Chapitre 28-Aaron-The Monster

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Après avoir tourné pendant un quart d'heure pour trouver une place dans le parking de ce foutu supermarché, bondé en cette journée de réveillon, je peux enfin rejoindre mes potes qui m'attendent près de l'entrée, d'après le sms que vient de m'envoyer Naël.

Je n'ai qu'une hâte, c'est de retrouver Léane. Alors, plus vite cette besogne sera terminée, plus vite mon programme sera mis à exécution.

Nous nous saluons et sans attendre, nous retrouvons Maxine au rayon fruits et légumes.

Je siffle de stupéfaction en voyant les deux caddies remplis au maximum.

— Tu as l'intention d'inviter tout Greenwich ? la chambré-je en déposant un baiser sur sa tempe.

Maxine lève les yeux au plafond et continue de peser les sachets de fruits et légumes.

— Bon, je crois avoir tout pris, nous informe-t-elle en vérifiant sa liste de courses.

— Alléluia ! s'exclame William en poussant un des deux chariots remplis d'alcool en tout genre.

— Tu comptes aussi ouvrir un bar ? questionné-je, sceptique en étudiant les différentes bouteilles.

— On est à court...

La sonnerie de mon portable attribuée à Raphaël interrompt l'explication de Maxine.

Dont je me fous. Honnêtement.

Je lève un doigt afin de l'informer que je dois prendre la communication et je réponds à mon ami.

— On est toujours chez WholeFoods si tu veux nous...

— C'est Léane, débite-t-il d'un ton affolé et essoufflé.

Je fronce les sourcils, et mon teint doit être aussi blanc qu'une bouteille de Bumbu cream car les regards que me lancent mes amis sont inquiets. Je resserre la prise sur mon appareil et explose, là, en plein supermarché.

— Quoi, Léane ?

Tout le monde se tend à l'évocation de ma petite amie. Raphaël doit être dans la rue car j'entends le vent souffler dans le combiné ainsi que des klaxons.

— Il se passe un truc pas net... je suis en chemin.

— Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demandé-je en courant presque pour sortir de ce maudit magasin en slalomant entre les chariots et les gosses faisant gaffe de ne pas me prendre les premiers et de pas foncer dans les seconds.

Je ne me retourne pas, mais je sens la présence de mes amis derrière moi.

— Quand j'ai voulu la prévenir de ce que j'avais trouvé, c'est un homme qui m'a répondu...

Putain.

— Elle est à la maison, l'informé-je, comme si c'était une raison valable au fait qu'elle ne risque rien, en accélérant les foulés, tout en sortant la clé électronique de la poche de mon jean.

Je bouscule des gens sans m'excuser, j'entends que l'on m'appelle, je l'ignore et poursuis mon chemin la gorge nouée, et l'envie de fracasser quelqu'un s'amplifiant au fur et à mesure que mon sentiment d'impuissance gronde en moi.

— J'essaye de nouveau de la joindre... je suis à la sortie de la bouche de métro.

Je raccroche au nez de Raphaël sans lui donner de réponse et déverrouille mon SUV à distance. À peine suis-je assis sur le siège conducteur que la portière côté passager s'ouvre à la volée sur un Naël en pétard.

BraCoeur Tome 2(nouvelle version)Des histoires addictives. Découvrez maintenant