Je me demandais s'il ne m'avait pas vue. Parce que, de temps à autre, je jetais des regards derrière moi. J'étais curieuse de savoir ce qu'ils se disaient : il lui avait susurré quelque chose à l'oreille, elle avait éclaté de rire. Un rire qui était parvenu jusqu'à moi.
— Serait-ce ton ex ?
Je tournai la tête dans toutes les directions, pensant que c'était Allan. Je me souvins que Joe n'était pas au courant de mon ancienne relation amoureuse et ne connaissait pas mon ex-petit ami.
— Je ne savais pas que tu fréquentais les vieux, me nargua-t-il.
— De quoi tu parles ?
— Ce garçon que tu n'arrêtes pas de fixer.
— Lui ? murmurai-je. Ce n'est pas mon ex, encore moins un ami.
Il mit une main sur sa poitrine et poussa un soupir de soulagement.
— Je commençais à être jaloux. La concurrence est rude.
— Quelle concurrence ?
— C'est ton béguin ?
— Non ! m'écriai-je.
— Quel doux mensonge, railla-t-il.
— Je l'ai rencontré durant les grandes vacances, il m'avait juste donné un coup de main pour un truc, me mis-je à expliquer.
— C'est bon, je te crois. Sinon, ça te dit de danser, Maryse ?
— Non, répondit-elle.
Suite au refus de ma cousine, il se tourna vers moi. J'avais bien envie de me dégourdir les jambes.
— Ça te dit de rendre jaloux ton béguin ?
— Ce n'est pas mon...
— Si tu le dis, m'interrompit-il en me faisant un clin d'œil.
— Maryse ?
— Vous pouvez y aller, je vous attends.
La piste de danse avait à peine une centaine de personnes. On se fit une petite place, puis, sans timidité, on se mit à danser au rythme de la musique Incroyable du groupe Harmonik. Je croyais que Joe allait me draguer, mais au lieu de ça, il lançait des œillades à d'autres filles. Certaines le toisaient, d'autres lui souriaient et les copains jaloux lui lançaient des regards menaçants. Il n'arrêtait pas pour autant.
— Je suppose que cette attitude est la cause de ta séparation avec Myriam, entamai-je une conversation.
— Pourquoi vous accusez toujours le genre masculin ? prit-il un air soudainement sérieux.
Il me fit tourner ; mon dos se retrouva collé contre son torse, il déposa son menton sur mon épaule.
— On se mentait, me confia-t-il à l'oreille.
— Vraiment ?
On changea de position. Cette fois, ses bras entouraient ma taille et les miens, son cou. Il faisait tout pour que notre proximité n'eût rien de sensuel et cela m'allait. Pourtant, c'était du konpa.
— On s'est séparés parce qu'un jour elle voulait aller à une fête, je lui ai dit que ce n'était pas la peine parce que je n'irais pas, commença-t-il à me raconter.
— Et après ?
— Elle y est quand même allée, on s'est vus, j'étais accompagné d'une autre fille.
Je ne savais pas pourquoi, mais ma première réaction fut de rire, mettant ainsi fin à la danse. De toute façon, une autre musique faisait vibrer nos tympans. On retourna à notre table.
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My [Un]Happy Story
Teen FictionLes vacances d'été étant terminées, une nouvelle année scolaire vient de commencer. Alice ne peut s'empêcher de la craindre après tout ce qui lui était arrivé. David de son côté, essaie tant bien que mal de s'attacher à son père et de comprendre le...
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