La soirée d'hier a été merveilleuse grâce à mon beau brun.
Il m'a emmené dîner dans mon restaurant préféré, avec l'intention d'en apprendre un peu plus sur ce qui hante mon cerveau, mais j'ai apprécié le geste de nous retrouver en tête à tête. Je ne lui ai pas tout avouer, je ne peux pas.
J'ai cru naïvement que mes craintes, ma peur, mes doutes se seraient évaporés avec les larmes que j'ai versé quand Aaron s'est endormi, ou après le moment magique passé entre ses bras. Je suis vite redescendu de mon petit nuage, quand ce matin au réveil tout est redevenu comme avant. Son côté de lit était froid, un mot griffonné sur un bout de papier m'attendait à côté de mon mug sur la table de la cuisine, me souhaitant une bonne journée, et c'est tout.
À quoi pouvais-je m'attendre d'autre ? On n'allait pas vivre d'amour et d'eau fraîche le restant de nos jours.
En arrivant à l'université ce matin-là, la nervosité me gagne, plus qu'habituellement. Peut-être est-ce dû à l'absence de Maxine qui avait un rendez-vous médical ? Ou alors parce que mon casier, qui est devenu la boîte aux lettres attitrée d'un maître chanteur, va contenir une nouvelle enveloppe ?
Il y a un peu plus d'un mois, lorsque Maxine a ramassé la première d'une longue série, je ne m'en suis pas préoccupée immédiatement, oubliant d'aller au secrétariat la déposer. Pensant en toute innocence qu'elle appartenait au gars qui m'avait bousculé dans le couloir. Le pli a donc été abandonné au fond de mon sac.
Et depuis, il n'y a pas un jour sans que j'en découvre une nouvelle.
Quelques jours plus tard, en ouvrant mon casier, j'ai trouvé strictement la même.
Toujours blanche, modèle standard, sans aucune inscription dessus. Il n'y avait plus de hasard.
J'ai beaucoup réfléchi, cela coïncide avec le début de l'affaire de mon géniteur. Je ne crois pas aux coïncidences, je m'appuie sur des faits en future avocate que je suis.
En revanche, j'ai beau chercher et me creuser la cervelle, je n'ai aucune piste de qui cela peut venir.
Un journaliste ? Un admirateur de mon père ? Un complice à lui qui est payé pour servir d'intermédiaire ? C'est une possibilité, car personne n'est au courant de ma filiation avec Saint André. Et si mon intuition est bonne, cette personne qui s'amuse avec mes nerfs, est soit étudiant, soit elle a un poste ici à l'université.
Pour le découvrir je devrais faire le planton devant mon casier. Impossible. Des cours m'attendent. Donc je subis. J'essaye de repérer mon stalker, toute personne portant une casquette est suspecte, puisque celui qui m'est rentré dedans en portrait une. Maigre indice. Autant dire que ça fait du monde !
Je modifie régulièrement mon trajet, ce qui étonne ma meilleure amie, mais je noie le poisson et ça fonctionne, sinon, je reste au maximum avec Max, Alana et Tim.
J'évolue comme si tout allait bien.
Je claque un peu fortement la porte du casier, après avoir récupé les manuels dont j'aurai besoin et aussi le rectangle de papier blanc bien posé en évidence, impossible de le louper. Je le remise discrètement avec l'autre dans ma besace au milieu de feuilles de cours.
Je n'ai pas encore eu le courage de les ouvrir et voir ce qu'elles contiennent. J'ai trop peur de découvrir des choses qui vont m'anéantir... Je vais devoir m'y résoudre, car depuis une semaine, je reçois des messages de menaces sur ma boite mail de la fac, et malheureusement elles ne concernent plus uniquement ma personne. Mes amis sont aussi dans la ligne de mire de ce taré ou de cette tarée. Pourtant, aucun motif de menace n'est énoncé, ce qui est troublant puisque cela ne me donne pas d'indice sur qui m'en veut et pourquoi. Je garde à l'esprit que c'est lié à mon père, mais tout est possible. Mon esprit a même effleuré le nom de Jessy. Je deviens complètement folle et cela commence à se faire resentir au sein de notre groupe et surtout de mon amoureux. Je ne l'ai pas leurré une seule seconde.
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BraCoeur Tome 2(nouvelle version)
RomantikUne année est passée depuis leur installation à New-York. Aaron, William, Naël et Raphaël, ont terminé leurs études. Si les trois premiers intègrent un cabinet réputé de New-York, Raphaël décide de travailler pour une entreprise informatique, metta...
