Chapitre 18-Léane-Aveux

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Encore tremblante de mes retrouvailles avec Aaron, je ferme la porte de la chambre où je m'adosse et prends quelques minutes afin de retrouver une respiration normale.

J'ai failli flancher dès que mes yeux ont croisé les siens à mon arrivée. Partir en reculant a été une option que j'ai envisagée, jusqu'à ce que ma meilleure amie m'encourage comme elle s'est bien le faire, dans un style qui lui est tout à fait personnel.

— Ce serait dommage de ne pas lui faire profiter de ces magnifiques sous-vêtements ... alors fonce.

Fonce.

Facile à dire quand le mec sexy qui vous déshabille du regard s'avance dans des gestes maîtrisés et suinte la sensualité.

J'ai eu beau faire la fille sûre d'elle, maîtrisant son stress, ne pas manquer de répartie, me retrouver si près de lui, sentir son parfum, me perdre dans son regard, son souffle se mélange au mien, ont enlevé une bonne partie de mon assurance et pourtant j'ai tenu bon... et les images d'une Jessy en sous-vêtements m'ont grandement aidé.

Ce sont sûrement les bruits de mes talons sur le parquet du palier qui ont attiré Aaron en bas de l'escalier. Mon pied se pose sur la première marche, et au fur à mesure que j'entame la descente ses yeux suivent le mouvement de mes jambes. Il faut dire que la robe que j'ai choisi de porter ce soir, ne cache rien jusqu'à mes cuisses. Les escarpins qui accompagnent ma tenue captive également son attention et je m'en réjouie quand je le vois déglutir en se passant une main dans ses cheveux. Nos regards se percutent alors qu'il ne me reste que deux marches et c'est à ce moment là que débarque de la cuisine un norvégien sur ressort.

— Bon courage mon pote, pour tenir jusqu'à l'hôtel, compatit-il en lui tapant l'épaule.

Aaron éclate de rire.

Mon cœur rate un battement.

Aaron redevient sérieux.

Mon coeur explose.

Je reste statique sur la dernière marche, nos regards ne se sont toujours pas lachés, impossible de lire en lui, sa mâchoire est contractée, il a une main dans la poche de son pantalon, l'autre se tend dans ma direction et dès que nos doigts se touchent il m'attire à lui et me plaque contre son torse ferme. Je le regarde par en dessous, ses lèvres s'étirent et je dois me concentrer afin d'écouter ce qu'il me dit.

— Tu as de la chance, Léane, que l'on doive parler sérieusement. Parce que là, je n'ai qu'une envie, c'est de remonter dans la chambre, et te faire l'amour pendant des heures avec ses putains de chaussures sur mes épaules, jusqu'à que tu me supplies d'arrêter.

Je déglutis. Ma culotte est bonne à essorée et mes orteils sont recroquevillés dans les fameux escarpins.

— Tu es magnifique mon ange.

Ses mains caressent mes bras nues de haut en bas en m'affirmant cela.

— Merci. Tu sais pour les chaussures, on pourra toujours s'arranger... ça va dépendre de tes explications.

Aaron me sourit tendrement.

Mon cœur rate un battement pour la deuxième fois.

— Alors je n'ai aucun doute qu'elles restent à tes pieds. On y va ?

J'acquiesce, alors il entrelace nos doigts, je me retourne et je constate que nos quatre amis ont tous la tête qui dépassent du dossier du canapé. Ils doivent nous observer depuis le début et cela me fait rire.

— On vous a vu bande d'abrutis, vous pouvez sortir, leur spécifie mon beau brun qui m'aide à passer mon manteau.

Chacun à leur tour ils se lèvent du sofa en levant leur bouteilles comme pour trinquer avec nous. Aaron et moi secouons la tête de dépit puis nous leur disons bonsoir et sortons de la colocation.

BraCoeur Tome 2(nouvelle version)Des histoires addictives. Découvrez maintenant