Il n'y a pas un bruit dans la pièce quand il se réveille. Il fait habituellement bon dans sa chambre, et il est pourtant étonné de sentir la couverture sur le bout de ses pieds, prête à se sauver.
Draco fronce le nez et serre plus fort la deuxième source de chaleur contre lui, elle qui est déjà dans ses mains, et soupire. Soudain, il réalise. Ses yeux s'ouvrent en grand, et si sa respiration a changé de rythme, rien ne le présage, pas même le son faible qu'il émet.
Face à lui, Helena dort à poings fermés, la bouche entre-ouverte, assez proche de lui pour ne pas tomber du petit lit une place, et surtout, tout aussi agrippée à lui qu'il l'est à elle. Il comprend pourquoi à la seconde où il a un mouvement de recul.
La poigne qu'elle serre sur sa chemise à lui se raffermit sans y penser, tandis qu'il s'accroche énergiquement à sa hanche à elle. Fatidiquement, la sorcière ouvre les yeux et le toise un long moment, retraçant mentalement la manière dont elle s'est retrouvée là, et le tirant finalement vers elle, avant de se replacer pour se rendormir.
Le fait que Draco la regarde doit la réveiller à nouveau, puisqu'elle se redresse, s'assoit, et soupire.
- Tu ne vas plus dormir ? demande-t-elle.
- Je ne suis pas sûr, répond-il gêné. Mais tu peux dormir encore, si tu veux.
- Je sens que tu ne dors pas, et je n'aime pas dormir à côté de quelqu'un qui est éveillé.
- Je vois... désolé.
Elle s'étire, fait craquer la plupart de ses articulations au niveau des épaules, de la nuque, et de la colonne vertébrale, et soupire encore une fois.
- Mon lit n'est pas confortable ? demande-t-il en se levant pour de bon.
- Si, ça va, je suis détendue au réveil, c'est bon signe. Mais bon. Je pourrais dormir sur un plancher du moment que j'ai une couverture et qu'il fait sombre, je ne crois pas pouvoir accorder beaucoup de mérite à ton lit.
Il hoche mécaniquement la tête en mettant de l'eau sur le feu, pour la faire bouillir dans la théière en fonte.
- Du thé ? demande-t-il quand l'eau est chaude.
Helena ne répond pas, et il se retourne pour la regarder, s'apprêtant à répéter sa question. Elle lui coupe la parole dans le même mouvement : elle s'est endormie.
Il pousse un long soupir, se frotte l'arrière du crâne, et éteint la cheminée. Il se rassoit sur le rebord du lit, et dos à elle, il retrouve le sommeil lui aussi. Ils ne sont finalement réveillés que par les coups qui sont assénés à sa porte, l'extirpant du lit alors qu'elle jure dans des dialectes qu'il n'avait jamais entendu.
Draco se traine jusqu'à la porte pour l'entre-ouvrir, et se faire agresser par la lumière. Lorsqu'il retrouve la vue, l'expression inquiète d'Archibald le frappe en pleine citrouille, et le sorcier lui dit d'un air angoissé :
- Mais où as-tu passé la journée ?!
- Ici, répond-il la voix encore enrouée de sa nuit.
- Comment ça, ici ? s'étonne l'autre avant de s'approcher d'un pas, avisant son accoutrement. Attends.... Tu viens de te lever ?
- Oui, pourquoi ?
Cette fois, Theodore prend la parole :
- Quelqu'un a vandalisé la bibliothèque, et tu es dans la liste de ceux qui seraient venus cette nuit...
Le bruit d'une chute douloureuse attire leur attention, et Helena se dépêtre du drap avec la difficulté de ceux qui ne voient pas très bien au réveil. Elle grogne, finit par se relever, attrape ses chaussures en baillant, et glisse sa baguette dans les nœuds de ses cheveux.
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Un temps pour apprendre
FanfictionLivre Ier Draco passe invisiblement ou presque dans la faculté de magie Corners, avec pour objectif de passer une licence en Littérature, pour faciliter l'écriture d'un premier projet d'après guerre. Son plus gros soucis est d'arriver à l'heure sans...
