dans la Grande Salle en attente du festin qui nous tendait les bras, et venions d'assister à une choral. Mais bien sûr, comme à son habitude, Dumbledore se leva pour nous partager son petit discours de bienvenue.

-Bienvenus ! Bienvenus pour une nouvelle année à Poudlard ! s'écria-t-il pour que toute la pièce l'entende. J'aimerais vous dire quelques mots avant que nous ayons tous l'esprit embrumé par notre excellent festin. Tout d'abord, je suis heureux d'accueillir le professeur Ergie Lupin, qui a eu la bonté d'accepter le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal ! Bonne chance, professeur !

Un homme se leva sous les applaudissements et je le reconnus immédiatement. C'était l'homme dans notre compartiment. Celui qui nous avait donné les chocolats.

-C'est pour ça qu'il savait qu'il fallait vous donner du chocolat ! déduit Hermione.

Tout s'éclairait.

-Potter ! Potter ! s'exclama une voix dans notre dos.

On se retourna et je croisai le regard de Malefoy qui affichait son petit sourire moqueur qui lui allait si bien. En le voyant, mon cœur s'accéléra mais je n'y fis pas attention. Il était déjà parti dans ses railleries;

-C'est vrai que tu t'es évanoui ? ricana-t-il à Harry.

Son ami, Théodore Nott fit semblant de tomber dans les pommes et je levai les yeux au ciel. Y en avait pas un pour rattraper l'autre !

-Sans blague ?! Tu t'es vraiment évanoui ? reprit Drago.

-Lâche-le, Malefoy ! m'écriai-je en détournant l'attention de Harry.

Je le regrettai immédiatement et me giflai mentalement à cette pensée. Mais qu'est ce qu'il m'arrivait ? Le Détraqueur m'avait réellement rendue folle !

Ce que je trouvai bizarre, c'est que Malefoy ne s'était pas moqué de moi, mais du brun. Pourtant, si il avait été mis au courant que Harry s'était évanoui, pourquoi pas moi ? Peut-être que la baffe de l'année dernière l'avait calmé.

-Comment il a su ? s'énerva Harry.

-N'y pense, plus, conclut Hermione avant que l'on se tourne vers le directeur qui se remettait à parler.

-... J'ai, cependant, le plaisir de vous annoncer que ses cours seront assurés par nul autre que notre cher, Rubeus Hagrid, dit Dumbledore.

Je n'avais pas entendu le début de la phrase, mais Hagrid semblait avoir gagné le poste des Soins aux Créatures Magiques. Alors c'était lui la raison du livre monstrueux que j'avais fini par enfermer dans un placard à double-tour ! On allait avoir une petite discussion, lui et moi !

-Pour continuer sur une note moins joyeuse, continua le directeur. Sachez qu'à la demande du Ministère de la Magie, Poudlard va devoir accueillir jusqu'à nouvel ordre quelques Détraqueurs d'Azkaban, jusqu'à ce que Sirius Black soit capturé.

Des chuchotements retentirent dans la salle, sauf de notre côté, puisque l'on savait déjà ce qu'était que ces monstres.

Mon père ne m'en avait pas parlé de ça. Peut-être que je me faisais des idées et que c'était cette affaire qui l'avait tant préoccupé pendant les vacances.

- Les Détraqueurs seront postés à toutes les entrées du domaine. Bien que l'on m'est assuré que leurs présences ne perturberaient pas nos activités quotidiennes, je vous mets en garde; les Détraqueurs se nourrissent de vos peurs les plus secrètes, et ils ne se laissent pas abuser par des ruses ou des déguisements. C'est pourquoi je demande à chacun et à chacune d'entre vous de ne jamais leur donner l'occasion de vous faire du mal. Il n'est pas dans la nature d'un Détraqueur d'être indulgent. Mais, vous savez, on peut trouver le bonheur, même dans les moments les plus sombres, dit le directeur en passant sa main sur une bougie qui s'éteint. Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière, reprit-il en repassant sa main sur la même bougie qui s'alluma.

Très rassurant tout ça.

Il nous donna enfin le coup d'envoi pour se régaler, et les esprits s'égarèrent dans le festin, laissant ce discours de côté... pour le moment.



A Suivre.

Jane Windia et le prisonnier d'AzkabanOù les histoires vivent. Découvrez maintenant