-Pourquoi es-tu ici Valerian ?
Comment peut-il changer de sujet comme ça alors que...!?
-Je suis simplement venu voir une connaissance voyons.
-Dis moi la vérité.
-Cela me chagrine que tu penses que je te mens... Pourquoi je te mentirais ?
-Tu es venu me tuer ?
-Te tuer ? Dieu ! Pourquoi je te tuerais ?
-Tu peux me le dire, je ne me vexerai pas, je ne te porte pas dans mon cur Valerian.
-Ça tombe bien, moi non plus Allan.
J'ai comme l'impression de voir son vrai visage à présent, le masque est tombé, ses fausses manies, ses faux mots, tout ça est tombé avec ce masque de mensonge. C'est le vrai Valerian maintenant. Ses yeux écurés, ses cheveux noirs, ses traits déformés par le...mépris ? Pourquoi il le mépriserait ?
-Je te déteste.
-C'est réciproque.
Clément ne sourcille pas, il regarde son café tout en lui parlant avec lassitude. L'homme étrange se lève et s'approche dangereusement de lui. Mais avant qu'il n'est pu lui faire quoi que ce soit, Clément était debout, derrière le canapé, sa tasse sur la table basse devant celui-ci.
-On ne rigole plus à ce que je vois... Je vais te détruire Allan Morgan.
-Mesdames et messieurs, je vais vous demander de bien vouloir sortir de cette salle s'il vous plait.
-Personne ne sort d'ici ou je le tue !
La peur se glisse avec aisance dans la totalité de mon corps qui ne bouge pas d'un millimètre, ma respiration se coupant. Je pose mes mains sur mon ventre et me recule doucement jusqu'à un mur, je me laisse glisser contre celui-ci et me mets dans un petit coin, les jambes contre mon torse, essayant de reprendre le dessus sur ma respiration saccadée. Je lève tout de même les yeux pour regarder se qui se passe, Clément et l'homme n'ont pas bougé, se jaugeant du regard. Après quelques secondes supplémentaires, Clément dit d'une voix calme:
-Je vais alors vous demander de vous réunir dans un coin et de mettre un canapé devant vous, pour au moins vous protéger un minimum. Assez rapidement s'il vous plait. Mais surtout, ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer, vous serez en sécurité et tenu à l'écart. J'y veillerai.
Je regarde les professeurs, s'activer pour prendre un canapé et le déplacer, une main devant moi me stoppe dans ma contemplation.
-Viens Antoine, on va se mettre à l'abris.
Je regarde Adrien qui est accroupi à côté de moi puis j'hoche rapidement la tête avant de me relever et de suivre Adrien dans la "planque" qui est dans un coin de la pièce, derrière un canapé. D'où je suis, je peux quand même observer Clément et cet homme se jauger du regard.
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Captivant
VampirosJe plonge mes yeux verts dans les siens d'un noir intense, mon cerveau embrouillé, le bien être que je ressens, je le vois ouvrir la bouche pour prononcer: -Mon calice... Puis le brouillard s'en va et je reviens à la réalité en tombant de ma chaise...
