Livre Ier
Draco passe invisiblement ou presque dans la faculté de magie Corners, avec pour objectif de passer une licence en Littérature, pour faciliter l'écriture d'un premier projet d'après guerre. Son plus gros soucis est d'arriver à l'heure sans...
Une fois n'est pas coutume, Draco se réveille encore à une heure où toutes les bougies de la bibliothèque sont éteintes, et où les portes des dortoirs sont soigneusement verrouillées par un sort malin qui déteste chaque retardataire, de vingt-deux heures, à six du matin.
C'est donc de mauvaise humeur qu'il entre dans l'internat, et se choisi l'un des huit lits de camps du bâtiment, un à chaque étage, pour permettre aux étudiants comme lui de dormir avec une couverture et sur un matelas.
Il retire ses chaussures, et après avoir défait la couverture, il se glisse en dessous, encore tout habillé. Il fait froid. Dans chaque chambre, il y a une cheminée, et il sait pertinemment qu'elles ne sont pas là pour décorer. Sa propre chambre est deux étages plus hauts, mais le lit était déjà pris. Il se retrouve donc dans celui-là. Manque de chance, au moment où il s'endort, une étudiante monte les marches, éclairée par une bougie.
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Draco a eu la chance inouïe d'être assez bon en études pour passer à la deuxième année de licence en n'en faisant qu'une seule, celle-là. Et c'est pour cette chance en plus de sa présence qu'il est méprisé de près de la moitié de l'université.
Mais à cet instant, la seule chose qui est méprisée, c'est cette petite lumière non-magique, qui l'a tiré de son sommeil, seulement pour que quelqu'un tente d'ouvrir une porte qui est scellée jusqu'au lendemain matin, six heures.
En effet, si les dortoirs sont mixtes, ils ne sont certainement pas ouverts toute la nuit. C'est pour ça qu'ils ne laissent entrer ni sortir personne depuis deux heures. Avec un peu de chance, cette fille va casser sa clef enchantée dans la serrure.
La courte joie qu'il éprouve est rapidement remplacée par de l'effroi. Le cliquetis de la porte indique qu'elle est parvenue à l'ouvrir. Draco se met à grogner, et se retourne dans le lit grinçant, pour mieux s'emmitoufler dans l'épaisse couverture. Hors de question de prendre le risque d'essayer, alors qu'on pourrait lui piquer son lit aussi sec.
Personne ne peut entrer dans la chambre de quelqu'un sans son accord. Et les clefs n'hésitent pas à se coincer dans les serrures en cas de doute. Ce qu'il bénit, dans ces portes magiques, c'est qu'elles effacent tous les sortilèges qui lui sont lancés et qu'en dépit de toutes les bonnes intentions de chacun, celle de l'étudiant n'a pas été vandalisée une seule fois.
C'est la réflexion qu'il se fait le lendemain, levé avant que qui que ce soit n'ouvre sa porte, sur le pas de la sienne.
Le cliquetis de toutes les portes les fait s'ouvrir à l'heure précise, et avant même qu'un sorcier ou une sorcière ne mette un pied à l'extérieur, les deux de l'ancien Mangemort sont à l'intérieur de la sienne.
Il soupire de soulagement et se change : c'est déjà l'heure d'aller à la bibliothèque.
Il a trouvé là-bas un livre rare qu'il ne peut consulter que dans l'immense pièce. Et bien que tout le monde se précipite aux douches et à la cantine, Draco compte sur ses deux compagnons d'infortune, avec lesquels il s'est lié d'amitié au cours de ces deux derniers mois, pour son petit déjeuné.