Il ne reste pas si longtemps que ça. Suffisamment de temps pour s'assurer qu'elle va aussi bien qu'il est possible d'aller dans une situation pareille. Il transplane deux heures plus tard, se disant qu'elle devrait sans doute se reposer davantage.
Il arrive à une heure où on dort dans le couloir, et il se replie dans la bibliothèque, pour tuer le temps.
Que lui faudrait-il pour sortir sa mère de là ? De l'argent. Mais il ne peut pas arrêter ses études. C'est au-dessus de ses forces. Il ne lui reste plus qu'à écrire un chef d'œuvre.
Il pose sa valise dans un coin avec l'espoir que personne ne lui tirera avant la fin de la nuit, et sillonne les rayonnages. Il n'a pas parlé à sa mère de ses nuits blanches inconfortable, et c'est pour le mieux. Il ne voudrait pas être une source d'inquiétude. Surtout qu'il estime bien s'en sortir.
Il sursaute en croisant Helena.
Elle relève la tête de son livre, pour le saluer.
- Tu es rentré ?
- Oui, à l'instant.
- Mon pauvre. Je t'ouvre ta porte ?
- Je n'arriverais pas à dormir de toute façon, dit-il en secouant la tête.
Si elle remarque qu'il ne lui dit cela qu'au regard de leur conversation, elle n'en dit rien, et préfère demander :
- Ta mère va bien ?
- Ils l'ont mise dans une pension, le temps qu'elle ait son propre revenu. Mais ma mère n'a jamais travaillé de sa vie, et je ne vais pas la laisser faire la bonne. Il faut que je la sorte de là. Sa chambre est de la même taille que la mienne, termine-t-il avec une grimace.
- Ma maison était à peine plus grande que ma chambre, répond-elle platement. Je sais que c'est différent quand on a connu plus grand, mais on peut vivre dans un si petit espace. Crois-moi. A mon avis, ils l'ont fait exprès. Si elle veut leur gâcher le plaisir, elle ne doit surtout pas se plaindre, et trouver le moyen de sortir de là par elle-même.
Draco se renfrogne.
- Elle n'a jamais travaillé de sa vie, tu dis ?
- Oui.
- Mais il y a des choses qu'une maîtresse de maison sait faire, répond Helena en haussant les épaules. Elle est comptable, musicienne, et jardinière, au moins. Pour le reste, elle est aussi une grande lectrice, pas vrai ?
Le sorcier la regarde longuement.
- Si tu arrives à écrire un livre entier, tu pourras lui faire lire, corriger. Même si elle n'aime pas le style, elle serait capable de se focaliser sur les erreurs. Et si ton livre se vend, ce que vous considériez tous les deux comme un arrangement entre membres d'une même famille pourrait lui apporter un salaire de correctrice, même si ce n'est pas grand-chose. Tu peux peut-être faire publier tes nouvelles dans un ouvrage, en autoédition. Je ne sais pas si quelqu'un voudra te publier. Et ensuite, il faudra que tu fasses toute la publicité.
- Donc en premier, j'écris un livre. Je le fais corriger, imprimer, et je le mets en vente, mais l'autoédition suggère que je fasse moi-même toute la communication.
- C'est ça. Pour le moment, est-ce-que ta mère a de quoi vivre ?
- Oui.
- Alors ne t'occupe pas d'elle. Priorise ton livre pendant que tu es encore à l'université. Il faut rester fixé sur ses objectifs quand on veut faire ce genre de choses. Une fois que tu auras réussi, tu pourras voir avec ta mère pour la sortir de là.
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Un temps pour apprendre
FanfictionLivre Ier Draco passe invisiblement ou presque dans la faculté de magie Corners, avec pour objectif de passer une licence en Littérature, pour faciliter l'écriture d'un premier projet d'après guerre. Son plus gros soucis est d'arriver à l'heure sans...
