Chapitre 18

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 Le groupe installa les sac de couchages et les couvertures. Fayyad avait proposer de monté la garde mais Christophe s'y était promptement opposé. Ce fut finalement Alexandre qui se proposa. Il devait de toute façon tenter de contacter quelqu'un avec le talkie walkie.

Ange semblait méfiant envers eux, et restait près de Denise et Rani. Cependant, intrigué par les chiens, il fixait Samuel qui était en train de les caresser, leur donnant un bol de croquettes chacun. Le vétérinaire le remarqua et lui sourit en douceur. Le jeune albinos s'écarta alors doucement de sa protectrice et avança à quatre pattes, presque en rampant, vers les deux animaux. Il était visiblement très surpris et perplexe. Gaufre fut le premier à relever la tête. Le bull terrier l'observa de son unique œil, l'air confus de voir un humain se déplacer de cette manière. Le dogue allemand, à son tour, regarda le jeune albinos. Ange se figea aussitôt. Il avait soudainement prit peur.

« Il n'a jamais vu de chien avant. Expliqua Denise. Ni aucun animal. Pour être honnête, il n'est même jamais sorti. Pas même dans la cours. »

Samuel acquiesça pour assurer qu'il comprenait. Il interpella le jeune homme et lui montra la manière dont il caressait les chiens. Content de cette attention, Oréo se laissa tomber sur le dos pour se faire grattouiller le ventre. Ange regardait avec des yeux ronds. Son regard se fixa sur l'œil de Gaufre et il s'avança à nouveau, plus doucement. Il approcha prudemment sa main, bien qu'elle soit dissimulée par la manche bien trop longue de sa camisole. Samuel ne s'inquiétait pas. Gaufre était sage, et habitué à voir toute sorte de personne. Il n'avais jamais montré les crocs. Pas même lorsqu'un enfant lui avait tiré les oreilles. Finalement, Ange posa sa main sur la tête de l'animal. A ce moment, il ne bougea pas, et lança un regard interrogateur à Samuel. L'adulte lui sourit et s'approcha à son tour, en essayant de ne pas lui faire peur. Il posa sa main sur celle de l'albinos et la fit glisser jusque sur le dos du chien. Le geste ainsi appris, Ange commença à caresser Gaufre de lui-même, souriant.

« Et la musique ? Intervint soudain Nicolas qui avait tout suivit. Il en a déjà écouté ? »

Denise lui fit signe que non. Nicolas attrapa alors son étuis pour sortir la guitare. Il prit le temps de réfléchir un moment, puis haussa les épaules, préférant chanter quelque chose qu'il aimait bien. Son choix se porta sur « J'veux pas aller au paradis » de Richard Gotainer. La chanson détendit immédiatement l'atmosphère, Andrée chanta même quelques paroles avec lui et il fut facile de deviner d'où il tenait ce talent. Ange le regardait avec des yeux ronds. Un léger sourire se formait sur ses lèvres à mesure qu'il écoutait Nicolas. Lorsque la chanson fut terminée, il s'en approcha, comme il l'avait fait avec les chiens, et toucha la guitare. Comme s'il cherchait d'où venait le son. Nicolas se fit un plaisir de lui montrer.

Après quelques instants où ils discutèrent des villes où pouvait se trouver un laboratoire, tout le monde, hormis Alexandre, se coucha. Contre toute attente, plutôt que de rester près de Denise, Ange alla s'allonger avec les chiens, roulé en boule contre eux. Il s'endormit à une vitesse surprenante. Le groupe s'installa tranquillement. Pour ne réveiller personne, Alexandre alla s'asseoir dans le hall. Il resta un moment à surveiller, réagissant au moindre bruit. Il jetait parfois un œil par la fenêtre, mais il ne restait aucun mort dans la cours. La lumière de la lune lui permettait de distinguer quelques corps maladroits déambulant de l'autre côté de la grille, mais rien de plus. Un couteau dans une main, sa lampe-torche dans l'autre, il éclairait les couloirs et les escaliers pour s'assurer qu'aucun de ces cadavres ambulants n'avaient étés oubliés.

Après quelques heures à tourner en rond, il se décida à s'asseoir sur la chaise du bureau d'accueil. Il leva son talkie walkie, et testa plusieurs fréquences, répétant inlassablement la même phrase à chaque fois :

Apocalypse AngelOù les histoires vivent. Découvrez maintenant