Greg Adamson dans le média
Hello à tous !
Enfin, je poste un nouveau chapitre !! Il est rare que je passe une semaine sans ajouter de chapitre, mais celui-ci a été super compliqué à écrire. 🤨 Je n'arrivais pas à articuler tous les événements que j'avais en tête... j'ai recommencé plusieurs fois, suis partie sur différentes pistes sans être satisfaite... Finalement, je suis arrivée à quelque chose qui me convenait malgré tout.
Bilan des courses, voici donc un loooonng chapitre (bien plus long en tous cas que le format habituel) ; je me réserve la possibilité de le modifier encore - il y a sans doute plein d'améliorations à faire (d'ailleurs n'hésitez pas à commenter 😊) mais il me semble cohérent tel quel et puis je ne voulais plus attendre.
Je vous souhaite une très bonne lecture :-)
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Dimanche 24 avril
5h45. Je baille à m'en décrocher la mâchoire en pénétrant sur le parking du gymnase – à cet instant, je suis convaincu que se lever avant l'aube un dimanche pour aller jouer un match de basket à six heures de route relève de la psychiatrie. Faites-vous soigner, les gars.
Dans le noir d'encre de la nuit, sous l'éclairage orangé des lampadaires, la masse imposante du bus stationné au beau milieu de l'espace vide ressemble à une baleine fantomatique échouée sur le rivage. A son côté se tiennent quelques ombres mouvantes vêtues en bleu et blanc, disséminées en deux ou trois petits groupes, coiffées de parapluies ou s'abritant sous une capuche. J'en aperçois une disparaitre dans l'antre de la bête inerte, puis une autre.
Je coupe le moteur à quelques mètres de là en soufflant longuement : je ne sais pas ce que j'appréhende le plus – le regard de Greg, celui de mes coéquipiers ou de ces centaines de gens qui s'empressent depuis hier de commenter notre vie sans nous connaître. Tandis que je distingue les trois coaches se diriger vers l'avant du bus, les événements d'hier défilent en accéléré dans mon esprit.
La journée a été affreusement longue : je l'ai passée à réviser pour les examens qui commencent jeudi prochain, tout en scrutant fiévreusement mon téléphone du coin de l'œil dans l'attente d'un message de Milan... qui n'est apparu que vers 17h30.
« J'ai vu Gaby. Je te raconte tout à l'heure... N'oublie pas de liker notre photo 😝 »
Son message m'a fait sourire bêtement, comme souvent. J'ai rangé dans un coin de mon esprit la question « Gaby » le temps qu'il puisse m'en parler, puis je me suis précipité sur sa publication – que j'ai aimée, évidemment et que j'ai commentée sobrement d'un cœur rouge – autant être explicite dans les circonstances actuelles. En plus, la prise de vue est vraiment chouette et témoigne une fois de plus du talent de Milan pour la photographie : la tête légèrement inclinée sur le côté, il fixe la caméra avec des yeux rieurs et lumineux, tandis que je me tiens derrière lui, le visage penché dans son cou offert, mes lèvres sur sa peau. En arrière-plan, le lac est couvert de reflets flamboyants dans le soleil couchant. Même si je n'apparais pas de face, le doute est impossible : mes cheveux noirs bouclés et ma peau hâlée, ainsi que l'arc de mon sourcil et ma pommette sont suffisants pour me reconnaître. La lumière est chaleureuse et d'une transparence cristalline, conférant à la scène un sentiment de sérénité absolue et de tendresse, qui provoque l'envolée simultanée de dizaines de papillons dans mon ventre à chaque fois que je la regarde. Rien qu'à nous observer ainsi, je sens la douceur de sa peau sous mes lèvres.
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capitaine, mon capitaine
Teen FictionRiver, 19 ans, étudiant en 2e année, est le capitaine de l'équipe de basket de l'université de Middlebury, dans le Vermont. Depuis des années, les Panthers enchainent les mauvais résultats, mais cette saison, tout peut changer ! Pour mener son équip...
