II. troisième partie ~2

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[...]

Elle part en courant, décrochant son téléphone au passage m'envoyant un dernier signe de main, alors que je suis une fois de plus figée sur place, perdue.

- Ah! Mademoiselle Rickson vous voici, nous devons y aller maintenant la Reine vous.. Albert m'a rejoint et malgré ses paroles qui me ramène à moi, je n'ai qu'une seule chose en tête, alors je le coupe sans y faire vraiment attention.

- Que voulais t'elle dire par « les dix prochaines années » ? il me regarde, un semblant confus, il avance de plus belle et plus vite cette fois-ci, certainement pour éviter toute discussion, Albert? je demande en essayant de suivre sa route.

Je ne fais plus attention à ce qui nous entoure, malgré la beauté des lieux, je ne veux pas que cela devienne ma prison dorée. Pour je ne sais quelle raison qui plus est, il en est hors de question et je compte bien avoir mes réponses rapidement. Cependant l'homme de main de la Famille Royale n'est d'aucune aide, il ne me reste alors plus qu'à avoir cette discussion tant demandé par la Reine.

- La Reine se tient présentement dans la grande serre du Château, elle vous y attend là-bas même. sans plus attendre, il m'ouvre l'immense porte en verre parsemé de dorures fleuries, d'un geste de la main il m'invite à rentrer et c'est dorénavant seule que je pénètre dans l'immense pièce vitrée.

Le calme, mes pas incertain et presque maladroit représente l'unique chose que je puisse distinguer, parmi cette amas de branchage, feuilles et fleurs. Pour autant tous semble si bien organisé, mais à la fois si négligé dans leur disposition, ce qui n'est absolument pas le cas de leur entretient. Je les frôles, de la main et pendant quelques instant j'ai l'impression de retrouver notre petit serre à Oxford et le sourire de ma maman, me redonnant de suite le courage nécessaire pour avancer plus certaine.

Au détour d'une rangée d'orchidées multicolores, une silhouette semble enfin se dessiner, de dos, elle tend les mains vers ce qui me semble d'ici une rose orangée, doucement je me rapproche et face à ce silence, je ne sais que faire, mais apparement ce n'est pas le cas de la Reine qui entame de suite la conversation.

- Cela fait un moment que je t'attendais Sophia. sa voix douce, pourrait paraître rassurante, mais j'en viens presque à en avoir des frissons face à ce froid imminent.

- J'en suis désolée ma Reine. je m'excuse maladroitement, il lui a suffit de quelques mots pour me faire perdre ma confiance, si peinement regagnée.

- Enfin, j'ai eu le temps de me reposer ce qui n'est finalement pas une si mauvaise chose. elle se retourne finalement et au final j'aurai préféré qu'elle ne le fasse pas. son regard d'un vert si puissant me fait penser à un reptile prêt à bondir sur sa proie d'un instant à l'autre, Appelle-moi Marilyn, puisqu'il semble que tu vas rester ici un bon moment, autant en finir maintenant avec ces courtoisies, rien, n'est rassurant, j'ai l'impression que plus les secondes passent plus ma peur et mon incompréhension face à toute cette situation ne font qu'amplifier, assis-toi veux-tu. je m'exécute, à ses côtés sur ce banc blanc et froid, je reprends mes esprits au contact du métal, mes doigts se referment et se resserrent rapidement sur le rebord comme pour me prouver que tout cela est bien réel. même si je n'ai absolument aucune idée de quoi cela s'agit-il, je me reprends, pour enfin savoir.

- A ce propos, je ne comprends pas bien cette allu.. elle souffle et me coupe instantanément.

- Moi même je ne comprends pas pourquoi nous devons avoir cette conversation, je veux dire tu es à peine helfdhofienne, mais il a fallut qu'il tombe sur toi, littéralement parlant j'entends.

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