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J'ai réussi à publier ;)

Bonne lecture <3

...

-Je ne voulais pas la gonfler comme un ballon... mais je n'ai... je n'ai pas su me contrôler ! balbutia Harry alors que l'on traversait le couloir du Poudlard Express pour se trouver un compartiment libre.

-Brillant ! rit Ron derrière moi.

-Franchement Ron, ce n'est pas drôle ! protesta Hermione en faisant ressortir son côté sérieux. Il a eu de la chance de ne pas être renvoyé !

-J'ai eu de la chance de ne pas être arrêté, oui ! s'enquit Harry.

-N'empêche que c'était brillant ! dis je.

Harry nous avait expliqué que s'il était arrivé au Chaudron Baveur, ce n'était pas par pure coïncidence. Il avait malencontreusement laissé échapper sa colère contre sa tante quand celle-ci avait insulté ses parents, et il l'avait fait gonfler involontairement comme un ballon avant qu'elle ne s'envole. Puis, il a fuit de la maison des Dursley et a pris le Magicobus ( bus invisible face aux moldus ) qui l'a conduit au Ministère, où Fudge lui a assuré qu'il n'y avait aucun souci et que sa tante était guérie et ne se rappelait plus de rien. Merci le sortilège d'amnésie. Ensuite, Harry avait été transféré au Chaudron Baveur où l'attendaient toutes ses affaires, sans sanctions. Une chance.

-Venez, tous les autres sont pleins ! dis je en ouvrant la porte d'un wagon.

Seul un sorcier couvert par sa robe noire, semblant dormir, résidait le compartiment, assit au bout de la banquette.

On s'asseya sur celle-ci après avoir rangé nos affaires et Ron s'exclama:

-Qui c'est, à votre avis ?

-Professeur Ergie Lupin, répondit Hermione sans hésitation.

Euh... elle avait des dons de télépathe ou c'était comment ?

-Tu sais tout, toi ! s'énerva Ron alors que son rat fuyait son étreinte. Comment ça se fait qu'elle sait tout ?!

-C'est marqué sur sa valise, répliqua la jeune sorcière en pointant du doigt la sacoche accrochée au dessus de nos têtes.

-Ah...

Bon, bah ça c'était réglé...

-Vous croyez qu'il dort vraiment ? demanda Harry en ouvrant enfin la bouche.

Il avait l'air d'être totalement dans un autre monde, oui. Il ne bougeait pas d'un pouce ! Si nous n'avions pas tué le Basilic, j'aurais pu croire que ce dernier avait encore fait des ravages.

-Il me semble... pourquoi ? demanda mon amie.

Harry se leva et ferma la porte.

-On a quelque chose à vous dire, conclut-il en faisant référence à notre discussion avec Arthur Weasley.

...

-Je voudrais être sûr d'avoir compris, chuchota Ron comme si quelqu'un pouvait nous entendre. Black s'est échappé d'Azkaban pour vous retrouver ?

On leur avait fait un compte rendu de notre conversation avec le père Weasley, et nos deux amis avaient bien du mal à nous croire.

-Oui, dis je.

-Ils finiront par l'attraper, nous assura Hermione sans être vraiment sûre de ses propos. Tous le monde le recherche dans tout le pays !

-Bien sûr, sauf que personne avant lui n'a réussi à s'échapper d'Azkaban ! répliqua le roux. C'est un fou furieux très dangereux.

-Merci, Ron, ironisa Harry.

Le roux n'était pas très futé pour se montrer rassurant. Mais au moins il était réaliste, quoique c'était encore plus effrayant...

Soudain le train grinça avant de se secouer et Harry se leva pour voir ce qu'il se passait, mais le Poudlard Express s'agita en le renvoyant sur son fauteuil. Qu'est ce qu'il se passait ?

-Qu'est ce qu'il se passe ? persifla Ron en s'accrochant à l'accoudoir comme si il allait s'envoler.

