Chapitre 15

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John redescendit de l'étage afin de retrouver l'homme qui avait volé la montre de son « ami ». Il ne mit que quelques secondes avant de le retrouver. Il n'avait même pas pris la peine de partir en pensant que personne ne remarquerai ce qu'il avait fait.
John s'avança vers l'homme et lui demanda le plus calmement du monde de le suivre à l'extérieur du saloon. Il savait qu'il n'arriverait pas à se contrôler et il serait mauvais pour lui de déclencher une bagarre à l'intérieur, après tout le saloon était un peu comme sa maison et ne pourrait pas prendre le risque d'être mis à la rue.
L'homme le suivit à l'extérieur sans poser de questions. Il ne semblait pas avoir peur puisque les rues étaient encore animées. John le plaqua contre un mur et lui demanda de rendre la montre. L'homme s'exécuta puis se libéra de l'emprise de John avant de lui coller son poing dans sa figure et de partir en courant. John n'avait jamais reçu un coup aussi fort. Il avait mal, autant à son ego que dans sa mâchoire. Mais au moins, il avait la montre.
Il rentra dans sa chambre d'hôtel énervé comme il ne l'avait jamais été. Nathan était complètement affalé sur le sol, la tête au dessus d'un sceau afin de se libérer de tout ce qu'il avait ingurgité. Il le regarda pousser violemment la porte de la chambre.
-John, qu'est ce que tu as ?
-J'ai été recherché ta montre, ta stupide montre parce que tu n'es même pas capable de faire attention à tes affaires.
-Excuse moi, je n'ai pas fait attention.
-Je le sais que tu n'as pas fait attention !
John se posa sur le bord de son lit en plaçant sa tête entre ses mains.
-Je suis tellement bête. Je me crois parfois invincible et pourtant, il suffit que je rencontre quelqu'un comme lui pour me faire avoir. Et le pire dans tout ça, c'est que je bois depuis deux semaines alors que j'ai sûrement ma bande qui est dans le besoin. Deux semaines, deux putains de semaines que l'on est revenu et personne n'est là et je ne fais rien d'autres que de boire et de jouer à des jeux débiles et le pire, c'est que tu fais pareil que moi maintenant alors que je n'ai rien de quelqu'un de bien à faire ça.
Nathan se rapprocha de John et enleva le sang qui dégoulinait le long de sa lèvre avec son doigt.
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Je répare ce que j'ai causé.
Nathan nettoya le visage amoché de John avec une serviette imbibée d'eau et d'un peu d'alcool.
-Ne t'inquiète pas John, nous irons les rechercher dès demain.
Une semaine venait de se passer, les deux hommes n'avaient toujours aucune trace d'Henry, Matthew et Jack. Ils avaient quitté leur chambre d'hôtel pour s'installer dans une petite maison dans la ville. Elle était vraiment petite, il n'y avait que deux chambres, une cuisine et une toute petite salle d'eau. Mais c'était assez puisque Saint-Denis n'était pas un lieu de vie définitif, mais seulement un lieu de rassemblement de la bande avant de partir vers d'autres horizons. Mais cela avait permis à John de reprendre un train de vie nocturne plus correct.
Ils avaient fait de nombreuses recherches, avaient été voir jusqu'à la gare de la ville, mais rien jusqu'à la semaine suivante. Alors que John était parti chercher quelques paquets de cigarettes, un homme arriva derrière lui, le visage ensanglanté par les coups qu'il avait subit. John se retourna et vit Henry son fidèle ami, les joues humides et les yeux rouges par ses pleurs. Sa lèvre était ouverte et son épaule était couverte de sang à cause de la balle qui était encore logée.
John prit Henry dans ses bras, à la fois heureux et confus se demandant pourquoi il était dans cet état.
-Henry ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-John, Matthew et Jack sont morts. Je n'ai même pas pu récupérer leurs corps afin de les enterrer. Ils ne reposeront jamais en paix.
-Pourquoi, que s'est-il passé ?
-Je les ai retrouvés à Saint-Denis cette nuit en arrivant. Ils étaient ensemble. Je leur ai demandé s'ils ne t'avaient pas vu et ils m'ont répondu que non, ils venaient d'arriver seulement depuis la vieille. Ils étaient restés ensemble après ce braquage, même après notre décision de tous se séparer. Et puis une bande est arrivé, et quand nous nous sommes réveillés, ils nous avaient enchaîné sur des arbres dans le marais. Ce n'était pas des chasseurs de primes, je ne sais pas qui ils sont, mais ils ont essayé de tous nous tuer. Je suis le seul survivant, j'ai été le seul à pouvoir me libérer. Je les ai vu les torturer, ils m'ont forcé à regarder. Ensuite, j'ai réussi à partir et ils m'ont touché avec une balle dans l'épaule. Je suis partie en courant le plus vite possible et par chance, je suis tombé sur toi ce matin.
-Mais c'est quoi cette histoire ? Tu es sûre qu'ils n'avaient rien fait contre eux ?
-Je n'en sais rien, et maintenant ils sont mort. Ce que je sais, c'est que je veux les venger et tu vas m'aider.

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