Au fond de moi, je sais que Sonic n'est pas celui que j'aime, je m'en suis servi lâchement pour panser mes plaies de frustrations et je le regrette.
D'un côté, cet échec cuisant de ma tentative d'apprendre à ressentir de vrais sentiments pour lui aurait pu me permettre de me rendre compte de ce pourquoi j'aurais dû me battre depuis le début mais, Saitama ne m'apportera jamais ce dont j'ai besoin, et ne me verra jamais de la façon dont je la vois.
Ma vie n'est pas faite pour être accompagnée. Je détruis tout ce qui m'approche de trop.
Je suis désormais employée dans la maison close de Super Sado, où je me sens bien traitée. La drogue que je prends est gratuite et l'alcool me permet d'oublier les quelques penis que je me prends salement dans l'anus.
Selon Sado, je ne vaux pas grand chose mais, je dégage un truc qui lui plaît. De la pitié sûrement.
Sonic se remettra vite de tout ce que je lui ai fait subir, et pour cette raison je décide de ne pas trop y penser.
Vous savez, les gens sont fait pour oublier et se réadapter j'en suis convaincue. Il fera comme Saitama.
La Marie est géniale pour me faire délirer et penser à de belles choses bien que je sois désormais plus souvent sous l'emprise de Sucre Glace pour me faire tenir le rythme.
J'aime cet effet d'ironie qui fait que lorsque je consomme de la poudre, je vais tellement bien que je peux sentir mon corps se dégrader de plus en plus.
C'est très libérateur de pourrir de l'intérieur.
Alors que je fumais une énième clope, j'entendis s'ouvrir la porte de ma chambre dans mon dos, et un vieux se tenait dans l'encadrement.
Il me regardait d'un air vicieux, un air qui ne pas une bonne impression du client.
Par son regard je savais que ça allait être difficile pour moi et, soupirai intérieurement pour me donner une certaine contenance.
- Ma petite salope, moi je les aime bien les comme toi, un peu juvéniles ; les femmes enfants, c'est ce que je préfère.
J'avalais ma salive, malgré ma gorge qui se nouait, ça allait être dur, très.
Dans ma tête, je pleure, je me demande comment j'en suis arrivée là. J'aurais pu vivre heureuse, dès le départ.
Dans la réalité, je simule un plaisir absent. Mes lèvres se crispent tellement que je les sens céder peu à peu.
Ses propos sont malsains, et en plus d'introduire son pénis dans divers orifices, il me frappe avec une canne.
Je dois me taire, seule ma cheffe peut stopper les choses.
Je pense aux ecchymoses et aux hématomes que je vais devoir camoufler pendant la semaine. Je pense à leur couleur mauve, rouge ou bleu qui me ornera pour me rappeler la souillure que l'on m'aura infligé.
Mais je fais semblant, je ne pleure qu'intérieurement, et souris.
Je jouis, pour donner à cette créature ce qu'il veut. Il ne mérite pas qu'on l'appelle « homme », car ce qu'il fait est inhumain.
Je suis sur le point de céder mais donne tout pour qu'il se calme. Je rigole un peu trop fort pour que cela soit naturel.
- Petite merde, tu es tellement minable que tu te prosternes devant le peu d'attention que je te donne.
S'il savait à quel point je voudrais en finir. Mon corps se brise à un point que la douleur ressentie en devient normale.
C'est une habitude d'avoir mon enveloppe charnelle malmenée si bien que mon esprit s'enfuit parfois.
Dans ces instants, je préférerais mille fois la mort. Mais je suis convaincue du fait que je ne possède pas le droit de me plaindre, car c'est moi qui me suis mise dans cette situation, toute seule.
Ce monstre, lorsqu'il est enfin parti, ne m'a rien laissé comme pourboire hormis ces tâches multicolores qui couvrent désormais mon corps.
Mes larmes refoulées peuvent enfin éclater, mon masque parfait peut tomber. Je hurle de douleur, de folie ; je dois partir d'ici. Je ne peux pas vivre ainsi, dans un endroit où la mort devient un besoin.
La drogue ne résoudra rien, elle aussi est beaucoup trop présente dans mon corps pour me faire de l'effet. L'alcool non plus, ne m'aide plus à aller de l'avant.
Ironiquement, je n'ai jamais été aussi lucide.
Cette lucidité m'amène à m'abreuver pour rassasier ma faim de la mort.
Cette auto-destruction, elle a pris le dessus dans mon âme, je n'existe plus. Même mon corps ne m'appartient plus.
Je m'enfuis donc vers le milieu de la nuit, sans rien prendre, car je n'ai plus rien.
Je sais qu'il y a un fleuve pas loin de la maison clause et décide de m'y rendre.
Je pourrais parler encore longtemps pour éloigner le plus possible le moment que je m'apprête à vivre pour me donner la mort mais, ce besoin est ironiquement vital pour moi.
Je veux tout relâcher pour de bon et me reposer à jamais. Ma vie n'a rien su me donner de positif et c'est pour cette raison que je m'apprête à sauter nue, dans cette eau gelée.
Je suis si heureuse de sentir mon corps peu à peu s'enfoncer dans l'eau, je ne sais pas nager, ce qui m'empêchera de me débattre de la mort.
Qu'elle m'emporte cette chimère, depuis le temps qu'elle me voulait.
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One Punch In Your Heart
FanfictionLorsque Kazana et Saitama se rencontrent, ils trouvent en l'autre ce que eux n'ont pas. La jeune femme est aussi impétueuse que lui peut être neutre mais, ne possède pas un tiers de la puissance du chauve, bien qu'en classe A. C'est ainsi, qu'aprè...
