Chapitre 11

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Il était tard, c'était la nuit. Les deux camarades voulaient dormir, mais il était difficile de trouver le sommeil entre tous ces bruits. La ville était éveillée même la nuit, on y entendait des gémissements dans tout le saloon, des rires et les cris de gens alcoolisés. À l'extérieur, ce n'était pas mieux, les gens riaient, chantaient et criaient. La campagne leur manquait même si cette situation n'était que temporaire.
Après quelques heures, Nathan trouva le sommeil, sauf John qui ne cessait de bouger dans tous les sens. Il se leva et partit sur le balcon contempler une vue qu'il aimait et détestait à la fois. Nathan se réveilla, mais ne put s'empêcher d'admirer le corps de John torse-nu. C'était la première fois qu'il le voyait ainsi, sans son horrible manteau et ses horribles bottes noires qui rappelaient la mort. Il avait enlevé son chapeau pour laisser paraître ses cheveux qui flottaient dans la brise. Il avait posé ses coudes contre le garde-corps du balcon, tout en fumant une de ses cigarettes. Il avait un effet qu'on ne pouvait qualifier et cachait une véritable beauté derrière une apparence de hors-la-loi grincheux et sans émotion. Nathan n'avait jamais pris autant de plaisir d'admirer un corps, et encore moins un corps masculin. Mais cela n'avait pas duré puisqu'il se rendormit aussi vite qu'il ne s'était éveillé.
Le jour se leva tôt, il était à peine six heure du matin quand Nathan et John se réveillèrent afin de se lever et de s'habiller.
-Je dois partir en ville chercher quelques munitions, on part bientôt.
-D'accord.
Les deux hommes allèrent jusqu'à l'armurerie afin d'acheter quelques boîtes de balles pour John et également pour Nathan depuis qu'il était lui aussi un possession d' revolver. De nombreux jours passèrent, mais il n'y avait rien. L'argent qu'il leur restait avait fortement diminué, ils étaient pratiquement à sec. Cela faisait donc 1 mois et une semaine qu'ils étaient ensemble précisément, dont 1 mois à Saint-Denis, mais John n'avait trouvé aucune trace de sa bande. Il avait fait alors toutes sortes de supposition : soit ils étaient morts juste après le braquage, soit ils étaient morts pendus puisqu'on les avait retrouvés, soit ils n'avaient pas encore eu le temps de venir. Mais plus d'un mois était passé, le temps semblait long. Quelque chose n'allait pas. John ne savait pas vraiment ce qui aurait pu se passait pour qu'ils ne viennent pas, mais ce qu'il savait, c'est qu'il ne l'aurait pas abandonné et qu'il était également en très grand manque d'argent. Payé l'hôtel tous les jours, même si ça n'était pas très chers avait quand même participé au fait que les deux hommes n'allaient avoir, bientôt, plus aucun toit sur la tête. Mais ce que John n'avait jamais dit, c'est qu'il y avait une planque, au pied d'un arbre dans la ville de Blackwater où sa bande et lui avait caché près de dix mille dollars. Elle était là qu'en cas de secours, si jamais ils n'avaient plus rien. Ils n'avaient encore jamais pensé à retourner chercher cette énorme somme puisqu'à l'époque, Blackwater étaient une ville où ils étaient particulièrement très recherchés.
John expliqua la situation à son camarade qui ne semblait pas trop comprendre pourquoi il n'avait pas été chercher l'argent directement là-bas.
-Mais alors pourquoi avoir été braquer ce magasin à Rhodes si tu savais que tu avais déjà de quoi là-bas ?
- C'est à 3 jours à cheval alors je n'avais pas forcément envie de faire une route aussi long, pareil pour la bande. On devait se servir de cet argent au cas où les choses iraient mal et nous voilà aujourd'hui. Après avoir fait un braquage dans une misérable ville, je n'ai aucune idée d'où ils peuvent bien être. Mais si je les retrouve, il n'y aura aucun problème pour que l'on partage le butin ensemble. Sur ce, prépare tes affaires, nous repartons vers de nouveaux horizons !

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