Bonus-Aaron

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Quelques années après le mariage de Aaron et Léane.

Déjà trois heures que je suis au cabinet, et autant que je tourne en rond, comme un lion en cage. Impossible de me concentrer sur le moindre dossier. Pourtant, ce n'est pas le travail qui manque.

Depuis que, Naël, William et moi avons ouvert notre propre cabinet, les clients affluent de toutes parts. Certains nous ont suivi, et ont retiré leurs dossiers de chez Benson & Harper, d'autres nous on fait confiance. Le bouche à oreille a fonctionné, et c'est encore plus vrai quand l'on gagne des affaires, et notre professionnalisme et notre sérieux ont contribué au succès que nous avons.

Je fais un tour d'horizon de mon bureau en grognant puis en souriant, quand mon regard se pose sur le canapé en cuir, qui a vu les fesses de ma femme il n'y a pas si longtemps pendant que je la prenais.

Je savais que c'était un bon investissement, en plus de la salle d'eau.

Mon sexe commence à se reveiller face aux iamges qui veulent s'incruster dans ma caboche, et je râlele encore plus dans ma barbe car ce matin je suis sur la béquille... Pas un matin je ne quitte notre lit sans lui avoir fait l'amour, même quand je suis en déplacement professionnel on s'arrange pour faire du sexe par téléphone.

Sauf ce matin. Et putain je me couperai les couilles moi-même de ma connerie.

Tout ça à cause d'une réponse que j'ai prononcé sans précipitamment. En connaissant mon ange, j'aurai dû me douter que c'était un piège, mais j'ai foncé tête baissée, mes neurones ayant choisi d'irriguer mon cerveau du bas plus tôt que celui qui me sert à réfléchir. Trop pressé de la prendre contre le lavabo avec cette lingerie qui me narguait depuis le début.

Je fixe mon portable quelques secondes, le faisant tourner entre mes doigts, avant de me décider à l'appeler pour m'excuser de mon manque de tact, quand un coup porté contre la porte repousse mon appel.

— Ça t'arrive mec d'attendre que l'on t'autorise à rentrer, pesté-je contre William qui pénètre dans le bureau sans attendre mon invitation.

— Pourquoi faire ? Ta porte est entrouverte, ça veut dire que tu n'es pas en rendez-vous.

CQFD façon William.

— Et sinon, tu es là... Pour ?

Déjà fatigué de son intrusion et contrarié qu'il m'oblige à repousser mon plan.

— Aller me chercher un café.

— Et t'es obligé de passer par mon bureau pour ça ?

— Mon assistante est d'une humeur de chien, depuis qu'elle est arrivée, et refuse d'aller à la machine à café. Tu le crois toi ?

Je le suis des yeux alors qu'il se dirige vers ma machine à café à mille balles sans aucune pression.

— Ce n'est pas dans ses attributions, précisé-je en lui prenant des mains le panier afin de lui préparer sa boisson. Il n'est pas spécifié dans son contrat qu'elle doit te porter le café.

— Ouais, je sais, mais j'en ai marre. J'ai l'impression qu'elle me cherche tout le temps, aucun respect pour la hiérarchie ! Heureusement qu'elle est compétente, sinon je l'aurai dégagé dans un autre service.

C'est vrai qu'elle nous a bluffé. Elle apprend vite, étudie les dossiers rapidement, et ses conclusions sont toujours justes et justifiées. Même si ce n'est pas son domaine de compétences, nous tenons, mes associés et moi, à ce que nos futurs collaborateurs fassent un stage dans les trois services.

BraCoeur Tome 2(nouvelle version)Des histoires addictives. Découvrez maintenant