Chapitre 15-Aaron-Confrontation

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Je me réveille désorienté de ma nuit cauchemardesque. Léane et ses pleurs se sont mélangés aux images de Jessy en petite tenue et m'ont tenu compagnie jusqu'à ce que le sommeil me gagne. J'avais beau lutter, ma nuit alcoolisée de la veille, et les émotions d'hier ont été les plus fortes.

D'un œil torve, je parcours la chambre d'hôtel dans laquelle je me trouve. En quittant le parc et Léane, je suis rentré dans le premier hôtel qui croisait mon chemin. Par chance ils avaient une chambre double, libanais collé aux basques oblige. Comme à son habitude, Naël a géré. Il est allé récupérer mon bagage dans la voiture, après m'avoir fait jurer que je ne m'enfuirai pas. J'ai dû promettre comme un enfant à son père après qu'il eut été surpris en train de faire une connerie.

Si au départ, j'ai râlé en lui spécifiant d'être assez grand pour me garder tout seul, et que je n'avais pas l'intention de sauter du dixième étage, ça persévérance a payé.

Je me suis confié sur mon voyage, les machinations de Jessy et son insistance, sans aucune subtilité, afin de me mettre dan son lit, ce à quoi il a répliqué, en toute logique :

— C'était pas le sien, ok, mais...

Je l'ai fusillé d'un regard noir et est repris là où il m'avait interompu. J'ai insisté sur le fait que Léane me cache des choses, et qu'ils sont au courant apparement, sauf que le libanais a tenu bon en précisant :

— C'est à Léane de tout te raconter.

Sa phrase ne m'a pas rassuré. La suivante non plus.

— Sache que nous serons tous là.

— Parfaite comme réponse diplomatique, ais-je rétorqué.

— Peut-être, pourtant c'est la seule que je puisse te donner, Aaron.

La nuit était sacrément avancée quand nous sommes allés nous coucher chacun dans notre chambre après que je l'ai remercié pour sa présence.

Un grognement provenant de la chambre mitoyenne me remet les pieds sur terre alors que je refaisais le film de ma discussion d'avec Naël.

Je regarde l'heure sur mon portable. Naïvement, j'espère lire un mot de la fille têtue qui tient mon cœur entre ses mains, mais rien de ce côté là. Par contre, il va falloir bouger mon cul et sortir du lit, si je souhaite être à l'heure au travail.

Travail. Jessy. Explications.

— Bordel ! La journée s'annonce épatante, maugré-je, en faisant craquer ma nuque.

Un petit coup donné contre la porte de la chambre et Naël entre en baillant, déjà douché et habillé, sans attendre mon autorisation.

— Heureusement que je suis seul, préviens-je avec un goût amer dans la bouche.

— C'est pour ça que je me suis permis d'entrer.

Un silence gênant envahit la pièce.

— Ça va s'arranger, Aaron.

C'est drôle.... ou pas, comme cette phrase me plonge dans la réalité qu'est ma vie à cet instant.

— Hum.

— J'ai prévenu William et Raphaël pour un conseil de guerre chez Baking Company et rendez-vous en bas dans un quart d'heure.

Je passe mes doigts dans ma tignasse, déjà bien malmenée, en réalisant la chance d'avoir des amis comme eux.

— Merci.

Naël comprend ce que signifie ce merci. Il me gratifie d'un sourire bienveillant et réitère sa consigne de me bouger, puis il déserte la piaule.

BraCoeur Tome 2(nouvelle version)Des histoires addictives. Découvrez maintenant