—Je pensais que tu ne voulais pas y jouer.
Elle me regarda avec ses beaux yeux marrons, avant de passer sa délicate main dans mes cheveux.
Sa magnifique peau, qu'elle avait irrité de ses ancêtres venant des Caraïbes, brillait sous le soleil. Elle n'avait pas attaché ses cheveux aujourd'hui, laissant ses belles boucles brunes à l'air libre.
Elle s'étala complètement sur la serviette, me forçant à faire de même. Il m'était impossible de détourner le regard. Elle avait le visage si fin. Sa beauté singulière m'apaisait toujours, et quand elle détourna ses yeux de moi pour les diriger vers le ciel bleu, je me sentis subitement jalouse.
—Qu'est ce que tu vois ?
Je me forçai à mon tour à détourner le regard, me concentrant maintenant sur les nuages qu'elle me montrait.
—Je vois un immense dragon, tenant un sabre entre ses dents.
Je fronça les sourcils, essayant au mieux de visualiser ce qu'elle me décrivait. Hélas, malgré mon jeune âge, je ne voyais qu'un amas de blanc.
—Du coton, essayai-je à mon tour.
Elle rit, me faisant profiter de sa douce voix. J'adorais l'entendre rire, mais je préférai vingt fois plus quand elle me chantait une chanson pour dormir. Même Elliot adorait ça.
—Est tu sûr de vouloir apprendre ?
Elle avait changé de ton, le même qu'elle avait utilisé avant que j'aille faire le grand manège avec papa. Son regard était maintenant plongé dans le miens et elle attendait ma réponse, les sourcils légèrement froncé.
—Oui, je veux faire comme toi.
Son visage s'adoucit et elle replaça une mèche de mes cheveux derrière mon oreilles.
—Très bien. Mais sache que se sera très dure.
—Je vais vite apprendre !
—Je ne parle pas de ça ma meringue.
"Ma meringue".
Elle m'avait toujours appelé comme ça. Elle m'avait dit qu'un jour, lorsque nous étions au parc, j'en avais manger six à moi toute seule. Papa avait été gronder, parce que je n'avais pas le droits de manger tout ce sucre. Mais depuis, elle lui avait pardonné et maintenant c'est devenu mon surnom.
—Ça va t'apporter autant de bien-être, que de malheurs.
—Je suis forte.
Je lui montrais mon bicep, et elle éclata à nouveau de rire. Elle tripota mon bras, vérifiant bien mes muscles.
—Tu es là plus forte des meringues. C'est pour ça que je veux que tu veilles sur ton frère et ton père.
—Tu vas m'aider à le faire ?
—Bien sûr, qu'importe où je suis.
Une larme perla le long de sa joue, ce qui me rendu triste. Elle me donna un tendre baissé sur le front, et décida de se mettre debout. Elle s'étira, levant ses bras au-dessus de sa tête. De là où j'étais, j'avais l'impression qu'elle pouvait toucher le soleil.
Elle se retourna vers moi, le sourire à présent aux lèvres:
—Il serait temps de te lever, maintenant.
Je me leva brusquement, prenant une énorme bouffée d'air. Je respirai fortement, la vision encore troubler. Je ne savais pas où j'étais, mais l'odeur forte d'alcool me titilla le nez.
VOUS LISEZ
La joueuse de violon
Teen FictionElle avait oublié de voir, oublié de respirer et même de boire. Enfaite, Annabelle avait tout simplement oublié de vivre. Pas parce qu'elle ne pouvait pas, pas parce qu'elle avait peur ; elle avait juste oublié. Dés qu'elle avait arrêté de jouer de...