-Je ne sais pas, dis je. C'est peut être une panne...

Bonne blague.

Les ampoules s'éteignirent d'un coup, plongeant le train dans une obscurité seulement éclairée par la sombre lumière du jour. Il pleuvait et les nuages résidait dans le ciel, rendant l'atmosphère encore plus morbide et froide. Tous ça ne me rassurait pas...

-Aie, c'était mon pied ! s'écria Hermione alors que Ron collait son visage contre la vitre trempée par les gouttes de pluie.

Les lumières clignotèrent quelques secondes avant de s'éteindre à nouveau, et Ron dit d'une voix grave;

-Il y a du mouvement dehors.

Du mouvement ? Dehors ? Mais nous étions en plein milieu du pont !

-Je crois que... que quelqu'un monte dans le train ! déglutit le roux en nous offrant un regard alarmé.

C'était impossible ! Qui avait les capacités de voler jusqu'à nous ?! J'étais de moins en moins rassurée...

Cette fois, le train s'arrêta définitivement en un grand bruit et je me décalais vers Harry, au cas où quelque chose ou quelqu'un viendrait nous attaquer, ce que je n'espérais pas.

Nous voyions nos respirations et la buée sortir de nos bouches comme si nous étions en plein hiver. L'air était plus froid et je tremblais en sentant mon sang se glacer par le soudain changement de température.

Soudain, la vitre se mit à givrer petit à petit, comme si un insecte répandait de la glace dessus. La bouteille du professeur se mit aussi à geler et l'eau se transforma en glaçon.

Mon corps tout entier criait alerte. Le pull que je portais ne me servait plus à rien et j'avais l'impression d'être au beau milieu de l'Antarctique. On voyait à peine à deux mètres, et le vent soufflait dans le couloir, faisant bouger les portes.

Mais qu'est ce qu'il se passait à la fin? On pouvait avoir une explication sérieuse ou c'était trop demandé ? J'avais de plus en plus l'impression que quelque chose de dangereux arrivait...

Soudain, un bruit bizarre comme une aspiration retentit, nous pétrifiant sur place, et le train se secoua dans tous les sens comme si quelqu'un l'avait dérangé dans son sommeil. On se tourna vers la porte du compartiment et une immense ombre semblant flotter dans l'air apparut.

Elle s'avança doucement vers notre porte, et une main squelettique apparut avant de faire un geste, et la poignée céda. La porte recula en silence, dévoilant la légère robe de la créature déchirée. La main se posa sur le mur adjacent et je dû me mordre la lèvre pour ne pas laisser échapper un cri quand la chose se tint devant nous.

C'était une sorte de fantôme habillé de noir, la robe déchirée. Mais c'était encore plus effrayant que ces spectres. Il avait une forme humaine, mais sa tête était voilée par la cape. Un son froid et à glacer le sang sortait de je ne savais où et il semblait nous fixer.

Soudain, je sentis toute joie de vivre quitter mon corps, l'envie de rire s'estompa, la tristesse se refoula et les mauvaises pensées revinrent à la charge.

La chose se tourna vers Harry et se pencha vers lui avant de se mettre à aspirer son visage à quelques centimètres.

Je me sentis tomber dans un grand vide. Je n'entendais plus mon cœur battre dans ma poitrine, je ressentais un manque, un énorme désespoir me submergea, mes pensées se mélangèrent pour ne donner que sur les malheureuses, mes forces me quittèrent, la tristesse me piqua les yeux, et toute envie de continuer à vivre disparut, laissant place à la soumission et à l'abandon.

Ma tête se mit à tourner et mes sens me quittèrent. La peur me prit à cour et j'eus le temps d'apercevoir une lumière blanche aveuglante avant de tomber dans les abysses de l'inconscience, accompagnée d'une explosion assourdissante.



A Suivre.

Jane Windia et le prisonnier d'AzkabanDes histoires addictives. Découvrez maintenant