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Georges redouble de vitesse tandis que le chauffeur essaie de ne pas le perdre de vue tant bien que mal. J’ai alors compris qu'il est vraiment pressé. Il coupe le moteur de sa moto. Je fais signe au chauffeur de s'arrêter à, à peine, quelques mètres.

- Merci. Ne m'attendez pas. Fais-je en lui filant l'argent.
- Vous savez, j’en mérite le quadruple. Me dit-il.
- Et pourquoi ça ? Demandé-je étonnée.
- D'abord, j'ai osé suivi Cet homme. Puis, je vous ai amené chez le maire. Les deux têtes de la ville. Me répond-il en faisant demi-tour.

Je regarde devant moi pour m'apercevoir que je suis devant chez Annie. Ce qui m'étonne. Quelle relation mon amie et mon mari pourraient avoir alors que je sais pertinemment qu’ils ne s’apprécient pas trop?

Sans plus me poser de questions, j’enfreins la barrière sans me faire repérer. Je connais les moindres recoins de cette maison comme les doigts de ma main car je passais la plupart de mon temps ici lorsque mes parents étaient en voyage.

J'entends des voix que je connais très bien dans le jardin se disputer. J’avance à petits pas, sur la pointe des pieds, évitant de faire le moindre bruit. Je sais que ce que je fais est très mal mais ma curiosité étant à son paroxysme m'empêche de faire marche arrière. Je me cache derrière un mur pour écouter.

- Non, c’est toi qui vas m'écouter cette fois! Hurle Georges.

Alors qu'Annie s'apprête à répliquer, je crie de toutes mes forces. Pourquoi a-t-il fallu que ce chat vienne se mettre sur mon chemin?

- Mais qu'est-ce que tu fais là, Emma? Me demande Georges en s'avançant vers moi.

Il a les sourcils froncés, les traits durs.

- Je...je...Bégayé-je.
- Gentil mimi. Fait Annie en prenant le chaton dans ses bras.

Elle vient m'embrasser.

- Justement, je voulais te parler, Annie. Lui dis-je.
- Tu aurais pu me prévenir. Lâche-t-elle sur un ton sec.
- Oh, je ne savais pas que, maintenant, il me fallait prendre un rendez-vous pour te parler. Ironisé-je.

Georges me regarde attendant toujours une réponse.

-Désolée, je ne savais pas que tu serais là.
- Tu as pourtant vu ma moto. Réplique-t-il.
- Ton garage n'est pas ici non plus.
- Ah! Je suis désolée, ma chérie. Me dit Annie en venant me prendre dans ses bras. C’est que je suis tellement préoccupée en ce moment. Viens, on va parler à l'intérieur.
- Non, elle vient avec moi. Dit Georges sur un ton qui se veut sévère.

Un moment j'ai pensé qu'il veut me protéger de mon amie ou qu'il ne veut pas que je continue à la
fréquenter. Je m'en vais sans dire un mot de plus à Annie.

- Pourquoi tu m'as suivi? Me demande-t-il en fermant la porte.
- Je ne t'ai pas suivi, Georges. Nié-je.
- Je te connais mieux que toi-même. Tu ne sais pas mentir.
- Tu veux manger quoi, aujourd'hui?Dis-je pour changer de sujet.
- Toi! Répond-il avec un regard langoureux.
- Ah, oui? Fais-je en détachant sa chemise.

Il essaie de m'embrasser mais je l'arrête.

- Un bain ne te fera pas de mal, chéri parce que là....Ouf! Je n'ai pas les mots. Rigolé-je.
- Ah bon!

A ces mots, il prend ma tête et la met sous ses aisselles en me chatouillant.

- Stp, chéri, arrête. Je n'en peux plus.
- Seulement si tu dis que je sens très bon et que tu aimes mon odeur.
- C'est pire qu'un mensonge. Déclaré-je.
- Ce sera comme tu veux, mon cœur.
- Ok. Ok. Cédé-je n'en pouvant plus. Tu sens très bon et j'aime tellement ton odeur que j'aimerais la sentir toute ma vie.
- Je me demande bien comment tu as pu tenir tout ce temps. Fait-il en me relâchant. Même moi, je n'aurais pas pu.
- C'est parce que c'est toi, Georges. Dis-je tout bas.

Mon bien, mon mal [TERMINÉ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant