🟢 Albus Potter : Chapitre 3

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Il ne restait plus que le vestige de desserts succulents et variés sur la table. Les élèves discutaient joyeusement. Les plus âgés étaient contents de se retrouver tandis que les plus jeunes s'émerveillaient de leur première journée dans l'école de sorcellerie. Une atmosphère paisible régnait sur les élèves de Poudlard à ce moment-là. Seul Albus était préoccupé par sa vision. Ses camarades le sentaient mais ils avaient décidés de ne pas s'attarder dessus afin de ne pas inquiéter d'avantage leur ami.

Alors que les rires s'élevaient et semblaient se perdre dans l'immensité du plafond, le professeur Londubat demanda aux préfets de Griffondor d'accompagner les élèves de première année au dortoir. Albus se leva et il fut rattrapé par la directrice qui avançait vers lui rapidement.

« Monsieur Potter. »

Il se retourna vers elle.

« Je me sens bien professeur, assura-t-il. Je pense pouvoir aller au dortoir et échapper à une première nuit à l'infirmerie.

- Madame la directrice, interrompit le professeur Londubat. Je pense pouvoir accompagner Albus à l'infirmerie moi-même. Si vous le permettez...

- Et bien faites-le, Neville. Bonne nuit monsieur Potter, dit-elle à Albus. »

Malgré son air sévère accentué par un chignon très serré, Albus voyait dans les yeux de la directrice une flemme amusée. Albus suivit son professeur hors de la Grande Salle. Ils marchèrent tous les deux dans les grands couloirs sinistres éclairés par des chandeliers tout le long des murs de pierre. Ses pas heurtaient le sol froid et glissant. Lorsqu'ils furent tous les deux suffisamment loin de la Grande Salle, mais pas encore à l'infirmerie, le professeur Londubat s'arrêta de marcher.

« Albus. Tout va bien ?

- Oui professeur.

- Albus ! s'exclama Neville avec un sourire amusé. Je suis ton parrain ! Tu n'es pas obligé de me cacher des choses. Je sais très bien que tu ne souhaites pas inquiéter la directrice, mais tu peux me parler, à moi. Ne t'embarque pas dans de folles aventures avec tes amis, ton père a du suffisamment t'expliquer à quel point c'est dangereux. Nous ne sommes plus en guerre, alors nous n'avons pas besoin d'un justicier ! »

Albus baissa la tête, honteux de s'être comporté si naïvement.

« Je pense que quelque chose de grave va arriver... J'ai vu Lily souffrir dans le ciel de la grande salle. J'ai entendu une voix me supplier de l'aider.

- Dans le ciel de la Grande Salle... répéta Neville, songeur. Je vais agir comme ton parrain, et je vais te confier un secret. Mais tu dois me promettre de ne le répéter à personne.

- Je te le promet ! »

Neville se pencha vers Albus.

« Ce ciel est magique. Quand une personne présente une réelle faculté de divination, il arrive parfois que le ciel lui envoie des messages.

- Alors je serais voyant ? s'étonna Albus. Mais ce n'est pas possible ! Je suis juste un élève de première année, je suis juste Albus. Et je n'ai jamais réellement cru à la divination.

- Il existe de vrais voyants... Ils sont très rares. Il en existe moins de deux par génération, et il arrive souvent que les sorciers les moins doués fasse croire qu'ils ont ce pouvoir. Et il n'est pas faux de dire que malgré leur manque de capacité, ils ont une certaine aptitude pour embobiner les gens, rajouta Neville un sourire aux coins des lèvres. »

Albus soutenait son regard vert dans les yeux marron de son parrain.

« Alors ce que je vois va réellement arriver ? dit Albus avec inquiétude.

- C'est possible... Mais ce n'est pas obligé. Je crois que tu es un divinateur. L'art de la divination est un art complexe et intense. Malgré que tu sois jeune, je pense t'inscrire en cours particulier de Divination, avec l'accord du professeur McGonagall évidemment. Et je vais envoyer un hibou à tes parents. Tu vas aller à l'infirmerie l'esprit tranquille, ils seront prévenus dans la soirée de demain.

- Merci Neville.

- Dès maintenant, je suis à nouveau ton professeur. Aller, dépêche-toi ou bien madame Pomfresh va s'inquiéter... »

Albus suivit son professeur jusqu'à la petite porte au fond du couloir. Il entra, se présenta et l'infirmière s'écria :

« Encore un Potter ! Je pense donner un abonnement pour l'infirmerie à toute la famille, ça ira certainement plus vite.

- Je suis désolé, s'excusa Albus. »

Le professeur Londubat expliqua brièvement les raisons de la présence d'Albus en lui omettant volontairement les dons de divination.

« Il lui faudra un remède simple et efficace dans ce cas ! dit l'infirmière d'un voix absente. Une bonne nuit de sommeil. Vous serez seul ce soir, continua-t-elle. Un élève à l'infirmerie pour son premier soir... Je crois que c'est un recors !

- Je me suis juste évanouis, tenta d'expliquer Albus. Je n'ai pas besoin de...

- Enfilez ceci monsieur Potter, le coupa-t-elle en lui tendant un pyjama. Et couchez-vous dans l'un des lits. Merci de me l'avoir envoyé professeur.

- Bonne soirée Albus. »

Albus lui adressa un sourire effacé. Il attendit sagement que l'infirmière regagne son bureau., puis il enfila son pyjama et il se coucha dans les draps trop blancs. Il fixait le plafond... Des phrases tournaient en boucle dans tête.

L'histoire est sur le point de se reproduire.

Je crois que tu es un divinateur.

Alors si sa famille courrait un grave danger, il était le seul qui avait la faculté de le savoir donc il était le seul à pouvoir les aider. Il avait le soutient de Scorpius, de Rose et de Serena. Il y avait aussi Neville et son frère, James. Tous ensemble, ils pouvaient lutter contre le danger dont on ignorait encore le nom.

La tête d'Albus tomba lourdement sur le côté et son esprit embrumé s'envola dans un ciel sans présage inquiétant, loin de toute réalité angoissante.

Moi, le Renard et nos rayures || RANTBOOKDes histoires addictives. Découvrez maintenant