Quatre

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Yoff, 21 Senptembre 2022.

Abibatou Diongue

Je venais de passer une toute première nuit dans ma nouvelle maison. Un nouvel environnement bien différent.

Après la prière du Fajr , j'ai remercié ‎Allah et lui ai demandé de me faciliter ma vie dans cette nouvelle maison . Après ceci, j'ai lu quelques pages de Coran jusqu'à ce que le soleil s'imposait dans le ciel.

-Salem Aleykoum Abiba.T'es-tu bien installée?

-Aleykoum Salem mon oncle . Oui, j'aime beaucoup la chambre.

- J'espère que tu as passé une merveilleuse nuit.

- Oui bien sûre .

-C'est très bien,je voudrais que tu viennes saluer la famille.

- D'accord, allons-y !

Je chaperonnai monsieur-mon -parrain jusqu'à la living-room de la rez-de-chaussée.
Aussitôt, je saluai sa femme, tata Ouly ,Safietou et Awa .
Par contre Aziz, son aîné , n'était pas présent.
Ouly, était sa seconde épouse. Elle était une dame admirable, avenante, galante, élégante... mais aussi « bien sénégalaise ». Ses « taille-basses» cousues en Bazin ou en Wax laissaient apparaître son charme. Ses perles de taille , épatantes et satinées cernaient sa taille telle une vraie sénégalaise.

Sa noirceur était bien manifeste .
La première , Aissatou logeait à Liberté VI. Elle était une femme très réservée et je ne l'ai vue que peu de fois mais elle ne souriait jamais contrairement à tata Ouly . Elle restait quand même une magnifique dame , toujours bien âpretée .

Awa était encore adolescente mais se considérait déjà comme adulte. Elle suivait les pas de sa mère. Et pourtant, elle n'avait que dix-sept ans mais était toujours sur les réseaux sociaux pour parler à ses abonnés quotidiennement.Elle était aussi belle que sa mère . Elles se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Mais la seule chose que j'abhorrais chez elle était son ostentation...

Safietou, contradictoirement à sa sœur, était bien simple et humble .Elle avait le même âge que moi mais plus grande de taille,chose qu'elle tenait de son géniteur. Elle faisait son âge de toute façon . Elle , je la connaissais bien , on a grandi ensemble.

Et enfin Aziz , qui poursuivait ses études au Canada depuis deux ans à peine , après avoir soufflé sa dix-huitième bougie.




Deux jours plus tard ...

Mes premiers jours se passaient bien ...
La rentrée des classes se  préparait à peine. J'étais convaincue que je changerai d'école.
L'ancienne était excellente mais si loin de ma nouvelle demeure.
Je m'adaptais déjà à ce mode de vie hétéroclite au précédent.

Ce jour-ci était notre dernier samedi de vacances donc comme tous les petits Dakarois , ou presque, on décidait de se rendre au Magic Land.
J'y étais allée qu'une seule fois et c'était même le père de Binetou qui m'avait payé l'entrée. Awa s'apprêta comme si elle était invitée au Met Gala .
Il n'était que neuf heures mais elle avait déjà échelonné sa tenue sur son lit . Mais aussi qu'on se dise la vérité : elle a vraiment le sens de l'habillement cette fille !









Oulimata Ndiaye

Comme chaque matin , je me réveillais avant habibi ( surnom que j'ai donné à mon mari ).
Je portai mon pyjama en soie côtelée. Je me dirigeai vers la salle de bain pour prendre mon bain parfumé à la lavande ,parsemé de roses rouges et illuminé de bougies étincelantes.
À ma sortie, j'hydratai ma peau d'un doux lait de corps , je mis mon anti-transpirant et je pénétrai dans mon dressing. Je sortis une combinaison légère vu que je devais rester à la maison puis je mis mon parfum préféré puisque mon mari était là.

AbibaOù les histoires vivent. Découvrez maintenant