Florence, Rome, Venise, Milan...
Quatre villes. Quatre rêves que je vais vivre éveillé.
Aaron ne pouvait pas trouver plus beau cadeau. Depuis le temps que je souhaitais parcourir l'Italie. Ressentir cette dolce vita, marcher dans les pas de Léo, le personnage principal de l'excellent roman, "Un été en ville", de l'auteur italien Gianfranco Caligarich. Sans le meutre, ça va de soi. Nous avons déjà eu droit aux cambriolages et à l'agression.
Je veux me repaître de toutes ces odeurs, ces couleurs, ces monuments historiques, m'abreuver de leurs histoires, déguster des gelatos dans les bras de mon petit ami au gré de nos balades.
Tout ça et plus encore, je vais pouvoir le réaliser grâce à l'amour de ma vie.
Une douce chaleur née sur ma nuque au son de la voix du beau brun assis à ma droite. Mon regard quitte le hublot où Florence apparaît en miniature en dessous de nous, et tourne mon visage vers mon Dieu personnel.
— C'est beau même vu du ciel, commente-t-il.
Je caresse sa mâchoire, sourit en acquiesçant.
— Merci.
Aaron perce mes iris à la recherche d'une signification. Seulement ce petit mot de deux syllabes en a tellement en ce qui me concerne qu'il n'en trouvera pas qu'une. Je pose mes lèvres à la commissures des siennes, comme pour appuyer mes dires, ses doigts saisissent ma nuque, nos bouches dérapent, et bien plus encore, si la voix de l'hôtesse dans le haut-parleur ne nous informait pas que nous allons atterrir.
— Tout le plaisir est pour moi, mon ange, fanfaronne-t-il une fois nos ceintures attachées. Et surtout, ses doigts emprisonnent mon menton, ne me remercie jamais pour prendre soin de toi, Léane. Tu es ma priorité absolue. Tu le seras toujours. J'ai failli te perdre mon amour... deux fois...
La première à cause de son ex collègue et son selfi explicite. La seconde à cause de mon demi-frère.
Ces mots me troublent, agressent ma sensibilité, creusent ma culpabilité.
— Et je t'interdis de culpabiliser.
Il hausse un sourcil en comprimant plus fermement sa prise sans toutefois le faire mal.
— Donc pas de merci, ni me sentir coupable ?
On se regarde intensément.
— Voilà. À la limite les seuls "merci" que je t'accorde sont ceux que tu ahaneras, quand je t'aurai fait jouir à plusieurs reprises.
Mes yeux sont écarquillés tels deux soucoupes. Aaron explose de rire.
C'est tout lui. Jongler entre les sujets, comme si les situations n'étaient que des balles.
— Je crois que je vais avoir besoin de persuasion... pour tu sais... te remercier.
— C'est dommage, parce que j'avais tout prévu, pour notre visite de Florence. Mais si tu tiens absolument à passer la journée à l'h...
Je l'empoigne par la manche de son sweat, le forçant à se lever, Aaron rit de me voir agir de la sorte, comme une enfant à qui l'on a promis un séjour à Disney, puis il récupère notre bagage cabine, mettant ses abdominaux sous mon nez, façon de parler, et nous arpentons l'allée jusqu'à la porte de sortie de l'avion.
— Finalement, je n'ai pas eu à user de mes atouts, plaisante-t-il.
Je me tais, ne souhaitant pas augmenter son ego, en affirmant que j'ai peut-être revu, un chouias de seconde, sa proposition de tester le lit de notre chambre d'hôtel, à la vue de ses tablettes de chocolat.
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BraCoeur Tome 2(nouvelle version)
RomanceUne année est passée depuis leur installation à New-York. Aaron, William, Naël et Raphaël, ont terminé leurs études. Si les trois premiers intègrent un cabinet réputé de New-York, Raphaël décide de travailler pour une entreprise informatique, metta...
