Je m'étire le temps que l'hôtesse déblatère ses recommandations habituelles et me réjouis de la température extérieure. Vingt-cinq degrés. Ça va nous changer du froid polaire qui sévit sur New-York depuis des jours.
Dès que nous en avons l'ordre, je détache ma ceinture et presse mon mec d'en faire autant. Il rit de mon impatience à entamer ses vacances à la Havane en se redressant, et s'empare de notre bagage cabine. Évidemment son t-shirt se relève et apparaît une bande de peau bronzée qui active ma libido.
— Un souci ? me demande le perturbateur d'hormones.
— Nope.
Cet enfoiré fait exprès de lever un peu les bras en me jetant un œil de connivence.
— C'est bon ? Ou tu veux que je rameute le reste de nanas à proximité ?
Ma mauvaise foi accentue son rire et avant que je ne puisse le planter là, lui et ses tablettes de chocolat, il me saisit par les hanches et m'attire à lui.
— Ta jalousie m'a toujours fait bander mon ange.
Et pour appuyer ses dires, il colle son entrejambe contre mon ventre.
— Ouais ben n'abuse pas trop non plus...
Je suis interrompu par un couple qui souhaite passer et atteindre la sortie avant que l'avion ne redécolle. Aaron et moi nous excusons et nous remontons l'allée jusqu'à atteindre la porte.
Je ne loupe pas les regards dégoulinants des hôtesses, ou des stewarts, quand nous passons à proximité d'eux. Je lève les yeux au ciel, car c'est souvent le cas quand le beau brun est dans les parages. Aaron pose une main autoritaire dans le bas de mes reins me forçant à avancer et ce goujat se permet de souhaiter une bonne journée au personnel navigant, déjà atteint du syndrome Castex, dans la langue locale.
— Depuis quand tu parles espagnol, toi ? fais-je en le regardant par-dessus mon épaule.
— Depuis le collège, j'ai quelques notions. Voyages scolaires obligent.
Cet enfoiré bouge ses sourcils de bas en haut.
— J'ai compris les notions. Je présume que ce ne sont pas uniquement les visites guidées.
— Tu sais bien que rien ne vaut l'immersion totale dans un pays étranger pour en maîtriser la langue.
Il me cherche.
— Très bien. Comme je suis nulle je vais moi aussi "m'immerger". Qu'en penses-tu ?
Indifférent aux passagers qui nous suivent, Aaron me stoppe en me retenant par le bras et je remarque que sa mâchoire est crispée et ses pupilles ont changé de couleurs.
— Tu plaisantes ? J'avais quinze ans, merde, Léane.
Un sourire machiavélique dessine à mon tour mes lèvres.
— Ta jalousie aussi m'excite, beau brun.
Aaron ouvre la bouche, puis secoue sa tête de droite à gauche.
— Ok. Tu m'as bien eu. Un partout balle au centre.
Arrivés en bas des marches, je chausse mes lunettes de soleil, Aaron enfonce sa casquette, nous attendons nos amis, quand je les aperçois en train de sortir de l'appareil. Je m'étire comme une chatte, et Aaron en profite pour se glisser derrière moi, entourer ma taille de ses bras, ses mains posées à plat sur mon ventre et il en profite pour déposer ses lèvres dans le creux de ma clavicule.
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BraCoeur Tome 2(nouvelle version)
RomanceUne année est passée depuis leur installation à New-York. Aaron, William, Naël et Raphaël, ont terminé leurs études. Si les trois premiers intègrent un cabinet réputé de New-York, Raphaël décide de travailler pour une entreprise informatique, metta...
