Cela fait plus de dix jours que Aaron a déserté l'appartement, et autant que je suis sans nouvelle de lui.
En même temps c'est ce que je voulais... sur le coup. Mais ça fait mal. Mon cœur s'est fragmenté en plusieurs morceaux sans mon consentement, comme si Aaron en avait emporté une partie, ce qui est un peu le cas, en attendant que je fasse le premier pas, comme il me l'a spécifié, et me rendre ce qui m'appartient. Sauf que je digère encore notre dispute et ces photos explicites.
Mais amis pensent que je n'ai pas remarqué leurs conversations silencieuses, qui s'arrêtent dès que je m'approche un peu trop ou que je leur demande des explications. Je n'insiste pas en montrant rien de ma déception d'être tenue à l'écart alors je repars en sens inverse et souvent je vais courir ou marcher sans toutefois relâcher la garde. Je n'oublie pas qu'un barjot joue avec ma vie et mes nerfs.
Les menaces s'amoncellent, le procès de mon géniteur fait la une de tous les journaux, ma mère tient le coup, malgré qu'elle ait été convoqué par le juge chargé de l'affaire... ce qui n'était pas prévu, mais apparemment toutes les connaissances de l'ancien ministre ont été passé au crible. Je reste encore dans l'ombre... mais pour combien de temps encore. Combien de jours, de semaines ou de mois vais-je être épargné ? naïvement j'espère pour toujours, ce que m'a confié ma mère. Ni lui, ni sa famille, n'ont intérêt à ajouter une fille illégitime à son dossier déjà bien chargé.
Assise en tailleur par terres le dos appuyé contre le lit, mon ordinateur sur les genoux, des livres de droits ouverts sur le sol, je révise mes cours de droits sur le commerce quand la porte de la chambre s'ouvre à la volée me faisant sursauter et pousser un juron quand mon ordinateur portable manque de se fracasser par terre.
— On te dérange ? interroge ma meilleure amie en s'approchant les mains calées sur ses anches, posture qui n'augure rien de bon.
— Si je dis oui... tu ressors ?
Maxine et moi nous fusillons du regard. Depuis mon retour en pleur, ma meilleure amie me soutient mais depuis quelques jours elle ne comprend plus mon comportement envers mon beau brun. Pourquoi ? aucune idée. Et je ne suis pas prête à en connaître la raison car personne ne me parle et pourtant je sens que quelque chose a changé.
— Désolé, ajoute Raph. Mais nous avons besoin de te parler Léa.
— A propos de ?
— De ton attitude de gamine capricieuse envers Aaron, balance Max.
Alors celle-là c'est la meilleure.
— Mon attitude de gamine capricieuse ? m'indigné-je en me relevant.
— Exactement. Ça fait presque deux semaines que tu boudes dans ton coin.
Ma bouche s'ouvre afin de répondre d'un ton cinglant, mais Raphaël tante d'apaiser les choses.
— C'est bon les filles. Vous engueuler ne va rien régler.
Depuis que Maxine et moi nous connaissons c'est notre première crise majeure. Elle prétend que je mets trop temps à pardonner à Aaron pour un truc qu'il n'a pas commis, ce sont ses mots.
On fait chacune un signe de tête pour lui montrer que l'on va se calmer.
— Bon, les recherches n'ont rien données, mais je ne désespère pas Léane, surtout qu'avec le dernier message, j'ai peut-être une piste, mais je ne t'en parlerai que lorsque je serai sûr. Je ne sais pas si c'est une erreur de débutant, mais le numéro n'était pas masqué comme à chaque fois. Certainement un portable prépayé, mais mon pote bosse dessus.
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BraCoeur Tome 2(nouvelle version)
RomanceUne année est passée depuis leur installation à New-York. Aaron, William, Naël et Raphaël, ont terminé leurs études. Si les trois premiers intègrent un cabinet réputé de New-York, Raphaël décide de travailler pour une entreprise informatique, metta...
