-Chapitre 46

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Le soleil venait de se lever il y a déjà quelques minutes, je me devais d'avoir une entrevue avec Historia, mais je ne me levai pas, me contentant simplement de profiter de cette présence chaleureuse contre moi, de ce bras protecteur autour de ma taille, de cette main qui cajolais d'un geste lent et hésitant mon ventre.

Le monde aurait pu se faire détruire, les Mahrs auraient pu nous attaquer, je ne me serais en aucun cas dégager moi même de cette bulle d'intimité que nous avions créer. C'était devenu de plus en plus rare ce genre de moment, après tout nous étions tout les deux soldats, nous avions tout les deux un rôle à jouer: il dirigeait les troupes tandis que moi je jouais une arme.

C'est pour cette raison que je voulais profiter de ce moment, rien que quelques instants de plus. J'aimais me réveiller à ses côtés, plus que tout, j'aimais le sentir près de moi.

Pour mon plus grand malheur, cette bulle fut brisée soudainement quand Livai décida de retirer lentement son bras pour se lever et se diriger vers notre armoire, prenant quelques habits de civils puis sortir de notre chambre pour certainement prendre une douche.

Je me redressai sur le lit, m'étirais les bras tout en baillant paresseusement. La nuit dernière avait été éprouvante en révélation, nous avions énormément parler, ce qui ne nous ressemblais pas, mais nous en avions eu le besoin, l'un comme l'autre.

Il m'avait demandé pourquoi je ne lui avais pas dit plus tôt et quand je lui avais répondu que c'était ma peur de le surmenage et le surplus de responsabilité qui avait prit le dessus il m'avait tué en un regard, s'offusquant et répliquant que « ce mioche passait avant des putains de papiers ». Ces mots, bien que cru, m'avais touchée et émue, il serait la pour moi, pour nous, il n'allait pas nous laisser.

Mais il n'avait été et ne serait jamais du genre à laisser tomber. Une promesse était une promesse.

Je sursautai en entendant la porte s'ouvrir, pour voir Livai avancer dans la chambre, seulement vêtu d'une serviette enroulant sa taille, ses cheveux laissant couler quelques gouttes d'eau sur le sol.

Il se dirigea vers l'armoire prenant apparement des habits.

Moi: Pourquoi tu reprends d'autres habits ?

Livai: Je me suis trompé. Tu peux aller prendre ta douche. J'ai bientôt finis.

Mais je ne l'écoutais pas, mon regard parcourait son corps, s'attardant sur chaque détail. Il était beau, vraiment beau.

Livai: Au lieu de me fixer comme tu le fais, va te laver. Je pars dans 10 minutes, avec ou sans toi.

Il s'en alla en un coup de vent ce qui me fis reprendre mes esprits et me diriger à mon tour vers la douche, prenant soin de ne pas oublier mes habits.

**

Livai: Oi. T'as pas intérêt à être en retard.

Nous étions à une intersection, lui devait aller voir Zackley et moi aller voir « Historia ». Nous devions donc nous séparer.

Les habitants étaient assez étonnés de voir Livai, le Caporal-Chef Ackerman en compagnie de l'arme soldate.

Moi: Je te le promets. On a quelques heures devant nous. Tu vas pas passer tout ce temps là avec Zackley si ?

Livai: Tch. Plutôt crever que de rester avec lui aussi longtemps. Je dois aller voir Pixis.

Moi: Ho. D'accord dans ce cas à tout à l'heure.

Je lui fis un léger baiser sur la joue avant de partir vers le palais. Je n'allais certainement pas voir que Historia. Je me devais d'aller voir cet autre Ackerman qu'étais l'oncle de Livai : Kenny. Il saurait peut être quelque chose.

𝗔𝗶𝗱𝗲-𝗠𝗼𝗶 ||𝙇𝙞𝙫𝙖𝙞𝙭𝙊𝙘Où les histoires vivent. Découvrez maintenant