Chapitre 2, exploration (Joan)

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À peine la porte fut-elle ouverte que Joan la passa pour découvrir les lieux. Une large passerelle, trois fois plus grande que la salle dont il venait de sortir s'ouvrait devant lui. De larges néons éclairaient l'endroit, mais il était toujours entouré d'une coque métallique. Bon, c'était déjà ça. Et en plus, de nombreuses portes s'offraient à eux ainsi que des marches qui descendaient, quelques mètres plus loin. Il s'en approcha et découvrit une immense salle. Il comprit aussitôt qu'il s'agissait là d'un centre de commandement. Le centre de contrôle d'un vaisseau spatial. Ils étaient dans un putain de vaisseau spatial !

Les autres le rejoignirent petit à petit et firent le même constat. Et les réactions étaient partagées. Joan étouffa un grognement, regarda sur sa droite et se dirigea vers les deux autres portes. Il avisa celle de gauche, mais abandonna rapidement l'idée d'essayer de l'ouvrir. Des étincelles jaillissaient des jointure et elle était probablement hors service. Quant à la seconde, quand il essaya de l'ouvrir, le panneau indicateur lui indiqua que le SAS était inaccessible par mesure de sécurité. Bon, au moins, il avait trouvé la porte de sortie même si celle-ci était inaccessible. Restait la dernière porte.

D'autre personnes avaient déjà entrepris de l'ouvrir et avaient commencé à explorer les lieux avec précaution. Lorsque Joan les rejoignit, il comprit pourquoi. L'endroit était un véritable capharnaüm. Des objets aussi divers que variés avaient volé dans tous les sens, transformant l'endroit en un chaos où il n'était pas facile de progresser. Il poussa du bout du pied quelques livres qui avaient volé jusque-là et examina les lieux. L'espace s'organisait autour d'un très large couloir central autour duquel s'organisait diverses pièces réparties sur deux étages. Il ne fallut pas longtemps à Joan pour comprendre ce dont il s'agissait là. C'était ni plus ni moins que les quartiers de l'équipage. Leurs quartiers.

− Ça va être une vraie prise de tête que de tout ranger, fit un homme plutôt maigre aux cheveux grisonnant qui étaient arrivé sans que Joan ne le remarque.

Il était lui aussi habillé d'une combinaison bleue. Joan le jaugea un moment avant d'acquiescer. L'idée de ranger ce capharnaüm l'irritait, mais s'ils étaient prisonniers ici, il leur faudrait un endroit ou vivre. Il ramassa un livre qui était à terre, regarda rapidement la couverture et le posa sur une petite table qui était miraculeusement restée sur ses pieds. Même si elle n'était pas à sa place d'origine. Le rangement allait être un véritable problème puisque aucun d'entre eux ne savait ce qui leur appartenait.

− C'est pas ici qu'on aura des réponses, en tout cas, marmonna Joan.

− Probablement pas.

L'homme aux cheveux grisonnant regarda un instant les autres membres de l'équipage explorer les quartiers avant de se retourner et de dire :

− Bon, je suis assez curieux de voir la porte que Noël avait essayée d'ouvrir. Peut-être que je pourrais la bidouiller un peu pour l'ouvrir.

− Je te suis, répondit Joan qui éprouvait un peu de sympathie pour cet homme.

− Au fait, moi c'est Torval.

− Enchanté. Moi c'est Joan.

− Oui, l'IA l'avait dit tout à l'heure.

− Je sais pas ce qu'il se passe ici, mais je déteste ça.

− Je te comprends parfaitement.

Ils arrivèrent devant la chambre de stase et la porte s'ouvrit d'elle-même à leur approche. Les systèmes du vaisseau se remettaient en marche les uns après les autres. Joan fit un pas à l'intérieur et s'arrêta presque aussitôt, surpris. Devant lui se trouvait deux Noël qui étaient dans les bras l'une de l'autre.

Prisonniers de l'inconnuOù les histoires vivent. Découvrez maintenant