—Il est vingt-et-une heure, Tyler. Comment peux-tu savoir que c'est encore ouvert ?
Il esquiva le grillage et passa au-dessus d'un énorme trou. Il loupa son saut, ce qui me fis échapper un rire. Un morceau de son jean coincé entre des roches, emprisonna son pied et l'empêcha de bouger. Il avait beau essayé de toute ses forces, il n'arriverait pas tout seul.
—Aurais-tu l'obligeance de venir m'aider, au lieu de rire ?
Je pris un photo de cette scène des plus amusante, et allai directement l'aider. Après que sa chaussures soit remise en place, Tyler ne s'attarda pas sur l'énorme troue en bas de son jean et continua sa marche.
Depuis que nous étions partis de chez ma Tante, nous avions cessé de rouler. Tyler voulait tout me montrer, sans exception, quitte à seulement passé devant l'Oratoire Saint-Joseph. Comme promis, il m'avait fait faire le tour de Montréal. Roulant sur le Grand pont, nous faisant circuler dans le vieux Port, ou encore passant devant la Biosphère au parc Jean-Drapeaux. Un vrai guide, et j'avais bien l'impression qu'il prenait son rôle avec le plus grand des sérieux.
Pour notre dernière escale, il avait voulu m'emmener à la Basilique notre Dame. Il m'avait fait toute sa biographie. Elle était dans le style néogothique, la basilique mesure soixante-neuf mètre et elle peut accueillir jusqu'à dix milles personnes. Fun fact, Celine Dion c'est même marié ici.
—Tyler, je pense que c'est fermé. Les heures de visite on dû se terminer depuis trois bonne heures.
Malgré ma remarque, il essaya de toute ses forces de pousser les grandes portes. Mais il fallait se rendre à l'évidence, même si il était incroyablement musclé, il n'arrivera jamais à les ouvrir. Elles devaient peser au moins quinze tonnes !
Tyler eu une forte envie de tapé son pied dans la porte, mais se ravisa aussitôt, se rappelant où il était et ce qu'il allait frapper. Il souffla d'agacement une dernière fois, avant de passé sa main dans ses cheveux. Lorsque mon guide touristique se retourna vers moi, ses épaules s'était abaissé.
—C'est pas très grave, je la verrai une autre fois.
—Un mariage avait eu lieu aujourd'hui, tu aurais pu voir comment c'était.
Le ton de sa voix traduisait son mécontentement et sa mine, sa déception. Il était collé à l'un des poteaux se trouvant juste à côté des escaliers, son pied reposant sur se dernier. J'essayai d'admirer, au mieux, la Basilique. Elle était magnifique, même de l'extérieur.
—Elle ressemble à la Sainte-Chapelle, à Paris. Dis-je en essayant de voir l'intérieur par les immenses vitraux.
Chaque vitraux étaient disposé à au moins deux mètre du sol. J'essayais du mieux que je pouvais de voir en travers en sautillant. J'avais du mal, et devait être complètement ridicule.
—Alors là, je t'arrête tout de suite. La Sainte-Chapelle est belle, je te l'accorde, mais la Basilique est magnifique.
—Les images de google ne retranscrive pas la beauté de la Sainte-Chapelle.
—Je suis allé la visiter et pour être franc, elle n'arrive pas à la cheville de la Basilique.
—Tu es déjà allé à Paris ?
—Oui.
J'arrêtais de sauter instantanément, prise de court par cette réponse inattendu. Ma curiosité venait de s'éveillé, me posant mille et une question. Comment une réponse pouvait-elle tant emmener à réfléchir ?
J'avais besoin que se sentiments s'apaise et pour ça, il fallait que Tyler parle. Observant attentivement la tête de ce dernier, je compris que je ne serais pas rassasier, et ça m'énervait au plus au point. Je l'avais suivis spécialement pour ça, pour qu'il réponde a mes questions, pas pour joué les touristes. J'avais suivis se jeune garçon complètement brisée pour qu'il se confit à moi. Parce que oui, il l'était. Pas besoin de mot pour comprendre que Tyler n'était pas un être gâté par la vie. Rien que l'abandon de sa mère avait dû le détruire à moitié, et j'aimerai bien savoir qu'est ce qui aurait bien pu causé la perte de l'autre.
