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Chapitre 2 : Sauvetage

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Au départ, je voulais faire un effort vestimentaire mais finalement, j'ai vraiment la flemme. Mes habits sont propres, je ne pue pas donc, je n'ai pas de quoi m'inquièter. Après tout, l'autre abruti ne se gênera pas lui ! Je suis même sur qu'il restera dans son horrible costume jaune. Munie d'un élastique, j'arrange juste mes cheveux qui ont l'air un peu gras. Là encore, je ne pense pas que Saitama puisse attacher du vide.

Il est moins-le-quart quand je suis prête. Je ne comprends vraiment pas les gens qui mettent une plombe à se préparer. Ils ont pas d'autres chose à faire ?

Quand je sors de chez moi, je me mets à traverser une petite ruelle. Un mec croise mon chemin et son Eau de Cologne à l'odeur de testostérone pour une virilité de mâle alpha m'asphyxie . Je le connais : c'est Beau Gosse Truc! Alors qu'à l'A.D.H., ce personnage me semblait très courtois, il me fait un peu peur là. L'odeur était comme une mise en garde.

Il faut à peine deux secondes pour que mes craintes soient confirmées. Me voilà plaquée contre un mur.

Merde, que faire ? Je ne peux pas non plus le brûler, si ? Cela ferait de moi une criminelle à sa place. Si je crie, je ne sais pas de quoi il serait capable. Je suis dans une bouse pas possible. Je tente le coup de maître, alias le coup dans les bourses après lequel je cours à ne plus en pouvoir.

Je vois peu de temps après Génos à qui je m'agrippe et m'empresse de raconter ma folle aventure. Je vois que le pauvre essaye de me rassurer du mieux qu'il peut, mais sa voix robotique ne fait qu'empirer les choses en me stressant. Il m'assure qu'il demandera à son maître de régler ce problème.

J'aime le sexe, mais pas quand on me force putain ! Le consentement, c'est important, ne l'oubliez pas les enfants.

Notez ma rime en "an" s'il vous plaît.

En regardant Génos je ne pus m'empêcher de me poser une question. Pourquoi ce robot plutôt fort et pas bête, obéit-il à un débile comme le Chaussé-au-Moine de service ?

J'allais lui poser la question quand tout à coup...

*BOOM*

Et merde ! Je vois sortir de nulle part un objet inconnu qui transperce le robot, qui se démonte. Dans un cri d'effroi, je panique et, sans réfléchir, décide de l'emmener chez moi. Même si je haïs son imbécile de chef, j'aime bien Génos ; je ne veux pas qu'il crève, il ne mérite pas ça.

Après m'être tapé mon meilleur sprint, j'appelle, malgré mes différents évidents avec lui, Saitama, avec le téléphone de son apprenti, encore utilisable. Je note dans ma tête de conseiller à Genos de faire une révision pour revoir sa carrosserie parce que là, c'est pas très solide...

L'autre pauvre type apparut entre temps, et m'aida à porter la carcasse du cyborg jusqu'à chez moi. Évidemment j'avais raison, il portait encore son ignoble costume.

J'aurais aimé lui faire la réflection mais je n'ai pas le temps ; je dois sauver Génos

Après d'innombrables rouleaux de rubans adhésifs usé, beaucoup stress et plusieurs boîtes de pansements, je finalise ma fameuse réparation du cyborg.

En vérifiant mon travail, je m'attarde davantage sur les traits de son visage, seule chose encore humaine chez lui. Ses cheveux blonds reposent sur son front par petites mèches éparpillés et son nez et vraiment droit et symétrique.

Genos est beau. C'est si dommage d'avoir gâché ça en devenant une machine de métal.

Et dire que j'aurais pu savoir pourquoi il traînait avec l'autre con...

Dans un sens, je comprends ses choix. Sans sa transformation, il serait déjà mort depuis longtemps, à moins qu'il ne le soit déjà.

