Draco passe le pas de la porte et entre dans la cantine, les mains dans les poches. Il prend son plateau, encore assez inhabitué par le self-service, et se sert dans les comptoirs. Il prend une assiette après de laborieuses minutes, et fait l'impasse sur le reste, préférant attraper des couverts et une pomme.
- Tu ne manges pas assez, sourit Archibald en passant derrière lui.
- J'ai pas faim, grommelle-t-il alors que son ami lui donne sa salade.
- Comment tu veux penser correctement si tu as l'estomac vide ? rétorque l'autre étudiant sans l'écouter. Et pour écrire ? murmure-t-il en se penchant ensuite vers lui.
Le sorcier hausse les épaules.
- Tu plaisantes ?
- Nan, j'ai entendu ça, à la radio.
Ils passent devant les corbeilles à pain, en prennent tous les deux un, et avant que Draco n'ait le temps de faire « ouf », ils sont tous les deux assis à l'une des tables les plus décentrée de la pièce possible.
- Celle du milieu ne te plaisait pas ? demande Draco.
Gêné, Archibald hausse les épaules :
- J'ai pensé que tu ne voudrais pas être au centre de l'attention.
- Sympa de ta part, lâche le blond en faisant presque de même avec sa nourriture avant de s'asseoir. Mais je m'en fous.
- Ah... c'est vrai que j'ai perdu l'habitude de manger avec toi, désolé.
- Tu parles d'un ami, soupire Theodore discrètement en s'asseyant. Vous m'avez oublié. Et nous sommes installés près de la porte, donc des courants d'air. Pourquoi tu nous as installés ici, Archibald ?
De nouveau d'une humeur convenable, Draco sourit, amusé par la remontrance. Le repas se déroule plutôt joyeusement, et le trio se rend à la chambre du blond pour chercher les livres nécessaires à leurs études, avant de s'enfermer dans celle de celui aux boucles blond foncé, la plus confortable de toutes.
Le sorcier passe la porte, déterminé à n'aller qu'à l'essentiel, et remarque avant de sortir de sa chambre une lettre blanche qui lui fait dresser les poils de la nuque.
- Qu'est-ce que c'est ? demande Theodore en se penchant devant, regardant le sceau une seconde, avant de comprendre.
- On part devant, et on voit si tu nous rejoins ? propose-t-il.
Draco acquiesce mécaniquement, la gorge nouée.
La porte se referme, et il ne se préoccupe pas de la question idiote :
- Il ne vient plus avec nous ?
Le cachet de cire révèle plus de secrets à lui seul que n'importe contenu d'enveloppe, et s'il redoutait avoir des nouvelles un jour, il ne s'attendait pas que ce soit de la part de sa mère, dont le sceau aux chiens et dragons révèle la cruelle alliance entre les Black et les Malfoy.
Il la décachète, et lit attentivement le contenu, jugeant en une seconde qu'il devrait s'asseoir pour en découvrir le contenu.
Les mains tremblantes, il lit la sentence tombée quant aux possessions de sa famille, du manoir à leur titre, s'attelant particulièrement au démantèlement de leur richesse, et de tous les biens cachés dont même lui n'avait pas connaissance.
Depuis que son père a été envoyé à Azkaban, sa mère devait défendre ce qui leur restait toute seule. Draco devait quant à lui poursuivre ses études, pour faire honneur aux restes de sa famille. Plus rien, à présent.
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Un temps pour apprendre
FanfictionLivre Ier Draco passe invisiblement ou presque dans la faculté de magie Corners, avec pour objectif de passer une licence en Littérature, pour faciliter l'écriture d'un premier projet d'après guerre. Son plus gros soucis est d'arriver à l'heure sans...
