Chapitre 47

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PDV Pierre

Il est 8h du matin lorsque je me réveille. Alexia dort encore à côté de moi et d'ailleurs sont corps est enlacés au mien. Je l'observe un moment, elle est belle et me dire qu'elle est à moi fait naître un sentiment nouveau en moi.

J'ai dû dormir 3h tout au plus cette nuit. Il faut dire que je ne dors que sur une oreille, nous ne sommes à l'abris de rien ici. Alexia,elle,dort comme un bébé, littéralement. Elle n'a pas bougé de la nuit et est restée collé à moi, comme une moule resté attaché à son rocher.. bon faut peut être que j'arrête avec les métaphores.

Je repousse à contre cœur Alexia pour pouvoir me lever mais j'obtiens l'effet contraire.. En effet, Alexia ressert son emprise autour de moi. Je retente une nouvelle fois ma chance. Elle bougonne mais je parviens enfin à me délivrer d'elle.

Je me lève, regarde une dernière fois la femme qui dort dans mon lit et pars me doucher. L'eau qui coule sur mon corps est froide mais cela me fait un bien fou.

Je réfléchis à la situation. Dois je retourner auprès de mon père ?

Non, hors de question. Pas après ce qu'il m'a fait, ce qu'il nous a fait. Si notre famille n'en est plus une c'est à cause de lui, de cet homme qui s'est obstiné à tous nous faire couler. Comment peut il me faire croire qu'il veut m'aider, me protéger alors que c'est à cause de lui que Claire est morte putain ?!

Les souvenirs remontent, je tape dans le mur de rage.

Tout ce qui m'importe aujourd'hui c'est Alexia, je ne dois pas la mettre en danger.

Je sors de la douche, rentre dans la chambre et prends mon portable.

- Salute babbà.

- Salute mío Figliolu !

[ la suite de la conversation est toujours en Corse mais est écrite en français]

Il commence à parler mais je le coupe.

- Tu veux m'aider ? Très bien. Je veux 2 faux passeports pour demain soir. Un pour une femme et un pour moi.

- Tu es où actuellement ?

- En Allemagne.

Il souffle.

- Et tu veux aller où ?

- En Amérique, a New York.

Sa réaction ne se fait pas attendre.

- Mais tu es fou ! A New York ! Est ce que tu t'entends Pierre ? Tu te crois en vacances ou quoi !

Il me dit toute sortes d'injures Corse.

- Rentre à la maison.

Je rigole et ignore royalement sa demande.

- Tu peux me les fournir ces passeports ou merde ?

- Je vais voir ce que je peux faire. Tu fais chier Pierre.

Je rigole. Un rire amère.

- A qui la faute si je fais chier aujourd'hui hein ? Tu crois que cette situation ne me fait pas assez chier bordel !

- C'est pas le moment pour me faire ta crise d'ado. Elle est comment la femme qui t'accompagnes ?

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