Chapitre 20

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- « L'Association des Sorciers de l'Aube. Qui sommes-nous ? Depuis quelques années, nous essuyons, groupuscule après groupuscule, les Mangemorts de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, ou les partisans de Grindelwald. En dépit du fait que ces périodes de notre histoire aient été sombres, nous ne pouvons pas imputer la responsabilité totale de ces évènements à ces hommes. Nous pouvons facilement remarquer que ces conflits ont été engendrés par le manque d'unification de notre peuple. », lit Archibald.

Il est arrivé le midi, sa Gazette du Sorcier sous le bras, et ce titre criard écrit dessus : « L'Association des Sorciers de l'Aube. ». C'est la première fois que Draco entend parler de cette organisation, mais à la tête de Theodore, il devine que lui en a déjà entendu davantage.

- Tu connais ?

Le sorcier aux lunettes fil hausse les épaules, et sans les attendre, Archibald poursuit sa lecture :

- « C'est à la suite de cette observation que nous avons vu le jour. Ici pour vous aider à nous relever, et avec vous dans vos démarches communautaires, nous souhaitons vous aider à communiquer, apprendre, et à vous rencontrer. Vous êtes précieux, prenez-en conscience. Amicalement, l'A.S.A.. ». Qu'est-ce que vous en pensez ?

 Qu'est-ce que vous en pensez ?

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Draco ne répond pas. Non pas qu'il ne se sente pas concerné, mais... A côté de lui, Theodore s'est assombrit à vue d'œil, et le regard qu'il porte à présent sur le papier que tient leur ami entre ses mains lui donne cette envie à peine répressible de frissonner.

Il prend finalement la parole :

- Honnêtement, je le sens mal. Je sens que cette idée va mal tourner, dit-il d'une voix sourde.

Archibald hausse les sourcils.

- Tu crois ? Je pense que c'est une bonne idée, au contraire ! Réunir les sorciers est une bonne chose, après tout. Ça évitera peut-être les stigmatisations qu'on a connues, pour les générations à venir.

- Ou de plus grandes encore, répond sombrement l'étudiant à lunettes.

Il se lève en terminant :

- Quoi qu'il en soit, on verra ce que ça donne. Mais bon. Quoi qu'il advienne, on ne pourra rien faire pour le moment.

- Parce que tu ferais quelque chose si ça dérapait ? demande Archibald.

Le jeune Malfoy les regarde sans rien dire. Il n'a pas envie de participer à ce qui va rapidement tourner à la dispute, et l'issue de cette conversation l'intrigue.

- On ne peut pas éternellement attendre que des héros s'occupent des erreurs de nos ancêtres à nous.

- Nos ancêtres ?

Cette fois, le sorcier fronce les sourcils :

- Theodore, précise ta pensée.

- Ce sont nos ancêtres conservateurs avec leurs idées de sangs purs, qui ont porté aux nues tous les sorciers dingues et avides de pouvoir que notre histoire a créés. Essaie de dire le contraire. Essaie.

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