Ma réflexion est coupée par le bruit sourd d'un certain boulet chauve qui s'est craché chez moi, brisant par la même occasion la porte de mon bureau.

Je me retiens, me retiens et me retiens de le tuer, même si je pense qu'il me tuerait bien avant que je ne puisse prendre un couteau. Il ne peut pas me laisser seule en toute tranquillité ?

Il se rapproche de moi.
Et Merde !

Je sens son regard posé sur moi, il doit me prendre pour une folle. Tant mieux, c'est ce que je suis. Je jure mentalement de lui donner la facture du réparateur de porte que j'engagerai. Depuis quand c'est à la mode de casser des maisons ?

Je redirige mon regard vers le grand blessé, je suis très satisfaite.

— C'est que j'ai fait du bon boulot je crois ! Conserve est presque comme neuve, parlai-je seule.

Je me retourne à présent vers Saitama que j' avais déjà oublié et le pointe du doigt en me préparant à hurler :

— Toi ! Tu te rends compte que nous sommes pas tous riches ? Cette porte, elle va me coûter cher ! Et le propriétaire va m'expulser à cause de tes conneries ! Tu crois que c'est simple de trouver un logement avec des pouvoirs dangereux comme les miens ? TU CROIS, que l'on est tous chauves et simplet comme toi ? Et bien non !

De ses yeux vides, il me fixe. Quelle tête à claques !

— Je payerai tes réparations.

Et bien, c'était le moins qu'il puisse faire. Honnêtement, j'aurais pensé qu'il se serait enfuit après cette demande. Mais bon, tant mieux, je ne payerai rien.

Je regarde Genos et remarque un détail fâcheux : le robot est nu.
D'un point de vue architectural ou artistique, c'est joli. Mais, ça ne me procure aucun plaisir. Vraiment, je n'ai aucune libido en regardant ce corps, aussi beau soit-il.

— Je vais chercher des habits à ton ami, parce que là, c'est un indécent pour lui.

— Bah oui, répondit le chauve, il est à poils là.

— T'inquiète je vais pas te piquer ton copain. Il ne m'attire pas vraiment, sexuellement parlant.

— T'es lesbienne ?

— Non. Mais là n'est pas le sujet. Genos ne m'attire pas, c'est tout.

Il penche la tête sur le côté tout en continuant de m'observer, ce qui me fait un peu flipper.

— Je dors chez toi ce soir.

Je recule d'un bond ! Pour qui il se prend lui ?

— Je ne crois pas non.

— Genos va dormir ici, non ?

Je crois comprendre où il veut en venir.
Saitama, aurais-tu quelque chose à nous dire ?

— Oui, je réponds, ça te pose problème ?
J'ai besoin de voir si son état s'améliore.

— Je ne te fais pas confiance, que vas-tu lui faire pendant son sommeil?

Je pars dans un rire hystérique. Saitama est jaloux ! Il est sûrement gay et croit que je vais me taper son copain. Que c'est mignon ! Je ne céderais pas connard.

— Je veux pas de toi chez moi connard.

— Tu vas arrêter de me parler comme ça sans raison ? T'aimerais que je t'insulte ou me moque de toi sans arrêt ?

— Mais c'est toi qui me colle ! Sans arrêt tu es là !

— J'essayais juste d'être poli !

— Toi poli ?

— Tu peux parler... T'es pas mieux.

C'est vrai que je n'ai pas été très sympa non plus. Et que se moquer du chauve n'était pas très gentil. Je me rends enfin compte que c'est pas très gentil d'être méchante ! En plus, c'est plutôt généreux de bien vouloir m'inviter au restaurant.

- Tu peux dormir chez moi ce soir. C'est bon.

Voilà un deuxième chapitre de réecrit ! Je suis si heureuse de redonner vie à cette histoire ! J'espère que le fait de lire ou de relire ce chapitre vous rendra aussi heureux que moi.

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