Comprenant rapidement que son simple mot ne me suffisait pas, Tyler souffla un grand coup avant de passé sa main dans ses cheveux:
—Ma mère a des amis là-bas. On avait passé les vacances de Noël chez eux, il y a de ça dix ans.
Son regard se perdit dans le vide, ne me laissant qu'en présence de son enveloppe charnelle, invitant au pécher. Il n'allait rien dire d'autre, rien que d'évoquer se souvenir devait le renvoyait dans ses cauchemars les plus profonds. Mais je ne pouvais m'empêcher, encore, de me demander comment il en était arrivé là. Comment peut-on avoir tant de mal à repenser à sa mère ? Et surtout comment une mère -sa mère, pouvait-elle abandonnée ses enfants ?
Aussi simple que cela soit-il, j'avais ma propre réponse pour la première question. La mort, voilà une raison à mon ressentiment. Même si elle n'était pas partit du jours au lendemain, pour une enfant de six ans c'était tout comme. Je ne peux imagier ce que mon frère a bien pu ressentir, voir même ce qu'il ressent au jour d'aujourd'hui. Peut-être que mon père a essayé de comprendre ce que ses enfants avaient ressentis, et que pour lui, il fallait mieux qu'on le voit qu'une fois par moi. Bien sur que non, c'est complètement absurde ce que je dis. Je rigolai à ma propre bétise, ce qui ramena Tyler chez les vivants.
Il avait pris une mine beaucoup plus sérieuse, retrouvant le masque qu'il portait devant le grand public. Son air froid avait pourtant disparue, ne laissant qu'une fine étincelle dans ses yeux émeraude. Alors que je m'était perdu dans cette océan de vert, je sentis une douce chaleur au creux de ma main. Elle était familière et me remplissait d'une sensation que j'avais déjà éprouvé il y a quelques jours. Mes yeux se dirigèrent alors vers cette source de chaleur, le coeur battant. Un léger crie de surprise traversa mes lèvres, le faisant resserré son emprise.
--Il y a encore un endroit que je dois te montrer.
Il n'attendit pas que je lui réponde, et commença à descendre les marches de la Basilique. On traversa la place d'un pas effrénés et en un rien de temps nous arrivâmes à la voiture. Durant tout notre trajet, Tyler ne s'arrêta pas une seconde me parlant sans arrêt. Pourtant, moi qui voulait tant qu'il réponde à mes questions, je ne l'écoutai pas une seconde. J'étais trop concentré sur sa main dans la mienne. Il ne l'avait pas lâché une seconde, me laissant dans un état de trans. Le seule moment ou sa main quitta la mienne, se fût lorsque nous montions dans la voiture. A l'intérieur, je restai fixée sur cette dernière. Pourquoi sont seul contact m'avait fait autant d'effet ?
--Quand est ce que tu te décides à descendre ?
Le ton agacé de sa voix me fit revenir à la réalité. Il avait ouvert ma portière et attendait impatiemment que je sorte de sa voiture. Je ne me fit pas prier et fut ravis de toucher le sol ferme. Lorsque je relevai la tête, mon souffle se coupa: des centaines de lumières brillaient, s'étalant à perte de vue devant nous. Je connaissais parfaitement cette endroit, la seules photo que j'avais de mes parents avaient été prise ici même. Il m'avait emmené au Belvédère.
—C'est ici que je vis pour la dernière fois ma mère, me lança t-il d'une voix détaché.
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La joueuse de violon
Novela JuvenilElle avait oublié de voir, oublié de respirer et même de boire. Enfaite, Annabelle avait tout simplement oublié de vivre. Pas parce qu'elle ne pouvait pas, pas parce qu'elle avait peur ; elle avait juste oublié. Dés qu'elle avait arrêté de jouer de...
