Chapitre 22 : "Je veille sur toi"

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Ecrit RebelDream17

Ce chapitre peut heurter certains lecteurs.

Point de vue d'Ethan :

En arrivant devant les doubles portes de ma chambre, Amélia est toujours en train de vociférer. Elle est vraiment sexy en colère. J'ouvre l'une des portes, la pousse à l'intérieur et ferme derrière nous.

<<Je t'assure que des grands costauds ont déjà trembler devant mon immense colère, j'ai vu des colosses se faire pipi dessus et s'enfuir en courant devant ma fureur, continue de raconter Amélia.

- Amélia...

- A Paris, nos voisins préfèrent quitter l'immeuble pendant une semaine plutôt que de m'affronter, je te jure je peux être extrêmement terrifiante...

- Amélia...

- Je me souviens en primaire avoir terrifié le petit caïd de ma classe et ...

Je l'embrasse pour qu'elle cesse de parler à tort et à travers. Au début, elle est crispée par la surprise, puis je sens son corps se détendre et se laisser aller contre le mien. Ce qui était au début un baiser pour la faire taire se transforme rapidement en quelque chose de beaucoup plus intense et de beaucoup plus chaud. Je l'enlace mais mes mains rencontrent la guirlande encore enroulée autour de son buste. Je mets fin à notre baiser et me recule de quelques centimètres.

- Amélia attends, il faut que je te retire cette guirlande d'abord, ça doit faire plusieurs heures que tu te balades avec.

- Ah .... Je l'avais oublié tiens.

Et là, rien qu'avec ces mots, j'explose de rire. Elle est géniale. Si elle n'existait pas il faudrait l'inventer. Depuis qu'elle est entrée dans ma vie, j'ai l'impression de renaître. Depuis la mort de Sarah, j'étais devenu cynique et plus rien ne me touchait, j'étais...blasé. Puis mon père a voulu prendre sa retraite et m'engager une stagiaire et Amélia a débarqué dans ma vie avec la finesse et la discrétion d'une boule de neige. Elle me rend heureux à un point inimaginable. C'est dur pour moi de l'admettre mais j'avais besoin d'elle dans ma vie.

Je me dirige vers le tiroir de ma table de chevet et y retire mon couteau suisse.

- Tu possèdes un couteau suisse dans ta table de chevet ? s'exclame Amélia incrédule.

- Oui, pourquoi ?

- Tu es en train de me dire que je me suis endormie plusieurs fois dans ta chambre et dans ce lit, à côté d'un couteau suisse que tu aurais pu dégainer à n'importe quel instant ?

- Amélia, tu oublies un léger détail dans ton raisonnement.

- Ah oui et lequel ?

- Je ne suis pas un psychopathe et encore moins un serial killer qui embauche des jeunes femmes comme stagiaire pour les attirer dans sa chambre et pouvoir les tuer dans leur sommeil à l'aide de mon couteau suisse.

- Tu es sûr de ce que tu avances ?

Je lui lance un regard équivoque.

- Bon c'est bon, j'ai compris, tu n'es pas un dangereux serial killer. Tu veux bien me détacher maintenant ? Histoire que si tu sors encore un objet étrange de ta table de chevet, je puisse m'échapper en courant.

- Si je devais encore sortir quelque chose de ma table de chevet, ce serait une toute autre chose, je lui lance provocateur.

- J'ai peur de comprendre.

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