En passant de l'autre côté du grillage, son regard se posa sur le bâtiment du corps enseignant. S'il se faisait chopper en train de pénétrer par effraction dans sa propre école, il risquait l'exclusion. Il s'accroupit, comme en mission d'infiltration au dernier jour de colo. Il se souvenait que la surveillante avait fait une syncope en le voyant en tenue d'Adam sur la fille la plus mignonne du groupe. Il avait été viré sans préavis le jour même, et son grand père était venu le chercher en voiture. Le savon qu'il s'était prit en avait valu le coup, car il avait réussi à obtenir le numéro de la jolie blonde avant de se faire traîner dehors.
Il passa sous les vitres quand une lumière s'alluma à l'intérieur. Merde. Il se colla au mur, autant qu'il le put et la porte s'ouvrît. Un grand noir au crâne rasé sortit, torche à la main et Naruto longea précipitamment le mur pour se cacher.
- Y'a quelqu'un?
Comme s'il s'attendait à une réponse, il resta sur le perron, criant plusieurs fois qu'il pardonnerait au malotru s'il se révélait. Seul un imbécile y aurait cru. Naruto avait à son actif 4 années d'expérience en la matière, il ne se ferait certainement pas avoir. Lorsqu'enfin l'agent retourna à l'intérieur, il souffla de soulagement. Avec une extrême prudence il passa sous les vitres et rejoignit le dortoir des filles. Le trajet se fit sans accros et il se faufila à l'intérieur aussi habilement qu'un félin. Sauf qu'une fois la grande porte claquée, son cœur se mit à battre la chamade, son sang à pulser dans ses oreilles et il fut prit d'une soudaine bouffée de chaleur. Il eu l'impression de voir une ombre derrière lui mais dès qu'il se retourna, il ne vit personne. Il resta quelques instant devant la vitre pour s'assurer qu'il avait rêvé. À cette heure-ci il n'y avait sûrement personne, se rassura t-il. Il reprit sa route en silence.
Les lumières s'allumèrent à son passage dans un petit clic qui lui parut démesurément sonore. Ses basket sur le sol couinèrent tout aussi bruyamment, lui faisant serrer les dents à chaque pas. Ce silence, sa respiration hachée, son cœur anormalement rapide, il était le personnage principal d'un film d'horreur.
Lorsqu'il monta les escaliers, il paniqua et dû s'arrêter pour vérifier la semelle de ses chaussures. Il devait forcément avoir marché sur quelque chose pour que le bruit soit aussi atroce. Il ne trouva rien. C'était simplement la crainte de se retrouver devant Hinata pour expliquer la raison de son retard. Il se remit en route et lorsqu'il arriva enfin devant le tapis « écolo », il toqua sans attendre. Plus on attendait plus on stressait non? Sans surprise, personne n'ouvrit. Il frappa plus fort et sursauta, surpris par l'écho. Mon dieu, il était trop stressé. Il n'avait pas été aussi nerveux depuis le jour où il avait perdu sa virginité. Il s'essuya les mains et lorsque la porte s'ouvrît il sursauta à nouveau. La chevelure de la violette se fraya un chemin jusqu'à l'entrebâillement. Il se mordit la joue, se retenant d'éclater de rire face à son visage bouffi.
- Je suis vraiment désolé Hinata. Dit-il.
- Tu es en vie. Souffla t-elle d'une voix rauque. L'enterrement s'est bien passé?
- Quoi?
- Bernadette aussi à aimé les courgettes, passe lui le bonjour.
Elle ferma la porte dans un long grincement aigu et le blond la rouvrit tout aussi lentement. Elle était visiblement dans les vapes. Il lui pinça la joue pour la réveiller et elle piqua du nez.
- Oh Hinata. Fit-il en serrant. Réveille toi.
Elle secoua la tête et se frotta les yeux, s'habituant à la lumière du couloir. Quand le visage du blond lui apparu plus clairement elle fronça les sourcils.
- Naruto? Qu'est-ce que tu fais ici?
- Tu te souviens qu'on avait rendez-vous.
- Quoi? Fit-elle d'une voix rauque. Tu plaisantes ?
- Pas du tout.
- J'ai arrêté de t'attendre il y a des heures. Grimaça t-elle.
- T'as pas reçu mon message?
- Si mais il est minuit Naruto. Répondit-elle en croisant les bras.
- C'était une véritable urgence, j'avais pas le choix je te jure.
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Brûle Papillon
De TodoNaruhina ~ « Et au moment où leurs corps se rencontrèrent, ce fut l'extase. Ils n'avaient jamais rien vécu de pareil. Un tel amour, d'une telle brutalité ne pouvait qu'être néfaste, mais ils n'en avaient que faire. Dans les bras l'un de l'autre...
